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KOLI TENGUELLA – BA FONDATEUR DE LA DINASTIE DÉNİYANKOBÉ (1512- 15**)

Koli Tenguella (ou Koli Tengella Jaaje Baa alias Koli Pullo) était un guerrier peulh. Au seizième siècle, après neuf tentatives, il conquiert Futa Toro, un royaume situé au nord-est de l’actuel Sénégal, et fonde la nouvelle dynastie des Pulani Denianke. Il est l’ancêtre de la dynastie royale et noble Déniyankobés, de la généalogie Bâ à laquelle appartiennent également les clans Koli des Teghéla, Rella, Dianga, Soulé, Diye, Waranka, mais aussi de ceux de Sanghé Lobaly, Waly et Sinthiane Padalal.Coly Tenguella  est le fils du roi des Peuls de Kingui  Le père de Coly a mené des guerres entre 1481 et 1495 contre les Malinké qui ont fini par le tuer en 1512 par le frère de Askia Mohamed, appelé Amar. Coly, qui était momentanément absent, prend la décision de se rendre au Sénégal Coly Tenguella  est venu au Fouta-Toro pour rechercher un territoire plus propice, où il fait bon vivre ; le Fouta regorge de mil, de maïs, de niébé, de patates douces, coton et pastèques. La famine commençait à sévir sur le territoire du Mandé, au Mali. son père, Tenguella BA qualifié du titre d’Ardo par ses compatriotes peuls et de celui de Satigui par les mandingues, résidait à Kingui, province de Diâra et Nioro. Soutenu probablement par l’Empereur du Manding, il prêcha la révolte contre l’Askia et fit la guerre au roi de Diâra parce que celui-ci a accepté la suzeraineté du Songhaï ; c’est ce qui causa la perte du père de Coly Tenguella.Coly Tenguella  serait un descendant du Mansa, Soundiata KEITA, de par sa mère qui s’appelle Nana KEITA. Il est certain que Coly a fait ses premières armes en pays malinké, mais son père était Peulh, du clan des BA, et était donc originaire du Fouta-Toro, comme l’a établi Cheikh Moussa Camara, un spécialiste de la généalogie des familles du Fouta. Coly est l’unificateur du Fouta-Toro qu’il a libéré de la domination du Bourba de Djolof avec l’aide des Sérères ; il est par la même occasion le fondateur de la dynastie des Déniankobé ; il a installé sa capitale à Toumbéré Guingué et a pris le titre de Satigui.
Parti de Bajar, en passant par Niani, Coly Tenguella  traversa le fleuve avec son armée et se rendit notamment à Gourel Hayré, Nabadji, Agname Godo, Diowol, etc.  Le Fouta-Toro, en ce début du XVIème siècle, était déchiré par des divisions et des guerres intestines entre les différentes royautés. Ainsi, le Ardo de Guédé et différents Farba dépendaient du Bourba de Djolof ; une partie du Fouta était donc sous la domination Ouolof.Les autres royaumes, plus autonomes, notamment les Farba de Diowol et Farmabaal, ne cessaient de se battre entre eux. De nouveaux régnants ont pris le pouvoir, après la chute des Laam Termesse, mais les Maures se livrent à des razzias incessantes et la colonisation, qui est restée côtière, tente de s’infiltrer à l’intérieur du pays. Face à des différentes menaces internes et externes, Coly a réussi à mettre tous les chefs Foutanké d’accord ; il a vaincu, après des combats acharnés, les résistances et a unifié le Fouta-Toro. Coly a régné, dit-on, sur le Fouta pendant 25 ans et a pris le titre de Satigui.Selon la tradition, Koli épousait fréquemment les filles et veuves de ses victimes. Cette attitude de conciliation à l’endroit des peuples conquis rendait moins lourde la domination des Peuls et faisait participer réellement à l’exercice du pouvoir les vaincus sans parler de leur incorporation dans son armée.  