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Histoire: Qui est Mamadou Lamine DRAME ?

Histoire: Qui est Mamadou Lamine DRAME ?

Mamadou Lamine Dramé, Soninké né vers 1835 à Goundiourou, près de Kayes, d’un père marabout. Il participa dans sa jeunesse à une expédition contre les animistes de Gamou, capitale du Tenda (Haute-Gambie). Il y resta prisonnier plusieurs années, et fut fouetté à coup de cordes, humiliation qu’il n’oublia pas.
Il séjourna ensuite au Fouta, avant de se rendre à la Mecque, restant une dizaine d’années au Moyen-Orient. A son retour, Amadou, le fils d’El Hadji Omar, l’assigna à résidence sept ans durant (1878-1885). Il sera libéré par Madani, fils du sultan, pendant une absence de celui-ci.
COMBATS AU BOUNDOU, ATTAQUE DE BAKEL (1885-1886)
Mamadou Lamine rentra au pays en juillet 1885, informant les autorités françaises des sentiments d’amitié qu’il leur portait, mais se livrant simultanément à des tournées de prédication qui lui attirèrent de nombreux adeptes. Il proclama le jihad contre le Tenda et Omar Penda, l’almamy du Boundou, lui ayant refusé le passage, il s’empara des principales localités du pays, y compris la capitale, Boulébané (février 1886). La deuxième compagnie de Tirailleurs sénégalais, sous les ordres du capitaine Ferrat, s’empara alors des femmes, des enfants, des esclaves et des biens du marabout à Goundiourou (14 mars 1886).
Le marabout renonce à la conquête du Tenda et concentre ses forces dans la région de Bakel. Il tend une embuscade à la 1ère compagnie de Tirailleurs, lui tuant dix hommes, s’emparant d’un canon et de marchandises. Entre le 1er et le 4 avril 1886, ses forces, estimées à 12000 hommes attaquent Bakel défendu par 141 hommes, assistés d’un millier de volontaires (Wolof et traitants). En dépit de violents combats de rues, Mamadou Lamine ne peut s’emparer de la place. Il se retire devant l’arrivée à Kayes, revenant de Bamako, du lieutenant-colonel Frey.
Après avoir eu le dessous à Tambokané et à Kidira, Mamadou Lamine gagne la Haute Gambie. Les colonnes Frey et Combes se livrent à de dures représailles sur les habitants du Haut-fleuve, incendiant une centaine de villages entre le 10 avril et le 24 mai 1886. Des contingents toucouleurs et maures appuient les forces de répression.
Avant de quitter pour toujours le haut-fleuve, Mamadou Lamine avait laissé à son jeune fils, Souayibou, le soin de poursuivre les opérations. Assiégé pendant cinq mois dans son tata de Gori par les Toucouleurs d’Amadou, il dut quitter celui-ci en avril 1887. Il fut capturé par les hommes du lieutenant Reichemberg, traduit en cour martiale et fusillé par les Tirailleurs. Il mourut à 18 ans, en faisant preuve d’une grande dignité.
SEJOUR A DIANA (1886-1887)
Mamadou Lamine se retranche à Diana, capitale du Diakha, en Haute-Gambie. Il ne lui faut que très peu de temps pour réorganiser un véritable Etat, d’où il correspond avec Samory, Aguibou (frère d’Amadou), Saer Maty (fils de Maba Diakhou).
Entre juillet et octobre, il remonte vers le Nord, envahissant le Boundou, dont l’Almamy Omar Penda est tué (16 juillet 1886). Deux colonnes françaises, sous les directions respectives du lieutenant-colonel Gallieni et du chef de bataillon Vallière, se rejoignent à Diana (25 décembre 1886), que Mamadou Lamine avait quitté la veille.
SEJOUR A TOUBAKOUTA ET MORT (1887)
S’étant établi à Toubakouta (Niani), Mamadou Lamine parvient, avec son habituel dynamisme, à reconstituer ses forces. Il monte une expédition contre le Ouli, dont le souverain s’est rallié aux Français. La capitale, Nétéboulou, est occupée et la famille royale est mise à mort (juillet 1887)
Le capitaine Fortin, en garnison à Bani, rassemble une colonne, dite de Gambie. Il marche sur Toubakouta, dont il s’empare le 8 décembre. Mamadou Lamine avait fui avant le combat. Moussa Molo, souverain du Fouladougou et allié des Français, se lance à sa poursuite, et le rejoint à Ngogo-Soukota. Mamadou est blessé à la cuisse et transporté vers le campement français. Il meurt en chemin (12 décembre 1887). Son corps de décomposant est jeté dans la brousse, après que le griot de Moussa Molo en ait tranché la tête qu’il ramena aux Français.
#Source_Soninkaradebu.com



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