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Pâques : A la découverte du « Ngalakh »

Le « Ngalakh », tout un symbole qui marque la fin du carême chez les chrétiens. La communauté catholique consacre les derniers jours de  cette semaine à la résurrection du Jésus Christ. Appelée « Pâques », cette fête se singularise, au Sénégal, par la distribution du Ngalakh et son rôle dans le raffermissement des liens entre musulmans et chrétiens.

Le contexte semble ne pas être le  même  que celui de l’année dernière ou les chrétiens ont préféré ne pas préparer le Ngalakh à cause de la  pandémie du coronavirus. Compte tenu de la levée des mesures de restrictions, la fête de Pâques sera bel et bien célébrée. Dans un entretien accordé au journal Direct NEWS, Marie Sagne s’explique. « Puisque l’année dernière on n’a pas pu faire de « Ngalakh » à cause du Covid, cette fois-ci nous espérons bien leur faire plaisir sachant que nous avons toujours vécu dans cet esprit de partage ici ».

Tant apprécié pour son goût, les musulmans vont à leur tour, recevoir du Ngalakh de la part des chrétiens, qui eux aussi, ont toujours profité des fêtes de Korité et Tabaski (Aid el Kebir).

Marie Sagne est revenue sur la manière dont elle compte partager son Ngalakh avec ses voisins musulmans. Même s’il y a hausse des prix sur les denrées utilisées pour la préparation du Ngalakh, elle compte quand bien même le faire. « Faut reconnaître que la préparation du « Ngalakh » n’est pas chose facile car les denrées utilisées sont trop chères. Nous en préparons en grande quantité. Pour cette année, nous avons prévu de préparer quatre bassines et la dépense s’annonce déjà salée », justifie-t-elle.

Dans cette même logique, Louise Gomis, elle, a le soutien de ses voisins musulmans qui ont eu à participer par rapport aux dépenses. « Pour cette année, je n’ai pas acheté de pâte d’arachide, encore moins de pain de singe. Des amis musulmans me les ont offerts », confie-t-elle. Cependant, elle n’a pas manqué de souligner la réduction de la quantité qu’elle avait l’habitude de partager à cause de la vie chère.

Toujours dans les colonnes du journal, la famille Diatta estime, obligatoire, la préparation des six bassines de « Ngalakh ». Une tradition héritée de leurs grands parents, précise bien la mère de famille en posture de bien gérer son ngalakh pour éviter de mettre certains ingrédients comme  le font ses enfants.

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