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Non-paiement des indemnités : le SIENS soutient les camarades du Moyen Secondaire

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Depuis le mois de décembre 2020, quelques sections départementales du SAEMSS et du CUSEMS décrètent des mots d’ordre de débrayage et de grève pour déplorer le non-paiement des indemnités liées au BAC notamment.
Déjà, au mois d’octobre, dans une lettre d’alerte adressée au Président de la
République, le bureau national du CUSEMS informait de l’expiration de leur préavis de grève et exigeait le paiement de toutes les indemnités (déplacements et corrections) liées aux examens, conformément à l’engagement pris par les pouvoirs publics. Les actions de ces syndicats membres du G7, qui devaient être comprises comme une alerte en écho à un engagement ferme du gouvernement pour un paiement systématique et à temps des indemnités avant le 30 novembre de chaque année, sont survenues quelques temps avant que le Président de la République, évoquant le climat social tendu lors du conseil des Ministres du Mercredi 20 janvier 2021 ne donne instruction au gouvernement de « réfléchir sur des dispositions pratiques pour le paiement systématique des indemnités liées aux examens et concours » et « de poursuivre le dialogue avec les syndicats d’enseignants et d’assurer le suivi effectif des engagements de l’Etat ».
Nonobstant ces différents éléments, cette question quasi structurelle du paiement des indemnités liées aux examens, notamment celles du Baccalauréat, pollue systématiquement les relations entre l’Etat et les partenaires sociaux. D’ailleurs, un lourd passif source de conflits perdure encore dans les académies de la région de Dakar (Dakar, Pikine-Guédiawaye et Rufisque), soumises à un régime spécial qui gagnerait à être évalué en vue d’un alignement sur le dispositif des autres académies. Partant, nous enregistrerons moins de perturbations préjudiciables à la
stabilité du système et impactant négativement l’emprise du Ministère de l’Education nationale pourvoyeuse de ressources humaines et de moyens logistiques au profit de l’Enseignement supérieur qui, à travers l’office du BAC, est responsable et garant de l’intégrité de cet examen.
Pourtant, au sortir du conseil des ministres ci-haut évoqué, le ministre de l’éducation nationale avançait qu’avec les ministères de l’enseignement supérieur et celui de la formation professionnelle, ils seraient en train de « travailler » pour voir ce qui doit être amélioré. En outre, affirmait-il, ce serait en réalité, des problèmes de dossiers à fournir ou parfois des difficultés liées aux banques etc… qui plombent ce qui doit être fait à ce niveau ; et qu’il serait question pour les ministres concernés de se voir et adopter si possible les méthodes utilisées avec le CFEE, l’entrée en 6ème ou le BFEM qui permettent de payer les indemnités avant le 30 novembre date retenue avec les partenaires sociaux, pour régler définitivement les difficultés liées au paiement desdites indemnités du BAC qui restent encore une équation. C’est pourquoi, tenant compte des difficultés actuelles, nous pensons qu’il serait judicieux, de réévaluer de manière inclusive (tous Ministères concernés et partenaires sociaux) le schéma opératoire de la prise en charge financière des prestations liées au BAC, en responsabilisant davantage (comme cela se fait dans les autres régions), les académies concernées qui gèrent directement le personnel mobilisé tout au long de la
chaîne de valeurs de cette évaluation certificative. Ceci nous semble plus cohérent et générerait le cas échéant de la plus-value en termes d’efficacité, de crédibilité de nos institutions et de quantum horaire pour les cycles en amont. Dans cette affaire, il est dès lors clairement établi que ce qui est en cause, c’est la complexité de l’algorithme en œuvre dans la région de Dakar qui prend en otage les académies in situ, ainsi que la réticence de l’autorité à homogénéiser un modèle suffisamment éprouvé dans toute l’étendue du territoire national avec l’expertise et l’expérience en œuvre dans les académies. En conséquence, le SIENS soutient les camarades du Moyen Secondaire subissant les dégâts collatéraux des choix tatillons de l’administration publique qui, contre les instructions fermes du Président de la République, s’obstine de manière incompréhensible à gérer à géométrie variable, cette question des indemnités du BAC . Aucune raison suffisamment convaincante ne saurait justifier le maintien d’un tel
dispositif qui porte d’énormes préjudices à des travailleurs tout en foulant aux pieds les principes de respect des engagements pris, l’équité dans le traitement des agents ainsi que la prise en charge financière d’un service fait

Fait à Dakar, le 17 février 2021
Pour le Bureau exécutif national

Le Secrétaire général national
Al Cantara SARR




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