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Thiès : Au secours l’école publique étouffe ! (Mactar FALL )

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En faisant le tour des quartiers périphériques de Thiès, un constat s’impose : les écoles publiques, dans leur majorité, étouffent sous le poids des effectifs pléthoriques, et pour certaines sous celui de l’âge et de la vétusté des locaux. En effet, certaines  accueillent entre 1100 et 1800 élèves voir plus. Le calcul est vite fait : réparties entre  12 classes, cela correspond à une moyenne de 110 à 130 élèves par classe, voire plus. Même partagés entre 2 cohortes, selon le système des classes à double flux, convenons que cela fait beaucoup. D’autant plus qu’au fil des années la situation ne fait qu’empirer.

Pourtant, dans la majorité des écoles, le nombre de classes a atteint le maximum (12 classes dans l’idéal). En matière de construction, quelques écoles ont été créées et d’autres  sont en voie de réfection grâce à des initiatives locales ou étatiques. A côté, les écoles privées poussent comme des champignons, avec des offres diversement appréciées (sur le plan qualitatif comme financier).

Cependant,  l’urbanisation galopante qui fait grandir la ville de tous côtés, le manque d’espace  pour construire de nouvelles écoles dans certains quartiers, le non-respect des normes imposant l’octroi d’espace pour l’édification d’infrastructures publiques notamment dans les nouveaux quartiers …   constituent de véritable goulots d’étranglement. A cela s’ajoutent, sur le plan administratif, les difficultés liées au fait que la ville a atteint ses limites territoriales et par conséquent certains quartiers de la ville se trouvent, paradoxalement,  hors des limites de la commune et de celle de l’Inspection de l’Education et de la Formation de Thiès- ville.

Pour endiguer cette situation, il serait donc possible, entre autres mesures  de:

Dérouler un ambitieux plan de réfection des salles de classes  et écoles délabrées ; Construire en hauteur (sur 2 niveaux au moins) pour minimiser les problèmes d’espace ; Encourager, accompagner et encadrer les initiatives privées en matière de création d’écoles ; Délocaliser certaines écoles qui se sont retrouvées par la force des choses dans un environnement très peu propice aux apprentissages (marché, quartier des affaires…) ; Evaluer l’impact des Classes à Double Flux, surtout pour les élèves qui y passent  tout leur cycle élémentaire ; d’autant plus que dans la lettre de politique sectorielle pour l’éducation,   leur résorption était actée pour un horizon proche; Entre temps la formation et la motivation des enseignants tenants des dites classes sont à renforcer au vu des spécificités de ces classes et des sacrifices consentis.

L’élargissement du périmètre de la commune et/ou de celui de l’IEF, tenant compte des réalités du terrain tout comme l’octroi d’assiettes foncières permettant de ceinturer la commune d’un réseau d’écoles et de collèges sont aussi à préconiser. La liste n’est pas exhaustive. Les solutions sont donc possibles, à des niveaux  de décision et d’exécution différents, pourvu que la volonté y soit et l’urgence reconnue. Pour paraphraser le fabuliste «  nos écoles publiques plient mais ne rompent pas » ; saurions nous faire preuve de réactivité et de proactivité avant qu’elles ne cèdent ?

Mactar FALL  




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