Finance Islamique : « nous commercialisons pas et n’investissons pas suffisamment entre musulmans. » (Macky SALL)

Le centre international de Conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio accueille le 7ème Forum international sur la Finance Islamique de l’Afrique de l’Ouest prévu du 20 au 21 juin. La rencontre
qui a pour thème  : « Le Financement des grands projets d’infrastructures par la Finance islamique », avec deux autres
ateliers sur le business Halal, un levier de développement pour l’Afrique de l’Ouest et la Fintech islamique banque digitale. Cette
édition de ce forum annuel,  organisé par l’Institut Africain de Finance Islamique (AIIF), en partenariat avec le Gouvernement du Sénégal et la Banque islamique de développement, a été lancé officiellement par le chef de l’État, Macky Sall.  

« Les infrastructures constituent la base du développement. Il ne peut y avoir de développement sans routes, sans ponts, sans chemin de fer, sans aéroport, sans hôpitaux, sans centrales électriques… C’est
pourquoi les infrastructures occupent une place centrale dans l’axe premier du PSE qui porte sur la transformation structurelle de l’économie. Car c’est grâce à cela que l’équité territoriale sera matérialisée… »,  fera-t-il il savoir. La finance islamique représente un volume mondial de plus de 4.000milliards de dollars de transactions avec un taux de croissance situé entre 15 et 25%», selon le président Macky Sall. « Notre pays pourrait mieux faire… Nous pouvons aller plus loin en adossant à des investissements rentables comme les autoroutes à péages pour trente ans, avec des bâtiments avec la SOGEPA, la gestion du patrimoine del’État. Des investissements rentables, cela nous projetterait sur des montants beaucoup plus importants. Il y a aussi les contrats pétroliers, nous avons une loi qui nous interdit de gager les ressources futures. Mais nous pouvons, avec le Ministère des Finances, lever le financement des contreparties du Sénégal dans l’exploitation du pétrole et du gaz… En réalité nous ne nous commercialisons pas et n’investissons pas suffisamment entre musulmans. C’est un constat. Pour tirer avantage de la finance islamique, nos pays gagneraient à partager leurs expériences dans ce domaine. Au Sénégal on a commencé à faire le WAQF… », a-t-il relevé

Pour accompagner ces initiatives, le Conseil d’administration de la BID (Banque islamique de développement) vient  d’approuver un financement de 1,6 milliard de dollars pour 24 nouveaux projets dans 19 pays membres,
dont plusieurs pays africains…

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