EDUCATION : « SE DONNER DU TEMPS POUR ADRESSER DES PRIORITÉS, EFFECTIVITÉ DU DROIT À L’EDUCATION, MISE AUX NORMES DES ECOLES, … » (CHEIKH MBOW, D.E. COSYDEP)

La crise dans le système éducatif est partie d’une exigence de revalorisation de la fonction enseignante», selon Cheikh Mbow, Directeur Exécutif de la Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Education Publique (COSYDEP).

« Face aux exigences de correction des iniquités dans le traitement des agents de l’Etat, nous avons constaté que des efforts immenses ont été faits. Ils ont permis de noter des avancées historiques à travers un protocole qui a été signé. Devant les difficultés dans la mise en œuvre, les acteurs ont prouvé leurs capacités à les surmonter à partir de réponses collectives. Le partenariat s’est ainsi clarifié ; il s’est renforcé sur la base de la vérité et du pragmatisme. A présent, nous devons adopter un dispositif anticipatoire, institutionnaliser et rendre fonctionnel le comité de suivi comme indiqué dans les accords. Ce comité pourrait s’appuyer sur les équipes techniques du Ministère des Finances et des Syndicats. La mise en œuvre des accords permettrait d’avoir un système éducatif qui attire les meilleurs d’entre les sénégalais à devenir enseignant. » estime M. Mbow.

Ainsi, selon lui, « les acteurs de la société civile que nous sommes, avons joué notre partition en tant que troisième pied, en accompagnant le processus et en rappelant les exigences du respect scrupuleux des engagements pris. Il faut reconnaitre que la Cosydep lance régulièrement des alertes en plus de sa campagne Nos Vacances pour l’Ecole, devenue annuelle. Le Gouvernement devrait avoir un dispositif qui capte, analyse et traite systématiquement ces alertes », ajoute –t- il. M. Mbow poursuit en indiquant que : « Notre système éducatif doit optimiser ses ressources. En effet, les 23% du budget de l’Etat consacrés à l’Education invitent à être plus efficient. Il devient impératif d’améliorer les performances des apprenants, en dépassant significativement le taux moyen de réussite qui tourne autour de 40% et en mettant en œuvre des stratégies de résorption des divers déficits. Il nous faut aussi adresser la problématique des Curricula d’enseignement et des référentiels de formation. Nous avons tout pour relever ces défis », a –t- il indiqué. L’école sénégalaise doit davantage se pencher sur des priorités, en lien avec « l’effectivité du droit à l’Education pour Tous, sans exception ; une éducation inclusive qui doit être une réalité. Une école qui réponde aux normes, une école résiliente pour ne pas être perturbée à chaque fois qu’il y a des turbulences. Une école qui réponde fondamentalement aux besoins des communautés, un système éducatif qui valorise toutes ses offres. Un système qui reste le socle et le levier d’un développement harmonieux et durable de notre pays », a expliqué Cheikh Mbow, directeur exécutif de la Cosydep

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