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Sortie du SUDES-ESR/Dépôt du préavis de grève : Cheikh O. ANNE prend acte et apporte des précisions.

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Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a reçu le 21 avril 2021 un préavis de grève déposé par le SUDES/ESR, couvrant la période du 20 avril au 31 décembre 2021. Les responsables de ce syndicat ont ensuite tenu, le 21 avril 2021, une conférence de presse dont les propos ont surpris par leur impertinence et sont à l’opposé de la démarche du MESRI qui s’inscrit dans la sincérité des rapports et le respect mutuel qui doivent être une démarche quotidienne de toutes les composantes du sous-secteur.

Le MESRI tient à apporter des éléments de réponse relatifs aux cinq points mentionnés dans ce préavis.

  1. Sur la gouvernance

Le SUDES/ESR exige l’abrogation ou la modification substantielle de la loi 2015-26 relative aux universités publiques.

Le MESRI rappelle que cette loi découle d’un large consensus entre le gouvernement et l’ensemble de la communauté universitaire (instances délibérantes et syndicats représentatifs) et constituait une des recommandations consensuelles nationales de la CNAES. Le décret d’application de cette loi, n°2020-979 du 23 avril 2020, a été signé.  Les projets de décrets et règlements  relatifs à l’organisation et le fonctionnement de chaque université ont été adoptés par les instances délibérantes des dites structures. Le processus devant aboutir à leurs signatures par l’autorité compétente suit son cours normal.

En outre, l’arrêté portant composition du corps électoral des différents conseils a été signé et soumis à la numérotation.

Dès lors, la présence des syndicats PER dans les différentes instances sera basée sur le principe de leur représentativité respective dans chaque université. La mise en place des nouveaux organes de gouvernance, dans un futur proche, permettra à tout syndicat majoritaire de disposer d’un espace encore plus propice d’expression et de prise en compte de ses préoccupations sectorielles.

S’agissant de l’Enseignement supérieur privé, le MESRI informe de l’existence d’une Direction de l’Enseignement supérieur privé (DESP) logée au sein de la Direction générale de l’Enseignement supérieur (DGES), depuis avril 2011. La DESP travaille en étroite collaboration avec les acteurs du sous-secteur et leurs préoccupations font régulièrement l’objet d’une attention particulière.

  • Sur l’enseignement

Plan Marshall de recrutement des PER réclamé par le SUDES/ESR

Le MESRI, conscient de la nécessité de renforcer l’encadrement pédagogique des étudiants, a autorisé en 2020, sur fonds propres, la création de 200 nouveaux postes d’enseignants, en plus de ceux créés pour les besoins des nouvelles universités (UAM et USSEIN). Le programme de création de postes d’Attaché temporaire de recherche (ATER), dont l’objectif était de renforcer l’encadrement, est en attente d’une validation par les universités. Des efforts seront encore faits pour le renforcement de l’encadrement.

Transformation de l’UVS en un Institut national de la formation continue sous la tutelle scientifique de l’UCAD.

Cette proposition n’a absolument rien de pertinent pour les raisons suivantes :

  • l’UVS, créée en décembre 2013, a atteint son rythme de croisière et forme aujourd’hui plus de 30 000 étudiants aux niveaux Licence et Master, tout en offrant des renforcements de capacités à la communauté nationale ;
  •  elle se distingue par un taux d’insertion professionnelle très satisfaisant, comme l’indique notamment la réussite de ses étudiants aux concours nationaux ;
  • les Enseignants-chercheurs de l’UVS, dont la compétence n’est plus à démontrer, animent avec brio cette université depuis sa création. Qu’ils soient rassurés que la tutelle ne ménagera aucun effort pour leur renforcement ;
  • l’enseignement à distance est devenue une réalité mondiale et le succès de l’UVS est tel que ce fleuron, avec son modèle innovant d’ENO, a inspiré plusieurs pays de la sous-région qui se sont lancés dans la création d’universités virtuelles ;
  • la pandémie de la Covid-19 a montré toute l’importance et la pertinence de l’enseignement à distance pour assurer la continuité des enseignements et apprentissages.

Compte-tenu de tous ces éléments, il serait particulièrement hasardeux de casser la dynamique de  l’UVS qui a fini de s’installer au cœur du dispositif de l’enseignement supérieur sénégalais. Le MESRI, loin de vouloir affaiblir l’UVS, a, au contraire, pris la décision de la renforcer afin qu’elle poursuive sa belle progression.

  • Sur la recherche

Financement et équipement des laboratoires de recherche des Universités.

Dans le cadre du programme des 100 laboratoires décidés par le Président de la République, le MESRI, après en avoir supervisé la construction, est entrain de finaliser leurs équipements. Un autre programme volontaire plus ambitieux est en cours d’exécution par la volonté du Président de la République.

Augmentation de la prime de recherche semestrielle à hauteur de 750 000 FCFA et le per diem de voyage à 150 000 FCFA/jour.

Le MESRI tient à rappeler les immenses efforts financiers consentis depuis plusieurs années pour l’amélioration des conditions des PER avec :

  • La réforme des titres et grades avec un impact financier considérable (augmentation nette de salaire de 30 à 40%) ;
  • L’augmentation des indemnités réelles de logement du Personnel Enseignant et de Recherche (PER) y compris ceux qui sont logés dans le patrimoine bâti des Universités ;
  • L’instauration d’un Fonds de solidarité destiné aux PER partis à la retraite avant 2017 afin qu’ils bénéficient des avancées obtenues;
  • Le paiement des pensions de retraite allant de 70 à 85% du dernier salaire net pour les autres ; 
  • Le relèvement des indemnités des Directeurs centraux des Universités, des Doyens de Facultés et Directeurs d’UFR, des Assesseurs et Directeurs-adjoints d’UFR, des Chefs de Département/Section et de tous les hauts responsables du Personnel Administratif, Technique et de Service (PATS).

