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Décès de ABC: L’hommage de Abdourahmane DIOUF

Adieu Cher Ami,

Adieu Maître ABC,

« Vous n’avez plus besoin, Abdourahmane, de grandir. Je ne vous connais pas. Je vous suis, je vous écoute. La meilleure manière de vous comprendre, c’est de vous écouter les yeux fermés ; de ne point me faire une fixation sur un nez bien planté ou sur les yeux bien tracés, mais sur la linéarité des idées. Cette force de conviction qui caractérise à bien des égards le parti que vous représentez, je vous le répète, force mon admiration. »C’était le Vendredi 13 Septembre 2013. Je voyais Maître Alioune Badara Cissé pour la première fois. Il me parlait pour la première fois. Il m’adoubait pour de bon et pour l’éternité…Notre éternité. Je ne sais pas si je méritais cet hommage. Mais j’avais la certitude d’avoir gagné un ami et un conseiller des plus illustres.Cet homme cristallisait encore l’humain qui se dérobe chez beaucoup d’entre nous. La matière ne lui dictait pas ses conduites. L’humanité gardait chez lui sa préséance, au détriment de quelques galons terrestres qu’il savait périssables. L’homme assumait ses valeurs et les vulgarisait. Il les gardait chevillées au corps et ne désespérait pas de ses compatriotes. Il avait un message à délivrer. Il s’y est employé avec la finesse d’esprit qu’on lui connait. Il est parti à 63 ans, l’âge de départ du prophète Mohamed. Peut être le signe d’une mission accomplie.Notre déjeuner du Jeudi 1er Avril dernier n’était pas un poisson d’Avril. Il était voulu, recherché, planifié et exécuté au cours d’un tête à tête de 4 heures d’échanges interrompus. Il professait et j’écoutais. Quand entre deux souffles je lui parlais de son fils décédé dans des conditions dramatiques, il me parlait de mes enfants vivants qui devaient tracer leur sillon. Il professait que la mort n’éteignait pas la vie. Ses projections positives sur les fils et filles du monde entier rendaient sa douleur plus supportable et son désir d’avenir intact.L’homme avait encore foi en son pays. Les contingences politiques l’ont renforcées. Il se savait pouvoir enjamber les coteries politiques partisanes et rassembler les patriotes de tout bord autour d’un Sénégal uni et prospère. Il savait pouvoir le faire. Il voulait le faire. Il ne sera pas là pour le faire. Dieu en a voulu ainsi. Nous lui devons tous de rester exemplaires dans nos engagements politiques et citoyens pour rendre possible son Sénégal désirable. C’est le meilleur moyen de lui rendre hommage.

Adieu cher ami ! Que Dieu t’accueille en son paradis éternel ! Mes condoléances à sa famille et au peuple sénégalais.

Abdourahmane

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