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Lettre ouverte au ministre de l’éducation nationale.

En fonction de l’imminente ouverture des classes qui aura lieu le 12 Novembre 2020, nous voudrions rappeler à la tutelle que vous êtes, que l’école privée sénégalaise vit des heures sombres tributaires de la maladie à Coronavirus, qui s’est installée dans tous les segments du monde entier, et donc au Sénégal, avec son cortège de déséquilibres voire de catastrophes.

Dès lors, notre pays n’est pas en reste. Et dans le cadre de la pacification de l’espace scolaire, pour une année scolaire normale où les écueils émanant de quelconques acteurs doivent être minorés, ce qui a fait l’objet du séminaire de rentrée des classes, qui s’est tenu à Saly, ce lundi 02 Novembre 2020 avec 170 acteurs de l’Éducation sur le thème : « Gouvernance efficace et efficiente pour un système éducatif inclusif, résilient et performant », nous voudrions, encore une fois, attirer votre attention en tant que ministre de tutelle, sur cet épineux sujet que vous connaissez très bien, – les trois mensualités indues réclamées par des écoles privées aux parents d’élèves – et pour lequel nous réitérons votre arbitrage.

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, est – il acceptable de laisser aux écoles privées le privilège de la rétention des bulletins et carnets de notes des élèves dont l’unique tort, est d’avoir des parents qui ont été impactés par la COVID 19, qui ayant perdu leurs emplois qui des professions libérales secouées – obligées d’arrêter leur travail-, ou autres aux sources de revenus précaires, tirant le diable par la queue, pour assurer à leurs rejetons un bon parcours scolaires ?

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, avez-vous fait une simulation sur la forte somme d’argent que représenterait le paiement des trois mensualités réclamées par lesdites écoles, adjoint aux frais d’inscription de la nouvelle année scolaire 2020 – 2021, du mois d’avance, etc ? Et par ricochet, par quelle magie, ce parent situé entre le marteau de la pandémie et l’enclume de l’école privée qui a « oublié » son statut d’entreprise qui lui permet de négocier avec sa banque, en cas de difficultés financières, à fortiori, par les temps qui courent, où l’État a saisi les institutions financières pour un accompagnement à leur endroit, en dépit de ses subventions, argent des contribuables, dont les parents d’élèves ?

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, nous vivons, par cette situation inédite, un moment spécial qui, à coup sûr, d’une manière ou d’une autre, marquera l’histoire de l’école sénégalaise. Cette bombe sociale, scolaire, conjoncturelle ou que sais – je, doit, indubitablement, être désamorcée par votre tutelle dès lors que son Excellence Monsieur le Président de la République vient de vous renouveler sa confiance dans la gestion de ce ô si stratégique secteur de la République qu’est l’ÉDUCATION. En conséquence, ce goulot d’étranglement artificiellement fabriqué, entretenu et appliqué par ce pan de l’administration scolaire privée ,doit, le plus rapidement possible, disparaitre des méandres de l’ ÉCOLE SÉNÉGALAISE.

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, nous faisons l’économie de citer des noms, mais il faut retenir qu’il existe des écoles privées dignes de ce nom, qui font de très bons résultats scolaires et qui n’ont même pas fait cas de ces mensualités aux inscriptions de cette année scolaire 2020 – 2021.

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, tout en saluant, à ce niveau, les efforts réalisés par l’État, les enseignants qui ont fait preuve d’un esprit hautement patriotique durant l’épreuve pandémique, les parents d’élèves que nous sommes, qui n’avons pas manqué de jouer notre partition dans la solidarité nationale, appuient la sonnette d’alarme afin que justice soit faite, et que la famille éducative que nous constituons nous tous, soit un nœud de réalités.

Fait à Dakar, le 09 Novembre 2020

Les présidents des Associations de parents d’élèves de la Petite Ecole Protestante de Dieuppeul et Wagane DIOUF

Mame Abdoulaye TOUNKARA – Saliou MBENGUE




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