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1er mai / Présentation du cahier de doléances : plaintes et complaintes des acteurs de la presse.

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« M. le président, notre secteur est en péril! Des réformes majeures s’imposent dans l’urgence… » (Bamba Kassé, SG du Synpics)

À l’occasion de la célébration de la fête nationale du travail célébrée partout dans le monde, les différents secteurs représentatifs au Sénégal ont présenté leurs cahiers de doléances au chef de l’État Macky Sall ce matin au palais de la République. Ainsi, Bamba Kassé a tenu, à l’occasion, à rappeler au président Sall les maux dont souffre le secteur des médias.  Il est vrai que le président de la République est au courant d’un certain nombre de difficultés que vit le secteur de la presse durant les années précédentes. « M. le président de la République, les journalistes sont laissés à eux mêmes par une grande partie du patronat de presse. Également, les journalistes qui sont au niveau des régions (les correspondants), partagent tous le même sort. Ils sont tous exploités, pour qu’à la fin d’une très laborieuse carrière, ils soient jetés aux oubliettes. Le secrétaire général du Synpics s’exprimera notamment sur la qualité de production journalistique qui est de plus en plus basse car, considérant que le travail est toujours bâclé avec un niveau très bas. En plus, les populations sont plus exposées à des faits de propagande politique qu’à des informations et des programmes utiles », déplore le SG du Synpics. Ainsi, Bamba Kassé rappellera au chef de l’État que « dans le secteur médiatique, il existe ‘des prédateurs, des maîtres-chanteurs, qui se vendent aux plus offrants ou au plus prometteurs et qui sont dans des logiques de propagande, dans de la météo politiques et se promettent un lendemain de membres du régime politique.  Dans un pays où la loi sur la publicité date de 1983, on ne devrait pas s’étonner, selon le SG du Synpics, que les médias surtout privés, dépourvus de ressources, en viennent à privilégier, les clics et les ‘likes’ pour avoir des sous. Mais également, il faut déplorer, cette attitude des médias, qui reprennent délibérément en entier les articles d’autrui. Toutes ces pratiques sont récurrentes dans ce métier.  « M. le président de la République, le secteur des médias doit faire une réforme en profondeur qui permettra de disposer d’entreprises fortes, biens dotées en ressources et pouvoir à la sueur de leur innovations quotidiennes, renforcer la confiance du public. C’est à cette réforme que nous invitons l’État du Sénégal avec notre projet d’assises des médias. À l’issue de cette réforme, nous espérons un contrôle plus strict des conditions d’existence légale des entreprises de presse », confiera le secrétaire général du Synpics au président de la République.

« Nous n’allons pas laisser des gens derrière leurs claviers détruire des personnes, des familles gratuitement… »

Le respect de la liberté d’expression et la liberté d’opinion doivent être respectés. C’est le point de vue du chef de l’État qui recevait ce matin à la salle des banquets, au palais de la République, les centrales syndicales venues lui présenter les cahiers de doléances des travailleurs du Sénégal.  Et c’est sur une interpellation du secrétaire général du Synpics que le président Macky Sall s’est indigné des dérives visibles sur Internet et qui gâchent le travail de la presse. En effet, le chef de l’État entend prendre de fermes mesures pour sanctionner ceux qui s’estiment être dans l’anonymat et pensant qu’ils ne peuvent être repérés.  « Si notre pays a reculé dans le classement de la démocratie, c’est pas dû au gouvernement ou à l’État. Les gens ont voulu profiter des évènements pour s’en prendre à des organes de presse. C’est vraiment déplorable », regrettera dans un premier temps le président Macky Sall qui poursuit en ces termes : « Je tiens également à rappeler que désormais, on ne peut pas laisser passer sous un prétendu anonymat de clavier, des personnes se permettre de dire ce qu’elles veulent. On va prendre des mesures sur cela car, c’est tout à fait inacceptable ».  Ainsi, devant le syndicat des professionnels des médias, le président de la République se dit déterminé à combattre avec les acteurs des médias, ces actes irresponsables qui tendent à ‘dévaloriser’ ce secteur. « Nous allons travailler ensemble pour que cela soit réglé » lancera- t-il aux acteurs de presse.




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