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Promotion des sciences au Sénégal : L’élaboration d’une politique nationale cohérente à l’étude

Le manque de cohérence des politiques sectorielles, la faiblesse des financements, l’absence de cadre juridique adapté sont, entre autre, les points faibles dans la promotion des Sciences de l’ingénierie, de la technologie, de l’innovation (SITI). L’Etat veut ainsi regrouper les différents instruments dédiés aux SITI pour plus d’efficacité. Dans le sillage de la nouvelle réorientation voulue par l’Etat du Sénégal dans le domaine de l’éducation et de la recherche avec une nouvelle tendance vers les Sciences, l’ingénierie, la technologie, l’innovation (SITI), un atelier de restitution a été organisé hier par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Cette rencontre va conduire à l’élaboration d’une politique nationale de SITI en conformité avec la dynamique mondiale et sous-régionale. Sous l’impulsion de l’Unesco avec son programme Go Spin, qui est un observatoire mondial des instruments de politique de science, de technologie et d’innovation, le Sénégal veut développer une politique cohérente en SITI. Déjà, les indicateurs de l’enquête menée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en 2013 montrent que les faiblesses majeures pour le développement des SITI au Sénégal sont, entre autres, le manque de cohérence des politiques sectorielles, la faiblesse des financements, l’absence de cadre juridique adapté, etc. En présentant les résultats de ce rapport, Dr Nourou Diaby du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a révélé aussi quelques paradoxes comme la faible part accordée à la recherche dans les sciences agricoles (1,6%) alors que l’agriculture est le moteur de la croissance du Sénégal. Il y a également une faible représentativité des femmes sur le personnel de recherche qui est chiffré à 10.648 intervenants pour seulement 27% de femmes. Pour Dr Diaby, il faudra renverser ces tendances lors de la mise en œuvre de cette politique nationale des SITI pour l’année 2016 et aussi augmenter la représentativité de la présence des séries scientifiques chez les bacheliers qui intègrent l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, de l’ordre de 25%, l’objectif du Programme d’amélioration de la qualité de l’équité et de la transparence (Paquet) est de porter cette présence des filières scientifiques au niveau des bacheliers à 80% en 2025. Cela suivant les recommandations de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur organisée en 2013. Selon le Pr Mamadou Sy, directeur de la planification du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il faut essayer de réunir dans un seul ensemble tous ces instruments mis en place dans le domaine des SITI. Cela, dit-il, va permettre à l’Etat d’avoir une vision plus globale de la politique de développement des SITI et ainsi donner un nouvel élan à la Recherche-Innovation pour le développement.

Oumar NDIAYE




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