Agriculture/Horticulture : la production d’oignon estimée à 412 305 T en 2020.

Le directeur de l’horticulture a organisé avec les acteurs concernés, un atelier de planification de la production d’oignon au Sénégal pour la campagne en cours 2021/2022. Cette rencontre organisée au ministère de l’agriculture et de l’équipement rural a permis aux acteurs de réviser en entier le sous-secteur de l’horticulture en général et plus particulièrement la filière oignon. Lors de cette rencontre le Directeur de l’horticulture a mentionné la forte implication de la production d’oignon dans l’économie du pays, mais également les différents couacs auxquels fait face le secteur horticole.

     « Des résultats satisfaisants à l’issue des dernières campagnes »       

Les consommateurs ne devraient probablement pas se plaindre de la disponibilité de l’oignon depuis quelque temps. C’est l’avis en tout cas du directeur de  l’horticulture,  Macoumba Diouf. D’après ce dernier, le sous-secteur horticole est, durant cette décennie, la composante la plus performante du secteur agricole de par les devises générées avec l’exportation et également par l’import substitution qui permet d’approvisionner le marché national en fruits et légumes. « Les productions ont suivi une évolution constante durant cette dernière décennie. L’oignon en particulier est passé de 210 000 tonnes en 2012 à 444 871 tonnes en 2019 et à 412 305 tonnes en 2020. La production de l’oignon contribue de 30 à 40 % à la production de légumes au Sénégal et assure une couverture de plus de 8 mois à l’image de nos besoins nationaux », a-t-il indiqué.  

  « La gestion de la production, principal défi à relever »

Alors que les problématiques liées à la productivité et à l’amélioration de la qualité sont dernière les producteurs ; il ne demeure pas moins des obstacles à surmonter pour assurer la campagne 2021/2022. La gestion de la production, consistant en la récolte et la mise sur le marché, semble contrarier le plus les producteurs. En conséquence, les efforts réalisés sur la production, amènent aujourd’hui les acteurs à reconsidérer les enjeux. « Si le Sénégal peine à assurer une autosuffisance effective en oignon, c’est parce que nous rencontrons des difficultés dans la gestion de la production mais aussi dans la mise en marché étalée tout le long de l’année », dira M. Diouf .

Face à ces problématiques, des solutions ont été émises à l’issue de l’atelier. « Les solutions passent par la mise en place d’infrastructures de conservation et de stockage qui seront adoptées aux besoins de l’horticulteur. Ensuite, une bonne planification de la production sur toute l’étendue du territoire national est obligatoire. Cette planification permettra une cohabitation bénéfique entre les différents types de producteurs et un bon approvisionnement du marché national en oignon de qualité », dira encore M. Diouf  avant d’annoncer une subvention de 2 milliards pour la construction d’unités de stockage, venant de l’État du Sénégal et de la Délégation Générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes.  

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