Coly a su galvaniser ses troupes au combat en se faisant accompagner de tam-tams et de griots qui excitaient la bravoure et la vanité de ses Djambarébé (guerriers) qui préféraient mourir sur le terrain de combat que sur leur lit. Les griots chantent, notamment le Yella qui est un chant de guerre. Les guerriers, qui ont code l’honneur intégrant notamment la bravoure, ont choisi de donner leur chair aux vautours plutôt que de se rendre. Les forgerons sont mis à contribution pour fournir les armes et les pillages permettent d’assurer, efficacement la logistique et l’intendance.le retour au Fouta, pays de ses ancêtres, est pour Coly et ses armées une réussie tentative de retrouver le paradis perdu. Les succès militaires sont dûs tout d’abord à la détermination de Coly, un fin stratège, à sa puissante armée, bien entraînée, qui était mobile avec des chevaux, et utilisait des arcs et des flèches. Coly Tenguella  est resté dans la postérité en raison, notamment de la longévité de la dynastie des Déniankobé qui ont régné pendant plus de deux siècles, sur le Fouta-Toro de 1532 à 1776. Coly Tenguella  a effacé le nom de diverses dynasties qui avaient régné le Fouta-Toro, dénommé auparavant, Namandir.   les Diaogos, qui étaient pauvres, cultivaient la terre, travaillaient le fer et avaient comme chef Coumba Waly ; ils étaient fétichistes. Les Diaogo ont été supplantés par la dynastie des Manna, des princes Tiédo Sarakollé venus de Aéré N’Gallé. Leur chef, Manna Soumaré s’est installé à Ouandé. Dans la tradition orale, le plus connu a été Hamadi Manna. Le dernier chef Manna, dénommé Thiégane a plongé sa dynastie qui a régné 250 ans sur le Fouta-Toro, dans le déclin en raison de sa grande cruauté ; il vendait comme esclaves ses sujets. Une dynastie Sérère, les Tondiang, prit le pouvoir pendant 360 ans ; leur dernier roi fut Maïssa N’GOM Tondiong.
Cette dynastie fut supplantée, par la suite, par les Maures Tagas ; les souverains maures portaient le titre de Lamtaga. Les Maures ont régné une centaine d’années, mais refusaient de se mélanger à la population. Les Lamtermesses, qui sont Peuls, prirent le pouvoir. En raison des attaques des Maures et de la tyrannie des Lamtermesse, un Farba, fut nommé à Diowol.
Face aux appétits de pouvoir, aux attaques incessantes des Maures, à l’insécurité générale, surgit alors Coly Tenguella  qui a entamé la réunification du Fouta-Toro.Coly Tenguella , dès sa prise de pouvoir, eut le génie de structurer son administration pour la confier à des fidèles, notamment furent nommés : son frère Ameth Ali El Bana, chef du Toro à Guédé, neveu, Niobdi, chef des Irlabbé Hébbyabé, son fils Moussé Bassé, chef du Bossoya, son frère Ali Malliga, chef du Damga, etc. Mais pour consolider son règne, il était obligé régulièrement de mener des guerres. Il mourut d’une fièvre, à Lamboussa, pays dont on ne connaît pas l’emplacement actuel.Coly Tenguella, à sa mort fut remplacé par son frère Labba Tenguella. La famille royale, au cours d’une réunion, a désigné le plus âgé ; brave guerrier, on attribue à Labba Tenguella de nombreuses victoires dont celle contre les Ouolof qui attaquaient le Fouta-Toro. Labba fut tué à Agnam, par un Damel qui avait fait une incursion dans le Fouta-Toro.Samba Tenguella, frère de Coly, succéda à Labba ; il n’a rien changé aux règles de gouvernement établies par Coly. Samba a continué de livrer bataille aux Maures et aux Ouolof qui voulaient assujettir le Fouta. Mais les Satigui sont, en général, des souverains paresseux  et pillards. Samba fut vaincu et tué au cours d’une de ses expéditions.Guéladio Tabara, fils de Coly, succéda alors à Samba, son oncle. Il mourut de maladie et fut remplacé par Sawa Lammou qui n’a régné que deux ans, pour être remplacé par son fils, Ciré Sawa Lammou ; ce dernier a régné pendant 30 ans sur le Fouta-Toro. Bokar Samba Lammou fut nommé Satigui, en remplacement de son père et régna pendant 20 ans et fut remplacé par Guéladio Dikoui, qui lui-même, à sa mort, a été remplacé par Guéladio Diégui (père de Samba Guéladio Diégui).
C’est en 1776 que le grand marabout toucouleur, Souleymane Bal, fomenta une révolte et renversa le dernier chef dénianké Sulé Bubu. Elu chef du Fouta, Souleymane Bal se désiste en faveur d’un autre marabout, un valeureux guerrier Abdoul Kader Kane. Puis vient le grand marabout, El Hadji Omar TALL,
C’est le début du royaume islamique du Fouta Toro qui est bien postérieur à la Confédération théocratique du Fouta Djallon le souverain prenait le titre de Almamy, vint alors remplacer la dynastie fondée par Coly Tenguella.



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