Bargny: les femmes transformatrices adhérent au concept du « droit de dire non »

Des femmes de neuf pays africains se sont réunies à Bargny dans le cadre d’un programme de formation centré sur le concept du « droit de dire non », pour faire face à l’implantation de ces institutions financières internationales. En effet, si ces multinationales sont autorisées à s’installer, ces femmes, qui travaillent dans la transformation des produits, risquent de perdre leur emploi et d’être exposées aux pires conséquences de la pollution. 

Cet environnement de collaboration et d’apprentissage, en place depuis 2018, est une excellente opportunité pour ces femmes de renforcer leur communauté et plus important encore, de permettre à leurs pairs de faire valoir leurs droits face à des projets de développement souvent source difficulté et conflit avec leurs activités. Du coup, pour discuter et couper la route à leurs projets, ces femmes africaines ont choisi Bargny, point de rencontre des entreprises étrangères qui, selon elles, sont les plus polluantes. « Bargny est un cadre illustratif sur la lutte contre les industries nuisibles au vécu des populations. Qui dit Bargny dit la centrale à charbon, le complexe sidérurgique de Tosyali, une entreprise turque qui vient s’installer sur le site de transformation. Mais vraiment, les femmes se sont appuyées sur le « droit de dire non » pour repousser ce projet, pour dire à ce projet de dégager sur le site de transformation qui est un moyen de subsistance dans la commune de Bargny », ont-elles considéré. 
C’est aussi l’occasion pour ces femmes de s’unir et d’ envoyer une déclaration forte aux multinationales et aux institutions financières du monde. « On demande aussi aux institutions financières internationales, de respecter surtout leur engagement sur le développement, parce que ce dernier n’est pas durable si on ne respecte pas les communautés », ont-elles dit. 

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