PUBLICITE

DU NOUVEAU

De qualité pour tous

Pour une éducation

Une coalition

Covid-19/Lavage des mains : Ignace Philippe Semmelweis a été le premier à découvrir son importance.

Ignace Philippe Semmelweis Ce médecin hongrois du XIXe siècle a été le premier à découvrir l’importance du lavage des mains. Un geste plus que jamais important depuis quelques semaines. Avant Gloria Gaynor devant sa glace, les mesures gouvernementales, il y eut Ignace Philippe Semmelweis. Ce nom ne vous dit rien ? Et pourtant, chaque jour, vous mettez à l’honneur sa découverte : se laver les mains permet de se prévenir des infections. Semmelweis fut le premier à découvrir l’efficacité du lavage des mains en matière d’hygiène pour éviter la propagation des maladies. Il a ainsi fait progresser la médecine obstétrique en limitant les cas de fièvre puerpérale, fléau qui sévissait alors dans les services de maternité européens et provoquait de nombreux décès de nouvelles mères. Le 20 mars 1847, il y a de cela exactement 173 ans, le Dr.  Ignace Semmelweis débutait sa carrière en tant que médecin assistant dans le premier service d’obstétrique de l’hôpital général de Vienne. C’est en disséquant un cadavre avant d’effectuer un accouchement qu’il réalisa l’importance de se laver les mains pour prévenir des cas de fièvre infantile. Il imposa alors à tout le personnel médical de se laver les mains entre les examens des patients, initialement à la chlorure de chaux, le meilleur produit alors à disposition. Le taux d’infection dans son service commença à chuter drastiquement. Mais si ce geste est devenu aujourd’hui quasi automatique, encore plus depuis le début de l’épidémie de coronavirus Covid-19, le médecin hongrois a eu toutes les peines du monde à imposer le lavage de mains. Sa découverte ayant fait réaliser à bon nombre de médecins qu’ils étaient les principaux transmetteurs de la maladie en passant d’une opération à une autre, il se fit beaucoup d’ennemi. Et son contrat à l’hôpital ne fut pas renouvelé. 

Se mettant à dos une partie des médecins, ayant un caractère peu transigeant, Semmelweis se heurta au milieu médical en traitant ses confrères « d’assassins », notait l’écrivain Louis-Ferdinand Céline, l’un de ses admirateurs. Semmelweis finit sa vie interné dans un asile où il mourut dans d’étranges circonstances, à 47 ans. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu’il soit réhabilité et sa découverte validée. L’Organisation mondiale de la Santé estime aujourd’hui que 61% de soignants ne se lavent toujours pas les mains à bon escient. Et avant même la pandémie, elle avait ainsi lancé une campagne de sensibilisation sous le mot d’ordre : « Un soin propre est un soin plus sûr ».




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *