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1er Mai/Présentation de cahier de doléances: Les centrales syndicales face au chef de l’Etat.

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« Le dialogue social que nous avons adopté pendant plusieurs années, doit etre utilisé pour trouver des consensus forts autour des travailleurs… »(Mody Guiro, SG CNTS)

Le Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, après avoir salué les efforts consentis par l’État du Sénégal pour préserver les emplois dans un contexte de crise, a invité le chef de l’État Macky Sall à faire plus d’efforts pour que les travailleurs soient bien protégés.  « Nous vous demandons encore, M. le président, de fournir plus d’efforts pour nous permettre de maintenir et de sauvegarder les emplois déjà existants. Pour Mody Guiro, la situation que vit le monde du travail doit interpeller plus d’un et doit faire l’objet de plus de solidarité. « La situation imposée par la pandémie ne doit pas être le prétexte pour les employeurs pour convoquer des difficultés économiques et renvoyer du personnel.  Le travail, maillon le plus faible, ne doit pas etre sacrifié sur l’autel de la relance économique. Ainsi, reconnaissant que d’énormes sacrifices ont été fait sur le plan financier par l’État du Sénégal, le secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal remercie au nom des travailleurs ces efforts fait par le Sénégal, sans oublier de rappeler au président que les travailleurs en demandent toujours plus car, étant toujours menacés par les effets multiples de la pandémie de Covid-19.

Cheikh Diop étale les difficultés des travailleurs de Fortsesa, des phosphates de Ndendory, Twyford, Ngadiaga ou encore CGO Diogo.

Le Secrétaire général de la CNTS/Fc, Cheikh Diop, est très remonté par l’entreprise minière Fortsesa. En plein tourment médiatique avec l’incendie d’un de ses puits de gaz à Ngadiaga, la Direction de cette entreprise a entrepris de mettre en chômage technique plusieurs de ses salariés. « Ces travailleurs sont dans des conditions inimaginables pour une entreprise qui écoule toute sa production journalière, les travailleurs sont dans des conditions précaires, mis en chômage technique sans salaire et étaient déjà à trois mois d’arriérés de salaire. Fortsesa ignore les cotisations sociales royalement », a-t-il accusé. Il a demandé au Chef de l’État d’intervenir face à ces violations flagrantes des travailleurs.  Il a aussi demandé au Chef de l’État de mettre un terme aux violations des droits et libertés des masses laborieuses dans le secteur minier et a cité dans ce sens, les travailleurs des phosphates de Ndendory qui selon lui, sont restés 16 mois sans salaire, à l’APS, à Twyford, à Gadiaga à la CGO Diogo, aux Grands moulins de Dakar ou enfin à l’hôpital Abass Ndao. Revenant sur les manifestations du mois de Mars qui ont privé d’activités dans l’informel et le secteur formel, Cheikh Diop de faire observer que le droit de manifester ne prime pas sur le droit du travail. Les dérives constatés dans l’exercice de nos droits démocratiques ont privé des centaines de milliers de postes de travail dans le secteur du commerce et du pétrole, a-t-il indiqué. Invitant le Chef de l’État à mettre un terme aux dérives démocratiques…

Le Synpics se réjouit de certaines revendications suivies d’effets.

La célébration de la fête nationale du travail, malgré la pandémie de covid-19, n’empêchera pas les centrales syndicales de se présenter devant le président de la République pour lui faire part des difficultés que rencontrent généralement les travailleurs.  Ainsi, le syndicat des acteurs des médias, avec à sa tête Bamba Kassé, s’est présenté devant le président de la République pour lister les préoccupations du secteur. Cependant, le secrétaire général du Synpics a noté quelques points d’amélioration. En effet, il a été heureux pour le Synpics, de constater des améliorations concernant notamment la maison de la presse,  dont les organes de gouvernance sont maintenant en place avec un Conseil d’administration et un agent comptable particulier. Il y a aussi, l’élargissement de la base de représentativité des médias au sein du Conseil d’administration ou seuls le Synpics et le patronat siègent. Le Synpics note aussi la mutation institutionnelle de l’Agence de presse sénégalaise qui est désormais effective grâce à l’instruction ferme du président de la République. Cependant, souligne Bamba Kassé, « force est de constater que les moyens pour disposer à nouveau d’une agence très forte et servant de point d’équilibre d’information, suivent un rythme très lent ».
Il considère alors qu’il est temps que ces lenteurs puissent faire l’objet d’une résolution définitive afin de permettre aux acteurs des médias, d’exercer pleinement et en quiétude, leur métier…

« Entre l’État, l’entreprise et les travailleurs, les intérêts ne doivent pas être seulement conflictuels, mais complémentaires et dynamiques » (Macky Sall)

Après une année de pause à cause de la pandémie, le président de la République a reçu les centrales syndicales ce samedi, à l’occasion de la fête internationale du travail, pour recevoir les cahiers de doléances, comme le veut la tradition. « Nous avons tous la quête de donner un  bien-être aux travailleurs, les difficultés sont exacerbées par les effets de la pandémie, vous l’avez tous évoqué, mais il faut que nous soyons sur une même ligne pour la prise en charge des préoccupations des travailleurs », a lancé le président aux centrales syndicales.   Ainsi, face à l’impact sévère de la pandémie, le président Macky Sall rappelle que le gouvernement n’est pas resté les bras croisés. « Nous avons soutenu les entreprises, les menaces, etc… entre autres secteurs touchés. Cependant, il faut noter que l’État était même confronté à une hausse de ses charges. Malgré tout, j’ai tenu à maintenir les emplois à travers l’ordonnance prise en avril 2020 qui nous a permis de préserver les emplois et les licenciements abusifs. » Abordant les relations entre travailleurs, État et employeurs, le président Macky Sall estime que l’entente doit primer. « Entre l’État, l’entreprise et les travailleurs, les intérêts ne doivent pas être seulement conflictuels, mais ils doivent être complémentaires et dynamiques parce que nous avons tous la responsabilité commune de privilégier le dialogue ». Ainsi, le président considère que le gouvernement reste ouvert à cela car, le volet social restera toujours une priorité pour lui. « Chacun d’entre vous remplit une part sociale importante », a t-il fait savoir. Par ailleurs, considérant les effets de la pandémie et son impact dans le monde du travail, le président de la République n’oubliera pas de signifier aux centrales syndicales que c’est le moment d’avoir une réflexion prospective. « Nous devons penser au futur car la pandémie nous a tous surpris. Nous devons donc anticiper et faire preuve d’ingéniosité tout en revoyant notre rapport au travail… 




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