Senegal/Foncier : « seule une réforme foncière inclusive peut apporter une solution aux conflits fonciers.  » (CRAFS)

Ce sont plus de 800.000 Ha de terre qui ont fait l’objet d’accaparement depuis le dernier recensement effectué en 2012 et qui faisait état de 680.000 Ha de terres impactées.

Cette révélation est du cadre de Réflexion et d’Action sur le foncier au Sénégal (CRAFS) qui animait ce 24 août une table ronde avec la presse sur la question foncière.

Cette rencontre du CRAFS avec les journalistes fait suite à la montée de conflits fonciers notée sur l’étendue du territoire national. Au-delà des acteurs de la société civile et de la recherche, cette rencontre a vu la participation des représentants des communautés impactées de Tobène, Sandiara et Ndingler, Ndiaël entre autres. Sensibiliser et mieux informer l’opinion sur ce phénomène fonde cette tribune d’échanges avec la presse. C’est également une manière d’appréhender le débat sur la gouvernance foncière et de dégager des pistes de réflexion pour une meilleure gestion foncière, seul gage de paix sociale et de développement socio-économique durable du pays.

Le CRAFS plaide pour l’enclenchement immédiat de la seconde phase.

Le cadre de Réflexion et d’Action sur le foncier au Sénégal (CRAFS) est plus que jamais préoccupé par la réforme foncière dont le processus tarde à être relancé. Pour l’organisation qui vient de souffler sur ces 10 ans d’existence, seule une réforme foncière inclusive peut apporter une solution aux conflits fonciers. C’est la raison pour laquelle, le CRAFS plaide pour la revue de la législation foncière et au delà réfléchir sur les orientations politiques. Le CRAFS appelle l’État à enclencher la seconde phase liée à la législation foncière pour en fait revisiter la loi sur le domaine national ainsi que les textes affiliés. L’organisation tenait ce 24 août une table ronde avec la presse sur la problématique du foncier au Sénégal.

Partager



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.