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Société : Souka Ndella Diouf, DRH du MSAS répond à Meïssa Diouf

Cité nommément dans un article de presse, Souka Ndella Diouf, le Directeur des ressources humaines (Drh) du ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas), ne s’est pas fait prier pour porter la réplique. Après avoir été l’objet d’accusations faites par le sieur Meïssa Diouf qui se dit ‘’porte-parole du collectif des enseignants des écoles de formation en santé et action sociale’’, le Drh a balayé en touche tous les faits qui lui sont reprochés. 
 
Et c’est pour, d’emblée, s’offusquer des propos de Meïssa Diouf l’accusant d’être ‘’depuis hier, (…) en train de semer les germes d’une perturbation de la santé’’ et d’avoir d’avoir convoqué arbitrairement certains acteurs de la santé ‘’pour les menacer ou les intimider’’. Des propos qui ont suscité la réaction du Drh du Msas. 
 
‘’Il parle de germes semés … mais quel germe a-t-on semé ? Il veut que l’Endss soit rattachée à l’Université,  à la Faculté de médecine et que les Centres régionaux de formation soient des piliers de l’Endss. Nous nous avons dit que nous préférons, pour l’instant, les garder et travailler sur l’accréditation de l’Endss pour qu’elle puisse faire le système Lmd (Licence, Master, Doctorat). Donc où est-ce qu’on a vu ici des germes semés pour déstabiliser le système de santé ? Cela c’est dans la tête de M. Diouf, moi je ne vois pas effectivement où est-ce que nous avons parlé de ça’’, a déclaré M. Diouf . 
 
 
À l’en croire, Meïssa Diouf a tout dit sauf la vérité des faits. Il en veut pour preuve, l’histoire des réunions que son accusateur évoque. ‘’Il parle de réunion que moi j’ai eue avec des directeurs des Centres régionaux de formation en santé. Mais, c’est une réunion de coordination entre la Direction des ressources humaines et les Centres régionaux de formation en santé. Au total ce sont 7 directeurs. Et dans la salle il y avait, au total, 9 personnes. Nous avons travaillé de 10 à 13 heures passées sur des questions de fonctionnement et d’orientation des écoles et centres régionaux en santé. Donc, franchement, c’est une réunion de coordination. Mais, lui parle de réunion où j’ai convoqué des gens pour les menacer. L’administration ne menace pas. S’il y a des décisions à prendre, l’administration les prend. Il n’y a pas de menace dans tout ce que nous avons fait depuis hier. Nous avons voulu échanger avec des collaborateurs sur des questions préoccupantes qui interpellent le ministère de la Santé’’, a relevé Souka Ndella Diouf pour le regretter. 
Selon lui toujours, toute cette agitation est née d’une volonté de Meïssa Diouf et Cie de rattacher l’Endss à l’Université. ‘’Ils veulent que les Centres régionaux de formation soient rattachés à l’Endss. Ils veulent migrer vers l’enseignement supérieur. Nous, nous avons dit que le métier de soigner est un métier très sérieux ; que nous (ministère de la Santé) nous préférons garder ces écoles-là dans le système de santé pour mieux encadrer la formation de ces professionnels de santé. Parce que soigner des êtres humains, on ne peut pas laisser cette responsabilité sans qu’il y ait un contrôle du ministère de la santé. Nous avons donc des écoles dédiées pour les métiers de la santé, c’est l’Endss, ce sont les centres régionaux de formation en santé. Nous voulons garder ces écoles-là dans notre giron tout en améliorant les conditions de travail, les conditions d’exercice des enseignants qui sont dans ces établissements-là. Voilà la question’’, indique-t-il.
 
‘’Maïssa Diouf et le collectif dont il parle disent qu’ils veulent être rattachés à l’université et être des enseignants de l’université. La seule remarque que j’ai eu à faire, c’est que pour être enseignant à l’université il faut un certain niveau de qualification. Et ce n’est pas ce que j’ai vu. Ce niveau-là n’est pas atteint dans presque l’ensemble des écoles de formation en santé. Donc, nous avons des écoles qui forment à la hiérarchie A, c’est l’Endss. Nous avons des écoles qui forment aux métiers de la santé. Et ces écoles, nous notre position c’est de les garder au niveau de notre système de santé pour mieux contrôler les produits qu’on va nous donner à la fin de la formation. Maintenant pour que ceux qui sont dans des écoles là puissent aller jusqu’au doctorat, on est pour’’, indique le Drh de la tutelle. Celui-ci annonce même que le Msas ‘’a introduit une demande à l’Anaq-Sup (Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur) pour voir quelles sont les possibilités pour l’Endss d’aller jusqu’au doctorat. Donc nous n’avons pas d’opposition. C’est une question de démarche et nous, nous leur avons suggéré d’avoir une démarche administrative. Voilà le problème. Maintenant, M. Diouf après l’entretien d’aujourd’hui est sorti, a convoqué la presse et a dit qu’il parlait au nom d’une intersyndicale et d’un collectif. Il a raconté beaucoup de choses qui ne sont pas, à mon avis, justes. Parce que cela n’a pas fait l’objet de notre entretien. (…) C’est pourquoi j’ai vraiment voulu rétablir les faits. Et les faits c’est tel que je viens de développer’’. 




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