Rupture de confiance entre Macky Sall et la jeunesse : Mohamed M. Diagne revient sur les causes du divorce

Depuis la victoire du Sénégal en finale de coupe d’Afrique et la réalisation de différentes infrastructures sportives comme le stade Abdoulaye Wade, l’on constate de plus en plus que le Président Macky
Sall tente de communier avec la jeunesse. Il est vrai que le Chef de l’État a beaucoup investi dans le sport et la culture ainsi que dans les programmes de formation et d’emploi avec le recrutement récent de
65.000 jeunes. Comment expliquer alors le divorce entre le chef de l’État et cette jeunesse ?

Selon Mohamed Moustapha Diagne, citoyen président de Synergie Républicaine, « c’est ailleurs qu’il faut rechercher les causes de la rupture qui a conduit une bonne partie de la jeunesse à soutenir les listes de l’opposition aux dernières élections territoriales. » En effet, selon lui, « quand un fonctionnaire de l’État est radié pour faute lourde ou faute grave, on lui permet de revenir par le truchement de la politique pour siéger dans la deuxième institution du pays et même diriger une fonction publique locale. Par la magie de la communication, les jeunes croient que c’est un lanceur d’alerte victime d’un complot d’État… » En outre, les dossiers entre les mains de la justice, comme l’affaire des  94 milliards, qui sont classés, « alors que Ousmane Sonko  dit connaître les comptes par lesquels cet argent a transité et que Mamour Diallo a
porté plainte pour diffamation. Il n’y a pas de procès, les jeunes donnent raison à Sonko. » Même cas avec le dossier du pétrole et du Gaz « où on accuse le frère du chef de l’État de détournement de milliards provenant des ressources énergétiques avec la complicité d’opposants sénégalais, on interroge deux pelés et trois tondus et on classe le dossier. Pas de procès pour clarifier, les jeunes donnent raison à l’opposition. »  Toujours selon M. Diagne, « quand des dignitaires du régime de Wade cités par la CREI se retrouvent dans le gouvernement ou dans la mouvance présidentielle sans explication ; ont-ils transigé ? Pourquoi la CREI a arrêté les poursuites judiciaires ? Les jeunes s’étonnent et parlent de prix de la transhumance. » Voilà selon lui, un ensemble de faits qui révoltent la jeunesse Sénégalaise et qui font qu’ils en veulent au chef de l’État et à son régime. Selon lui, « la jeunesse réclame le retour de
l’éthique, de la vertu et de la morale dans nos pratiques politiques. Nous devrions désormais éviter de mettre en relief les politiciens qui charrient des contre- valeurs. Notre régime doit promouvoir et mettre
en premier ligne les compagnons pétris de valeurs, de convictions fortes et d’engagement dans la constance. C’est le prix à payer pour rétablir le pont avec cette jeunesse », a conclu M. Diagne.

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