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Alioune SARR, ministre sénégalais du Tourisme, relance à Paris la « Destination Sénégal », pays de la légendaire Téranga.

Nouveau ministre du Tourisme et des Transports aériens depuis avril dernier – après avoir été depuis 2013 ministre du Commerce et des PME –, Alioune Sarr vient de passer une semaine à Paris à l’occasion du Salon IFTM Top Resa. Pour relancer la « Destination Sénégal », pays de la légendaire Téranga (hospitalité) et faire de nombreuses annonces, notamment relatives à AirSénégal. Entretien exclusif.

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Quels sont les grands projets touristiques de votre pays ?

Alioune Sarr – Conformément aux orientations définies par le Président Macky Sall, au travers du Plan Sénégal Emergent (PSE), le Sénégal s’est résolument engagé dans la redynamisation du tourisme et des transports aériens en mettant en place des actions hardies de promotion. D’où ma présence, cette année à Paris, au Salon IFTM Top Resa, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment le nouveau DG d’Air Sénégal, M. Ibrahima Kane, le Président de la Fédération sénégalaise de Football, M. Augustin Senghor, ou le coach des « Lions du Sénégal », sélectionneur de notre équipe nationale, Aliou Cissé, désormais élevé au rang d’Ambassadeur de la Destination Sénégal.

Leur présence à mes côtés, au-delà du symbole, traduit la volonté des autorités sénégalaises de sceller un partenariat dynamique entre notre compagnie nationale Air Sénégal et notre équipe nationale de football, pour en faire dorénavant le transporteur officiel des Lions de la Téranga.

Que recouvre cette nouvelle offre appelée « Destination Sénégal » ?

Alioune Sarr – Cette nouvelle offre, c’est la preuve que notre pays reste toujours attractif et qu’avec les investissements prévus dans le secteur du tourisme et les ajustements nécessaires que nous ferons en accord avec les acteurs du tourisme et du secteur privé, nous pourrons atteindre l’objectif de 5 millions de touristes par an en 2023. Un objectif que nous atteindrons, j’en suis convaincu, avec l’implication de tous.

Et avec un slogan bien trouvé : « Le Sénégal, que du bonheur ! »

Alioune Sarr – Nous allons dans un premier temps consolider nos acquis grâce à notre offre balnéaire qui reste la plus connue avec 700 kms de côtes et rénover par exemple des stations comme Saly, sur la Petite Côte. Avec la SAPCO (Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal), les projets de nouvelles stations touristiques sont nombreux. Puis nous allons développer le tourisme d’affaires. Mais le Sénégal a aussi un patrimoine historique avec les îles de Gorée et de Saint-Louis.

Où en sont précisément les efforts pour sauver Saint-Louis, victime du réchauffement climatique ?

Alioune Sarr – Cette ville attire toujours beaucoup de touristes et il nous faut donc remettre Saint-Louis du Sénégal à l’honneur. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Saint-Louis qui fut autrefois la capitale de l’AOF (Afrique occidentale française) de 1895 à 1902, puis celle du Sénégal jusqu’en 1957, est en effet victime du réchauffement climatique. Le président Macky Sall y avait accueilli le président français Emmanuel Macron en février 2018 et ce dernier avait promis de mobiliser 40 millions d’euros pour sauver le patrimoine historique de la ville et la célèbre Langue de Barbarie, attaquée par la montée des eaux. Des travaux sont en cours.

Que pèse aujourd’hui ce secteur du tourisme ?

Alioune Sarr – Je vais vous donner des chiffres qui parlent d’eux-mêmes. En 2018, le Sénégal a enregistré 1,610 million de touristes contre 1, 365 million en 2017, soit une hausse de 17,9 %. Et les recettes touristiques sont évaluées à 620 milliards de Francs CFA en 2018, contre 485 milliards de Francs CFA en 2017, ce qui représente une contribution directe et indirecte de 6,8 % à notre PIB. C’est donc un secteur clé.

Dans le même temps, le nombre de passagers enregistrés au nouvel Aéroport International Blaise Diagne, officiellement inauguré le 7 décembre 2017 à proximité de la ville nouvelle de Diamniadio, s’est élevé à 2,379 555 milllions passagers, soit une croissance de 9,77 % par rapport à l’ancien aéroport international Léopold Sedar Senghor de Dakar.

