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La qualité des enseignements-apprentissages : enjeux et défis.

Depuis quelques années, le système éducatif sénégalais s’est résolument engagé dans une phase de requalification de l’école. Cette nouvelle approche a eu comme effet, un changement de paradigme ayant touché notre école de fond en comble. Le système a, en effet, jeté son dévolu sur plusieurs axes susceptibles de pouvoir porter les changements attendus.
Il est possible d’en citer entre autres : la refonte des programmes, le profilage des enseignants, la création d’un environnement plus apte à booster notre école. Dès lors, des défis apparaissent, qu’il convient de corréler à des enjeux stratégiques, véritables leviers d’une bonne gouvernance de l’école sénégalaise. Ces enjeux se passent de justification dans la mesure où, après plusieurs tentatives de rebâtir une école adossée à nos valeurs et à nos espérances, l’espoir est donc permis avec la mise en oeuvre des curricula. La qualité étant assujettie à un prix, fruit de sacrifices, d’efforts, dans toute l’extension sémantique du terme (efforts physiques, intellectuels, économiques, politiques…). L’Etat du Sénégal semble avoir pris une option irrévocable dans ce domaine. Ainsi, au niveau de l’axe programmatique, l’approche par les compétences est entrain de reformater l’armature de notre école dans le dessein de déboucher sur la qualité et sur des aptitudes applicables à tous les niveaux de la vie quotidienne. L’enseignement-apprentissage, bâti jadis sur le savoir uniquement, par un bourrage du cerveau, a cédé la place au savoir-être et au savoir-faire. Au niveau des profils, il est à saluer cette volonté forte de l’Etat de contribuer au relèvement de la performance des acteurs, à travers une formation diplômante et qualifiante. Sous ce rapport, nous pouvons noter également, les différentes sessions de formation, de capacitation et de mise à niveau des acteurs sans lesquelles, la formation initiale risque de développer des comportements routiniers, fort préjudiciables à la compétence. Au plan environnemental de notre institution scolaire, des efforts accrus ont été constatés avec les contrats d’amélioration de la qualité, l’implication de plus en plus soutenue des collectivités territoriales mais aussi et surtout une participation de la communauté, à travers la généralisation des comités de gestion de l’école (CGE), un cadre fédérateur des différents intervenants.
Il va de soi que de telles réformes sollicitent des efforts conséquents, susceptibles de répondre aux attentes.
L’Etat, par ses moyens propres et par la mise à contribution du levier partenarial, aura su faire face en dégageant l’enveloppe financière qui sied aux objectifs assignés. Il suffit de jeter un regard synoptique sur la carte scolaire pour se convaincre de la réalité et de la justesse de ce constat. C’est là, en tout état de cause, des indicateurs précis, pour ne pas dire un baromètre apte à appréhender ce redimensionnement de notre institution scolaire. Ce coup de projecteur sur l’état actuel de nos enseignements-apprentissages autorise, si besoin en est, des perspectives intéressantes.
En effet, les réformes en profondeur, amorcées dans le système, avec l’avènement d’un environnement porteur en termes de qualité, permettront, à coup sûr, de déboucher sur des résultats prometteurs.
L’Etat, pour sa part, fonde très assurément beaucoup d’espoir sur cette refonte, quant au rayonnement et au devenir de notre école.

Serigne Falilou SECK

Chargé de com CRFPE de Louga

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