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Journée nationale de l’Elevage 2021 à Dahra: Les enjeux d’un développement durable du secteur.

C’est un honneur et un privilège pour Dahra qui vit en symbiose et au rythme du bétail, d’accueillir la Journée nationale de l’Elevage. Cette journée, décidée par décret par le Président Macky Sall, est une institution louable pour notre pays. Elle a été organisée pour la première fois par la première femme ministre de l’Elevage au Sénégal, Mme Aminata Mbengue Ndiaye.

Les éditions passées ont permis de traiter de sujets capitaux pour les éleveurs de notre pays, entre autres, l’amélioration de la production fourragère, l’impact du changement climatique sur les éleveurs ou encore l’éradication de la peste des petits ruminants. Cette année, elle a pour thème « L’entrepreneuriat et les investissements pour un élevage moderne et durable », qui vient à son heure pour répondre aux besoins d’emploi des jeunes et des femmes, dans un secteur qui gagnerait à être valorisé.

La Journée nationale de l’Elevage est un moment de dialogue avec les acteurs clés de ce secteur, qui représentait en 2018, 4,4% du PIB de notre pays et où s’activent plus de 500.000 ménages. C’est d’ailleurs ce qui a conduit le président de la République a en faire un secteur moteur dans le Plan Sénégal Emergent.

Les éleveurs ont leurs maux et exprimer leurs doléances de vive voix au chef de l’Etat et à son gouvernement, est une unique opportunité qu’ils doivent saisir.

Dans notre département et plus largement, au Sénégal, l’élevage est une source importante de revenus en milieu rural et contribue à réduire la pauvreté. C’est aussi dans les zones sylvopastorales que vivent plus de deux tiers du bétail de notre pays.

Notre département est sans doute l’endroit où se trouvent des puits de pétroles blanc et rouge, avec la possible augmentation de productivité animale mais aussi de produits comme le lait, la viande et de produits transformés comme les cuirs et peaux. Le PSE effectivement vise et à juste titre, la modernisation de ce secteur encore traditionnel dans ses pratiques mais combien vital pour la souveraineté alimentaire.

La préservation d’une tradition pastorale tout en nous tournant vers l’industrialisation, représente un enjeu majeur. C’est fort de cela que des investissements conséquents sur l’ensemble de la filière, sont importants pour prendre en charge la modernisation d’unités de production prenant en compte la santé animale, la création de centres d’abattage innovants et tout un système de transformation, de conservation et de commercialisation adapté.

L’engagement d’acteurs sur le terrain comme Awa Alassane Sow, « Reine du Néma », femme éleveur à Barkedji et pionnière dans la production fourragère, qui aujourd’hui, est le palliatif incontournable à l’achat d’aliments de bétail, est à magnifier. Ceci, pour mieux maîtriser la production et éviter les impacts de déficits fourragers souvent rencontrés dans les zones de production animale, où la rareté et l’irrégularité des pluies sont les conséquences visibles du changement climatique. La production fourragère massive qui permettrait de mieux gérer les ressources pastorales, requiert, elle, une professionnalisation plus poussée et un engagement des jeunes.

Dahra, la Commune centrale de ce département en ce qui concerne l’élevage, abrite le Centre de recherches zootechniques (CRZ), créé bien avant les indépendances, pour répondre aux problématiques du secteur compris dès alors.

Il convient d’y rattacher des écoles supérieures de formation notamment une en médecine vétérinaire, en production animale et agro-industrie, pour valoriser le potentiel naturel des jeunes de Dahra et de notre département et en faire des entrepreneurs préparés du secteur. Ensuite, mettre à leur disposition à travers des structures comme la DER, des crédits à même de les lancer dans la vie professionnelle à travers des entreprises bien structurées.

L’exemple de La Laiterie du Berger de Bagoré Bathily, qui si démultiplié, permettrait de répondre aux besoins nationaux en produits laitiers non satisfaits par la production, actuelle malgré les quelque 3,9 millions de bovins pour une autosuffisance en lait. Le défi le plus grand et qui requiert également des investissements publics et privés, étant l’acheminement du lait local vers les points de transformation locaux ou dans des zones industrielles avant la vente.

A Dahra se tient, tous les dimanches, un des plus grands marchés de bétail d’Afrique de l’Ouest, central dans l’approvisionnent en viande et d’animaux sur pieds pour tout le Sénégal.

Ce marché requiert une attention particulière, pour le construire, l’équiper d’infrastructures adaptées et mettre en place un système de guichet unique digitalisé pour faciliter la collecte des recettes municipales.

Ces propositions font partie des axes programmatiques que nous proposons aux Dahrois et aux Dahroises.

Des acquis comme la préservation des couloirs de transhumance et le retour du Ranch Djibo Kâ de Dolly à sa vocation sylvopastorale, sont parmi les signes manifestes du Président Macky Sall, de mettre ce secteur au cœur de ses préoccupations.

L’autre signe manifeste que notre département représente un vivier essentiel de ce secteur, est la nomination successive de deux ministres de lEélevage issus de ce département. Ce choix aurait dû se traduire par des réalisations concrètes qui répondent aux défis exprimés ci-haut.

Fort de tout ce potentiel, Dahra est forcément la capitale du bétail du Sénégal et cela devrait créer une dynamique de développement économique et une prospérité partagée. Ainsi, nous formulons le vœu que cette journée nationale du 27 novembre 2021 en soit une étape décisive.

Dr. Moussa SOW
Candidat à la mairie de Dahra
Coalition And Liggeey sunu Gokh

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