Kolda/Success story : Driss Junior Diallo, un exemple pour la jeunesse.

Il est aujourd’hui entrepreneur, ce jeune cadre de banque, discret et ingénieur financier diplômé, mais passionné d’agriculture, et pour cause né de parents agriculteurs. Driss Junior Diallo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est une personnalité dont la vie tumultueuse au départ, ne le prédestinait point à son statut actuel. 

À la découverte d’un citoyen du monde né au Sénégal, confronté à une vie très tôt partagée entre son Marsassoum natal du Sénégal et Abobo, une commune populeuse de la banlieue d’Abidjan en Côte d’ Ivoire. 

Ce garçon est ce que la Casamance a de symbiose, puisqu’il est de mère Mandingue née à Bignona et originaire du Pakao et de père Peulh. C’est dans cette ambiance d’enfant de famille conservatrice, traditionnelle qu’a baigné Driss Junior aujourd’hui Senior-Bankers et expert en entrepreneuriat des Start-up. Et c’est parce que les valeurs traditionnelles ont eu cours dans sa famille que sa mère, enseignante de profession a dû abandonner sa carrière pour se consacrer à son foyer et à l’éducation des enfants. Normal, car c’est pour bien assurer la fonction prééminente d’une femme dans une cour d’un époux notable,
hyper sollicité, qui avait la charge de réconciliateur de parties en conflit. Cet homme dont la réputation et l’aura dépassaient les deux Guinées, la Gambie et le Sénégal, est d’une renommée légendaire. 

Du leadership dans les gènes, Driss Junior a épousé le monde associatif au stade embryonnaire du syndicalisme en intégrant le bureau du foyer scolaire dès le premier jour de collège. Il sera extrait de ce cycle moyen alors qu’il était en classe de 5ème pour aller en Côte d’Ivoire, et commença alors une vie de « WOUDI » (garçon en Bété, Ethnie Ivoirienne) aux
allures d’un enfer terrestre. Parce que loin du pays natal, il est désormais étranger accueilli à Abidjan où il doit s’adapter à la règle d’un enfant abandonné à son sort à Abobo où il devra travailler pour vivre. « J’ai fait 2 ans de kiosque, 3 ans de mécanique loin des classes », aime-t-il rappeler avec un sourire qui trahit mal les tâches d’un parcours de « rescapé » de la vie des ténèbres. Rescapé ? Oui, puisque Driss qui a pris conscience de l’issue incertaine de son destin qui se jouait dans un boulevard très improbable, va se ressaisir pour reprendre les études  en se payant les cours du soir au lycée moderne de Abobo où il obtiendra le brevet de fin d’études moyennes qui lui ouvre les portes du lycée St Joseph d’Abobo en cours du jour, ceci après avoir fait fortune dans son business de vendeur de journaux,  de cigarettes, de café et de gadgets. 

Le baccalauréat série C obtenu avec mention, option mathématiques et physique, la nostalgie du pays le conduit au Sénégal, passant par le Mali et la Guinée. 

Une fois au Sénégal, Junior Driss va poursuivre ses études supérieures sanctionnées par un Master en ingénierie financière. Parchemin qui lui ouvre les portes à une carrière de banquier à UBA en 2010 en qualité de gestionnaire de comptes entreprises et particuliers avant d’intégrer le FONGIP, premier fonds de garantie du Sénégal. Fonds dans
lequel il a servi comme Coordonnateur et Chef de Projets dans les 14 régions du pays, d’où le titre « resauté » que ses collègues lui plaquent.

 

Aujourd’hui, c’est ce garçon que les familiers appellent « le Paysan de Sansamba » est en plein champ dans l’entrepreneuriat agricole avec la création de plus de 17 emplois grâce à l’exploitation de plus de 25 ha en Casamance. 

En politique, Driss Junior Diallo est membre fondateur d’Uds/Innovation, où il dirigeait le Bureau National des Jeunes et le Secrétariat chargé de l’économie et du développement. Aujourd’hui cette formation politique a fusionné avec l’APR. De 2008 à 2012, il est responsable politique de la commune de Sicap Mermoz Sacré-Cœur  avant d’aller installer le parti du Président Macky Sall à Marsassoum dominée à l’époque par le PDS. La conséquence de ce déploiement a été la chute du Baron libéral grâce à un portage de la vision politique du Chef de l’État suivi d’une véritable réponse aux doléances des
populations du Djassing, laquelle réponse est matérialisée par la construction du Pont de Marsassoum, les bitumages de la route du Kalounaye-Marsassoum-Sédhiou. La liste est loin d’être exhaustive car l’homme a surmonté une kyrielle d’obstacles pour en arriver-là.
C’est pourquoi, il est à citer en exemple pour les jeunes dans la construction de notre pays et leur dire que le chemin de l’émigration clandestine n’est pas celui du salut… 



Madou Diallo 

Partager



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.