Le MESRI s’inscrit plutôt dans le financement de la recherche qui correspond à une forte demande de la communauté universitaire et non au financement individuel des chercheurs à travers des avantages salariaux.

C’est dans cette dynamique que, soucieux de renforcer davantage la recherche, le Président de la République a encore décidé d’octroyer une enveloppe supplémentaire de 50 milliards de FCFA entièrement destinée aux équipements scientifiques et de laboratoires. Tous les établissements d’enseignement supérieur public du pays ont transmis leurs besoins et les services compétents du MESRI ont entamé les procédures d’acquisition.

  • Sur les infrastructures

Achèvement de toutes les infrastructures

Le MESRI rappelle que, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions de Monsieur le Président de la République issues de la CNAES, le travail accompli par les différentes structures (ACBEP, PAUVS, DMCEES) a permis de réaliser de nombreux chantiers, tandis que d’autres sont en phase de finition. A ce jour :

  • En plus des programmes d’extension de l’UADB et de l’UGB livrés en 2017, l’UGB a réceptionné en janvier 2021 un complexe comprenant des amphithéâtres (dont un de 750 places), des salles de classes et des bureaux;
  • l’UASZ a réceptionné un complexe identique en 2019,  ainsi que trois amphithéâtres en préfabriqué (un de 500 places et deux de 300 places chacun) et 16 salles de cours ;
  • en plus de la réhabilitation de ses cinq amphithéâtres en 2017-2018, l’UCAD a réceptionné, en 2020, trois autres amphithéâtres en préfabriqué (un de 1500 places et deux de 500 places chacun). Le bâtiment de la FLSH, initié par le dit établissement et à l’arrêt depuis 2015, est en cours de finition avec l’appui du MESRI ;
  • les chantiers de l’UIDT sont achevés et le seul blocage, qui est entrain d’être résolu, réside dans l’érection d’un mur de clôture et la construction d’une station d’épuration ; lesquels ouvrages se sont heurtés au problème d’impenses exigées par les populations locales ;
  • pour l’UVS, en plus de la réception de cinq (5) ENO, les travaux se poursuivent à un rythme appréciable pour cinq (5) autres. L’objectif est d’en implanter un dans chaque chef-lieu de Département.

Construction d’un Institut supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP)

Le MESRI rappelle, pour ceux qui l’auraient oublié, que la construction d’un ISEP dans chaque région du pays est un programme lancé à l’initiative du Gouvernement du Sénégal. A l’heure actuelle, cinq (5) ISEP sont déjà fonctionnels et les études de faisabilité pour le sixième qui sera construit à Mbacké sont en voie d’être lancées. En plus de ces efforts, les contacts avec les partenaires techniques et financiers se poursuivent afin de procéder à l’extension de la carte de la formation professionnelle, conformément aux instructions du Chef de l’État.

  • Prise en charge sociale et la motivation des PER

Affectation de bureaux et dotation d’ordinateurs portables aux PER

Le MESRI rappelle avoir entamé un programme volontaire visant à doter les  enseignants de bureaux à l’UCAD, à l’UGB et à l’UADB pour un montant de 500 320 000 FCFA. Cet effort sera maintenu avec la livraison des complexes en cours.

Concernant la dotation des enseignants en ordinateurs portables, le MESRI rappelle que les programmes du type « un enseignant-un ordinateur » ne sont plus d’actualité à l’heure où un nombre grandissant d’étudiants viennent à l’université avec leurs propres ordinateurs.

Facilitation de l’accès à la propriété privée des Enseignants près de leur lieu de travail.

Le MESRI rappelle que des efforts importants ont été faits en la matière avec l’augmentation du prêt DMC qui est passé de 3 à 5 000 000 FCFA et l’appui constant apporté aux différentes coopératives d’habitat mises en place par les PER, sans compter la valorisation substantielle de l’indemnité de logement et de la prime académique de logement corrélée au grade de l’enseignant.

En conclusion, le MESRI rappelle, dans un souci de concertation continue et d’ouverture d’esprit, avoir rencontré tous les syndicats du sous-secteur dans le respect de la préséance basée sur le principe de la représentativité de chacun et le respect mutuel et conformément aux textes réglementaires régissant les rapports État-organisations syndicales représentatives.

Néanmoins, dès sa prise de fonction, le MESRI a rencontré à trois reprises une délégation du SUDES/ESR. Au vu de toute cette ouverture, le MESRI déplore l’attitude de certains dirigeants du SUDES/ESR qui, sous prétexte de revendications basées sur l’exigence d’une remise en cause des acquis d’un syndicat majoritaire, se singularisent par une arrogance, voire une immaturité, et des attaques injustifiées et continuelles à l’endroit de toutes les composantes du sous-secteur de l’Enseignement supérieur (ministère, autorités académiques et pédagogiques, syndicat majoritaire).

 Le MESRI rappelle qu’il applique la politique du Gouvernement en matière d’enseignement supérieur tout en réitérant sa détermination à s’appuyer sur les partenaires sociaux qui peuvent légalement et légitimement défendre les intérêts de leurs militants.

En dépit de toutes ces considérations, le Directeur de l’Enseignement supérieur public (DESPUB) a été instruit de rencontrer le SUDES/ESR pour recueillir l’ensemble de leurs revendications écrites et orales.




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