GFP 2/SANTE: Abdoulaye D. SARR fait le point sur la covid et la maladie des pêcheurs.

Deuxième vague de COVID : « Il y a une nouvelle situation qui se présente »

Dans le cadre du programme « Gouvernement face à la presse », le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est exprimé pour évoquer les questions urgentes de l’heure comme la « deuxième vague » tant évoquée.

Est-ce déjà la deuxième vague ? Selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale, la réponse est oui. Abdoulaye Diouf Sarr a indiqué aujourd’hui qu’une nouvelle vague de contamination, assez haute et soudaine, a été remarquée à la 45e semaine de la pandémie.

L’autorité est consciente de la nouvelle situation qui se présente dans la gestion de la pandémie du nouveau Coronavirus. « Pour la deuxième vague, je crois qu’il faut se rendre à l’évidence, la constater et l’accepter », a dit le ministre de la Santé.

Il dit avoir remarqué un phénomène exceptionnel qui s’est produit à la 45e semaine de pandémie. « C’est-à-dire qu’une courbe qui frémit. Nous avons constaté un décollage. Là où on avait 15 à 21 cas, nous avons vu que les choses décollent vers 40, puis 45 et ensuite vers 70 cas. Nous nous sommes dit qu’il est en train de se passer quelque chose », se désole-t-il.

A la 46e semaine, Abdoulaye Diouf Sarr estime que la courbe s’est décollée davantage pour aller à 92 cas, puis la semaine qui suit à 112 cas et 460 cas, la semaine suivante. « C’était une situation nouvelle par rapport à la perspective baissière que nous avons connue avant. Il n’y avait pas d’équivoque. Il fallait se rendre à l’évidence. Il y a eu une nouvelle situation qui se présente », a-t-il ajouté. 

Respect des mesures barrières: « Nous ne pouvons plus montrer de la tolérance. S’il le faut, on ira jusqu’aux mesures contraignantes » (Ministre)

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale est ferme dans sa position de faire face à une éventuelle deuxième vague qui pourrait être fatale et nous pousser à prendre des mesures rigoureuses.

En effet, à l’occasion du « face à la presse », le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a rappelé l’importance d’intensifier les mesures et de maintenir le niveau où le Sénégal se trouve par rapport à la lutte sanitaire : « nous avons commencé le combat sur le terrain, le 02 Mars. Ce premier cas nous a tout de suite permis de déclencher le plan de contingence et d’engager les mesures. Si nous avons réussi et obtenu cette consécration, c’est qu’on a planifié ».

Poursuivant son propos, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr rappelle que le virus, toujours méconnu, ne doit pas nous pousser au relâchement. « On a organisé la riposte au plan intermédiaire, opération et sur la prise en charge de manière générale. Au moment où nous parlons, beaucoup de déterminants ne sont pas encore connus », a indiqué le MSAS.

Ainsi, le ministre de la santé et de l’action sociale estime qu’aujourd’hui par rapport aux mesures « nous ne pouvons plus montrer de tolérance. Il est donc plus que jamais important de faire respecter les mesures barrières notamment, le port systématique du masque. S’il le faut, on ira jusqu’aux mesures contraignantes »

Covid-19 /Assemblée : « Si la demande est faite, nous pouvons tester tous les députés qui le souhaitent » (Abdoulaye Diouf Sarr)

Le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr a évoqué la question des cas de contamination à la Covid-19 à l’Assemblée nationale lors de l’acte 2 des questions de l’actualité. 

Face à la presse, le patron des blouses blanches indique que « l’assemblée a été touchée par la Covid-19. Prions pour que notre sœur Loulou soit accueillie au paradis. A ce niveau, des mesures sont déjà prises. Ce matin déjà, les éléments du service d’hygiène ont déjà fait leur travail. Bien avant, ils ont réadapté leur stratégie de séance. Ils ont instauré le huis-clos. On a juste une équipe réduite du ministre qui passe, plus les vice-présidents et les présidents de commission. Un schéma réduit pour respecter les mesures barrières ».

Cependant, le MSAS souligne « j’ai recommandé, conformément à la stratégie nationale, qu’on surveille l’ensemble des députés. Qu’ils s’auto-surveillent d’abord et qu’on ouvre les possibilités de tester tous les contacts qui sont symptomatiques. Mais on peut tester tous les députés qui le souhaitent. La stratégie du Sénégal, c’est de tester les contacts asymptomatiques et les suspects. Si la demande est faite, nous pouvons tester tous les députés qui le souhaitent. Il y a une surveillance de la situation à l’Assemblée nationale » informe le ministre de la Santé face aux journalistes. 

Vaccin contre la Covid-19 : « celui que nous allons choisir sera celui qui va être homologué par l’Oms » (ministre)

La messe est dite sur la question du vaccin contre la Covid-19. Le ministre de la Santé et l’Action sociale a précisé que le Sénégal entend choisir le vaccin qui va être homologué par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). 
 
 
Une question qui fait actuellement débat et qui a été agitée dans la presse, c’est celle des vaccins, a évoqué le ministre qui s’adressait à la presse, dans le cadre des questions d’actualité, au nom du gouvernement. Abdoulaye Diouf Sarr, à cette occasion, a indiqué que le Sénégal n’a pas encore choisi son vaccin. ‘’Le Sénégal n’a pas choisi Moderna. Il n’y a pas de choix, nous sommes dans une alliance. Et le vaccin que nous allons choisir dans ce cadre-là, sera celui qui va être homologué par l’Oms. Il est important de donner cette information pour que les choses soient extrêmement claires, parce que sur ce sujet-là, il y a, des fois, quand même de la spéculation’’. 
 
Dans sa réponse, il a tenté de rassurer les populations. ‘’Ce qu’il faut retenir, c’est que le Sénégal est dans l’initiative Covax. Ce sont 170 pays qui se sont constitués en alliance pour saisir toutes les opportunités pour profiter du vaccin futur. Il fait partie des 56 pays à revenu intermédiaire qui sont dans cette initiative. Nous sommes dedans, dans le cadre d’une alliance, et non de manière isolée, sous le leadership de l’Oms’’, a indiqué le ministre Abdoulaye Diouf Sarr. 

Maladie des pêcheurs : « Tous les cas sont guéris » (Diouf Sarr)

Tous les cas de la maladie des pêcheurs sont guéris depuis début décembre. Le ministre de la sante Abdoulaye Diouf Sarr affirme qu’il n’y pas de nouveaux cas à l’heure actuelle, seulement l’origine de la maladie reste encore inconnue car les recherches se poursuivent au niveau du centre anti-poison pour tirer au clair cette affaire.

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