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AGRICULTURE/STATUT FONCIER DES TERRES EXPLOITEES: 90 % des parcelles en propriété sans document

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La quasi totalité des propriétaires terriens traditionnels n’a pas de document administratif pour la sécurisation du foncier, selon l’enquête annuelle de la Directon de l’analyse de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa). Ce qui constitue un frein à la sécurisation des terres agricoles.Des terres sans propriétaires officiels. Selon la direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa), le Sénégal est encore à l’ère du «mode de faire valoir». Dans son rapport d’enquête agricole annuelle, la Dapsa révèle que la majorité des parcelles, 90 %, sont des parcelles en propriété sans document. Alors que de l’avis même de la Dapsa, le document administratif est important pour la sécurisation du foncier et constitue une garantie pour l’investissement. Les parcelles en emprunt, en location ou en métayage et occupées à titre gratuit sont minoritaires avec des proportions ne dépassant pas 4%. Toujours d’après cette étude annuelle, 12,4 % de la population agricole sont propriétaires de parcelle et détiennent des droits de propriété. Mais les 11,6 % sont sans document et 0,8 % avec possession de papier.Cette situation est souvent source de conflit entre les «propriétaires sans document» et les investisseurs. On se souvient de l’affaire Ndengler entre l’homme d’affaires Babacar Ngom de la Sedima et les paysans de cette localité qui revendiquent la propriété de ces terres. Bien avant Ndengler, des localités comme Fanaye et Mbane dans le nord du pays ont connu des émeutes liées à l’accaparement de leurs terres par des multinationales.Par ailleurs, cette enquête révèle que l’agriculture est faiblement mécanisée. «Le niveau de mécanisation de l’agriculture demeure très faible avec l’usage dominant de petits matériels et d’équipements attelés à tous les stades culturaux. Les équipements motorisés, très peu utilisés, à peine 3 % des parcelles, le sont généralement pour la préparation des sols», indique cette étude. Le secteur agricole est un des piliers de l’économie du Sénégal avec une contribution estimée à 15,0% au PIB en 2018 et une part importante de la population qui continue d’en dépendre directement, selon le document.En 2013, le recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE) décomptait 755 500 ménages agricoles, soit près d’un ménage sur deux, dont les ressources proviennent au moins en partie de l’activité agricole. Par ailleurs, l’agriculture constitue un secteur clé au regard de sa dimension stratégique en matière de sécurité alimentaire, de régulation des équilibres macroéconomiques et de sa contribution dans le développement économique et social du pays.

Charles Gaïky DIENEWALF QUOTIDIEN DU 13 FÉVRIER 2021




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