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Acte III de la décentralisation : Le Conseil départemental

Acte III de la décentralisation : Le Conseil départemental de Rufisque étale ses difficultés.

Le Conseil départemental de Rufisque évalue la réforme à travers un forum tenu samedi dernier. Une occasion saisie par le Président Souleymane Ndoye pour revenir sur les difficultés liées à l’insuffisance des moyens financiers qui, du reste, n’ont pas empêché à l’institution de faire certaines réalisations.

Le Conseil départemental de Rufisque règle ses activités à l’heure de Macky Sall. A peine le chef de l’Etat a-t-il demandé une évaluation de la première phase de l’Acte III de la Décentralisation que la collectivité locale dirigée, par son Président Souleymane Ndoye, a organisé, un séminaire pour procéder à l’évaluation de la réforme. Une occasion pour M. Ndoye de revenir largement sur l’insuffisance des moyens financiers qui devraient accompagner cette réforme. «L’Acte III de la Décentralisation devrait permettre au département de se mouvoir dans les conditions d’une véritable autonomie financière. La deuxième phase va devoir consacrer la réforme fiscale tant attendue», analyse-t-il.

Par rapport aux limites financières, le patron du Conseil départemental de    Rufisque et ses amis pensent que les collectivités locales sont contraintes d’optimiser leurs flux financiers. Face à cette rigidité, ils pensent que seules deux pistes peuvent accroître les capacités financières. D’une part, il y a le recours à une ingénierie financière bien encadrée pour permettre aux collectivités locales de se positionner sur le marché financier international (emprunt). Face au besoin de financement et la faiblesse des ressources, les collectivités locales devront, d’autre part, faire appel à des partenaires financiers stratégiques et saisir les opportunités liées à la coopération décentralisée afin de renforcer leurs moyens d’interventions. Ce qui, de l’avis du Président Souleymane Ndoye, permettra, par ailleurs, de favoriser au niveau local la création et l’émergence de Pme de dimension départementale et de relever le défi du développement économique. Le Département ne dispose pas d’une fiscalité locale, les ressources financières sont très faibles, les critères de répartition  des Fonds de dotation ne prennent pas en considération le potentiel de chaque département, constate l’équipe départementale de Rufisque.

Par ailleurs, l’on évoque une harmonisation des interventions des bailleurs à tous les niveaux qui permettrait de bien prendre en compte les besoins et aspirations des départements, notamment, en matière de développement économique, de formation, d’éducation, de santé, etc. Les charges réelles des compétences transférées n’ont pas vraiment été évaluées et il faudrait, entre autres propositions, que l’Etat augmente le niveau actuel d’indexation du Fdd à la Tva et redéfinisse les critères d’allocation pour une clé de répartition objective et consensuelle et surtout prenne en compte le facteur pauvreté dans la clé de la répartition. Après une journée riche en échange sur l’évaluation de cette première phase de l’Acte III, le Conseil départemental s’engage à faire une contribution à l’échelle nationale afin que cette réforme puisse trouver tout son sens de relever le défi du développement économique avant d’étaler ses réalisations dans les domaines de la santé, de l’éducation, des sports, de l’emploi et de la formation.

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