Au total, ce sont 150 000 Sénégalais qui vivent du tourisme et j’espère que leur nombre sera un jour multiplé par quatre. Cela représente déjà un milliard d’euros.

Et le Sénégal a désormais sa place au bureau de l’OMT…

Alioune Sarr – Ce dynamisme de notre secteur touristique a en effet été gratifié par l’entrée du Sénégal au Conseil exécutif et au bureau de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) lors de l’Assemblée générale de l’OMT qui s’est tenue le 10 septembre dernier à Saint Petersburg, en Russie.
Je saisis d’ailleurs l’opportunité de ce rendez-vous important à Paris pour vous annoncer notre ferme volonté d’organiser en 2020 le Salon International du Tourisme et des Transports Aériens (SATTA) au Sénégal.

Avec la mise en service d’un aéroport international moderne, répondant aux meilleurs standards d’accueil et de sécurité, et la mise en place d’Air Sénégal, notre pavillon national, ce Salon sera l’occasion d’affirmer le rôle de leader du Sénégal en Afrique de l’Ouest et de repositionner la Destination Sénégal sur l’échiquier du tourisme mondial.

Peut-on faire un point sur l’envolée d’Air Sénégal, qui va ouvrir prochainement de nouvelles lignes ?

Alioune Sarr – Air Sénégal est une compagnie qui fait la fierté non seulement des Sénégalais, mais des Africains et qui, en moins d’un an et demi d’existence, est devenue le leader sur le tronçon Dakar-Paris.

Bien consciente qu’il n’est pas possible pour une compagnie nationale d’être rentable sur le seul transport national ou régional, Air Sénégal a placé dès le début les vols long-courrier au cœur de sa stratégie de développement. C’est dans ce but que la compagnie a investi massivement dans des appareils neufs et acquis deux Airbus A330 Neo, dont le second devrait nous être livré à la mi-octobre. Et elle affiche aujourd’hui treize destinations, dont la ligne Dakar-Paris ouverte en février dernier.

Le taux de remplissage des vols d’Air Sénégal atteint chaque jour 99 %, ce qui montre que les clients sont satisfaits du service à bord et de la grille tarifaire. Cela démontre que le marché et la clientèle ont validé l’offre d’Air Sénégal, même si la compagnie va continuer à faire encore des efforts et ouvrir de nouvelles lignes.

Après Ouagadoudou (Burkina Faso) et Niamey (Niger), deux nouvelles destinations ouvertes en juillet dernier dans la sous-région, Air Sénégal devrait desservir d’ici à la fin de 2019 Marseille et Barcelone, puis l’an prochain New York, et un jour Washington…

Pour conclure, quels sont les prochains grands rendez-vous internationaux du Sénégal ?

Alioune Sarr – Cette montée en puissance du Sénégal va nous permettre en effet d’organiser et d’accueillir de grands rendez-vous internationaux qui auront de nombreuses retombées économiques fort utiles pour notre pays.
En mars 2021, Dakar accueillera ainsi la IXe édition du Forum mondial de l’Eau, organisé par le Conseil mondial de l’Eau, et qui se déroulera pour la première fois en Afrique subsaharienne. Avec pour thème : « Sécurité de l’Eau pour la Paix et le Développement ».

En 2021, nous organiserons également le prochain Sommet Chine-Afrique, comme le Président Macky Sall l’a lui-même annoncé lors du dernier Forum pour la Coopération entre l’Afrique et la Chine (FOCAC) qui s’est tenu en septembre 2018 à Pékin.

Et le Sénégal a été choisi pour organiser en 2022 – après Buenos Aires (Argentine) en 2018 – les prochains Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ). Réservés aux athlètes talentueux âgés de 15 ans à 18 ans, ils se dérouleront sur trois sites principaux : Dakar, Diamniadio et Saly. Ce sera une grande fête de la jeunesse au Sénégal et une grande première pour l’Afrique.

Mais d’ici là, un événement est également prévu dans un mois : le Grand Carnaval de Dakar. C’est une excellente initiative de Mme Fatou Kassé-Sarr, que nos services appuient. Cela se fera du 8 au 10 novembre prochain et ce sera – là encore – une grande première pour le Sénégal et l’Afrique.

Propos recueillis par Bruno FANUCCHI pour AfricaPresse.Paris (AP.P)
@PresseAfrica




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