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Cérémonie de Graduation Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest: Discours du Parrain Professeur Mary Teuw Niane


EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE EVÊQUE DE THIÈS,
MONSIEUR LE REPRÉSENTANT DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION,
EXCELLENCE, ABBÉ CHRISTIAN GERARD SAGNA PRO PRÉSIDENT DE L’UNITE UNIVERSITAIRE DE ZIGUINCHOR A COUBALAN,
MONSIEUR PROSPER YOUM, PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION,
MONSIEUR LE REPRÉSENTANT DU CONSEIL SCIENTIFIQUE DE L’UCAO/ UUZ,
MONSIEUR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU COMPLEXE D’ENSEIGNEMENT UCAO/SAINTMICHEL SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DE L’UCAO/UUZ DR JEAN MARIE SENE,
MESDAMES ET MESSIEURS LES PROFESSEURS,
MESDAMES ET MESSIEURS LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS TECHNIQUES ET DE SERVICE,
CHERS INVITÉS,
CHERES ETUDIANTES, CHERS ETUDIANTS

J’exprime à l’entame de mon propos ma déférence à Son Excellence Monseigneur André Guèye, Évêque de Thiès. Je tiens, en sa présence, à rendre un vibrant hommage à l’Église pour ses contributions irremplaçables dans la formation des élites intellectuelles, des cadres techniques et des populations sénégalaises et africaines. Des premières écoles primaires à Saint Louis du Sénégal à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest, elles sont nombreuses les familles sénégalaises et africaines, musulmanes, chrétiennes ou adeptes des religions traditionnelles, à avoir fait confiance au système d’enseignement confessionnel chrétien, pour la formation des enfants. Ce système d’enseignement, fondé sur la qualité, le savoir faire et le savoir être, a façonné beaucoup d’hommes et de femmes qui servent le Sénégal et l’Afrique avec compétence et amour. Je remercie chaleureusement Dr. Jean Marie Sène directeur général, le personnel d’enseignement et de recherche, le personnel administratif technique et de service, les étudiantes et les étudiants de l’UCAO.

EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE,
Honorables invités,
Chères étudiantes, chers étudiants,
J’avoue ne pas savoir ce qui me vaut cet honneur de me tenir devant vous pour vous parler. L’âge et les nombreuses années d’expérience ne sont, sans doute, pas étrangers à cette générosité et à cette indulgence si touchante à mon égard. En franchissant le portail de Dakar Arena, pris d’assaut par cette jeunesse africaine, musulmane et chrétienne, assoiffée de connaissance, passionnée d’études, les uns venant recevoir leur parchemin, les autres les accompagnant, venant les soutenir en compagnie des parents, des frères et des sœurs, des amis, des voisins pour assister à cette grande, chaleureuse et solennelle célébration de la réussite, je mesure encore davantage la pleine responsabilité qui s’attache à mon choix comme parrain de cette grande cérémonie de graduation.
Monsieur le Directeur général Dr Jean Marie Sène lorsque vous êtiez venu à la maison, me proposer d’être parrain, j’ai accepté spontanément, car connaissant le sérieux, le prestige et l’engagement de l’UCAO à élargir l’accès de l’enseignement supérieur dans les villes africaines mais aussi dans les campagnes, son ouverture aux étudiantes et étudiants issues de couches défavorisées, son choix fort pour l’équité, la qualité et l’orientation de ses filières de formation dans la perspective de l’insertion ou de l’auto emploi. Je mesure aujourd’hui combien j’ai eu raison d’accepter ce choix généreux et indulgent mais combien aussi ma responsabilité particulièrement envers vous qui allez recevoir tout à l’heure votre diplôme est grande.
Ma part dans cette prestigieuse journée est de vous réaffirmer à travers mon modeste parcours ce que vos parents vous ont inculqué, ce que vos maîtres vous ont enseigné, ce que dans ce pays, enveloppé des doux signes d’un vivre en commun partagé, les guides religieux musulmans et chrétiens ont bâti pendant des siècles et enfin ces apports étrangers qui sont devenus nôtres, c’est cette symbiose de valeurs, de bonnes traditions et d’expériences enrichissantes qui doivent nous guider patiemment et obstinément sur le chemin de l’honneur qui passe par le dur labeur, l’honnêteté, la droiture, le courage, l’humilité, la confiance en soi, l’amour de l’autre, de la patrie, de l’Afrique et de l’Humanité.

EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE,
Honorables invités,
Chères étudiantes, chers étudiants
Finalement, me suis-je dit, à travers ma personne, c’est une manière de vivre qui est offerte en exemple, un engagement personnel et politique qui est valorisé, une certaine idée du Sénégal et de son avenir qui est mise en exergue. Ainsi perçu, mon discours de ce matin sera assumé avec fierté. Et je parlerai – un peu – de ma personne.
Nous sommes héritiers de grands hommes qui ont façonné ce pays, lui ont donné cette consistance et nous l’ont transmis dans un état qui fait sa notoriété et force le respect. Quand je dis « nous », je pense à tous les sénégalais, indépendamment de leur ethnie, de leur religion, de leur âge et sans aucune distinction. Nous ne partageons pas seulement un passé commun qui nous a amenés, à dessiner les contours d’un État démocratique grâce à des élites qui ont très tôt compris qu’il n y avait de salut, pour un pays insuffisamment doté en ressources naturelles, que le développement de l’éducation et de la formation à tous les niveaux. Nous avons en commun une foi en l’Homme, une absolue et incorruptible fidélité à des principes qui sous-tendent la vie en société : la tolérance, le respect des droits de chacun, la participation à la gestion des affaires publiques, l’égalité, l’équité, la transparence, etc. C’est, sans doute, ce qui explique la stabilité des relations entre les ethnies et la parfaite osmose entre les différentes communautés. Il nous faut reconnaitre cette caractéristique forte et son apport au développement des grandes valeurs qui fondent la vie au sein de notre société.
Cet héritage, nous l’avons accepté. Il est vrai, pour notre génération, sans bénéfice d’inventaire. Mais, vous, je ne sais pas ce que vous allez faire. Honnêtement je ne sais pas. Mais au moins je sais ce qu’il ne faut pas faire : maintenir le statu quo et se complaire dans une facilité rédhibitoire pour nos projets d’émergence : réformer ou périr.
Nous avons choisi de réformer, pour vous parce que vous êtes l’Avenir de ce pays, pour ce pays parce qu’il est notre Avenir commun.

EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE,
Honorables invités,
Chères étudiantes, chers étudiants
Evidemment tout jugement que j’émets sur ce que fait le Sénégal au profit de la jeunesse peut paraître suspect. Parce que je fais partie de ceux qui, par la confiance de Son Excellence le Président de la République Macky SALL, avaient en charge de mettre en œuvre les réformes. Mais je peux faire état de ce qui est fait pour le Sénégal et en faveur de la jeunesse du Sénégal : ainsi, dans l’enseignement supérieur, tout ce qui était fait s’inscrivait dans le cadre de la prise en charge correcte et satisfaisante de l’employabilité des jeunes. Nous avons la chance – il faut rendre grâce à la Providence – de ne pas être, à proprement parler, des professionnels de la politique. Nous avons un métier dont l’exercice nous a permis d’avoir une certaine maîtrise des problèmes économiques contemporains et des grands enjeux de société. Aux situations professionnelles stables que rien, à l’évidence, ne semblait venir troubler, nous avons pris le risque d’un engagement politique, parfois déstabilisant. Mais pour le Sénégal, pour sa jeunesse, il fallait oser se donner les moyens de changer les choses. Je suis professeur titulaire de classe exceptionnelle de mathématiques depuis 2002. Comment l’orphelin, le petit berger peul, le galopin turbulent qui précocement entra au Daara de Thierno Samba Sow pour accompagner sa sœur, est-il devenu un mathématicien respecté, Recteur, académicien et ministre ? J’avoue qu’aller à l’Ecole fut un don de Dieu, il a fallu d’ailleurs me vieillir d’une année ! J’ai passé mon entrée en sixième en CM1 ! En classe de troisième mon prénom fut mon sauveur ! En classe de terminale C1C2C’3C5 au lycée Charles de Gaule de Saint Louis, je m’étais dit que j’allais réussir en classe préparatoire : c’était un défi à un spécialiste de l’orientation qui voulait nous faire accepter que les élèves sénégalais n’avaient aucune chance. En plein match de Navétane à Dakar Bango, j’eu l’information que j’avais une bourse pour faire mathématiques supérieures au Lycée Pothier d’Orléans en France. J’y suis allé avec quelques camarades Talla Ndiaye (ESP), Ababacar Sédikh Sy (PDG de Sup de Co) et d’autres.
EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE,
Honorables invités,
Chères étudiantes, chers étudiants
Je me suis engagé en politique car j’ai compris qu’en ne le faisant pas, c’est la politique qui va faire de moi et de mes enfants ce que, probablement, je ne souhaite pas. Il faut faire de la politique pour avoir de la prise sur son destin, celui des siens, en pensant le bien et à le faire aussi. Toujours et tous les jours. Il faut faire de la politique pour convaincre les déçus des politiciens de nous conserver leur confiance, d’avoir foi en la politique et à sa capacité à porter des changements, à être porteuse de sens et d’espérances. Oui, c’est aussi cela la politique : trouver des consensus forts entre des perceptions, a priori, inconciliables de la gestion des affaires publiques, de façon à impulser des changements dans le cours des choses, de faire de l’humain la juste mesure de l’efficacité, donc de l’équilibre, entre les lois des hommes et celles du marché, les lois de la physique et celles de la société, les lois de Dieu et celles des hommes. Nous autres hommes politiques sommes tenus de présenter ces différentes perceptions sous la forme d’une construction intellectuelle cohérente, techniquement opérationnelle et moralement acceptable. L’action politique doit être précédée de la réflexion politique. La réflexion politique doit tendre vers l’action politique : c’est cette finalité qui permet de distinguer les hommes politiques des politiciens, d’une part, et, d’autre part, des activistes.
Je n’ai pu m’empêcher de vous dire ce que je pense de l’engagement politique. Je me dois, en raison de ma position, d’attirer votre attention sur nos responsabilités respectives à l’égard de notre pays, confronté encore à des manques de toutes natures, devant faire face à des demandes sociales irrépressibles parce que vitales, objet de convoitises suscitées par des promesses de ressources naturelles et fragilisé par une mondialisation qu’il n’est pas préparé à affronter. Que ne faut-il pas de vertu, pour chacun d’entre nous, à renoncer aux solutions individuelles de sortie de crise ? La tentation n’est-elle pas forte de céder aux marchands d’illusions qui, prenant la mesure de la situation de vulnérabilité de notre jeunesse, promettent le bonheur par le recours à des moyens que réprouvent l’éthique et la morale ? Aucun intérêt ne justifie qu’on plonge un pays dans le chaos. Tous les conflits sont solubles dans le cadre des règles qui gouvernent le fonctionnement de la société. Il n y a pas de revendication dont la satisfaction, dans nos pays, impose le recours à la violence. Nous avons une lourde responsabilité dans la propagation des conflits. Parce que nous ne faisons pas ce que nous devons faire et faisons ce que nous ne devons pas faire que nous en sommes, cinquante ans après les indépendances, à toujours organiser des sommets et des rencontres pour faire la paix entre Etats, entre groupes dans un Etat, entre factions dans un groupe…
Nous devons arrêter tout ça : faisons enfin ce que nous devons faire et ne faisons pas ce que nous ne devons pas faire. C’est tellement simple comme prescription. C’est le prix de la paix. Cette paix qui est indispensable au développement.

EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE,
Honorables invités,
Chères étudiantes, chers étudiants
Il paraîtrait que nous refusons le développement.
Nous, vous et moi, nous ne pouvons pas laisser prospérer de telles idées même si dans nos propres rangs, les tenants de ce discours ont pu trouver des relais plus engagés dans la défense de ces convictions erronées. Oui, on peut être agacé par notre incapacité à tirer le meilleur profit de nos potentialités, choqué par la légèreté avec laquelle nos ressources publiques sont gérées, désarçonné par le désespoir d’une jeunesse qui, souvent, n’a que comme seule compétence, le maniement des armes et les manipulations de toutes sortes. Mais ils sont nombreux, les sénégalais qui se lèvent au chant du coq, au moment où blanchit la campagne pour aller travailler, ils sont nombreux les étudiantes et étudiants qui s’investissement dans leur formation pour se placer au niveau des standards internationaux mais également les dirigeants soucieux du bien-être des populations qui leur ont fait le redoutable honneur de placer leur confiance en eux.
J’ai acquis la conviction, après d’autres certainement, que la sécurité précède le développement : sécurité des personnes et des biens, sécurité juridique et judiciaire. Dans ces différents domaines, nous avons des progrès importants à faire. Tant que nous ne parviendrons pas à assurer à chacun la paisible jouissance des fruits de son labeur, organiser une répartition et une redistribution équitable des résultats de l’activité commune, sanctionner ce qui font leurs les biens publics, nous serons en état d’insécurité.
Une fois la sécurité réalisée, les établissements d’enseignement remis en Etat, les institutions restaurées et la confiance revenue, on pense au développement, c’est-à-dire, à donner la chance à chacun de s’enrichir en toute licéité à la sueur de son front et, parfois, à celui de son voisin. Mais dans le respect des règles.
Je n’insiste pas sur les autres ressources humaines qu’il nous faut développer et mettre à niveau par un enseignement supérieur de qualité, articulé avec les besoins de la société en matière d’emploi. Les ruptures à opérer à ce niveau doivent être radicales. Il nous faut nous entendre sur ce qu’il ne faut pas faire : continuer cette politique presque suicidaire de formation qui ne tient aucun compte des besoins des entreprises, de l’Etat et de la société. Ne voyez pas en moi l’ingénieur qui défend sa chapelle. C’est un sénégalais qui se désole du nombre de plus en plus important de bacheliers de séries littéraires, qui n’a plus d’espace physique, ni d’enseignants à leur affecter et qui au même moment constate l’existence d’une importante offre d’emplois non pourvus dans les domaines techniques.
Mais alors que faut-il faire ? Comment adapter la qualité de la formation en vue d’obtenir l’adéquation entre la formation et l’emploi ?
Les domaines d’intervention prioritaire sont l’agriculture, les industries extractives et le numérique. En réalité, aucun pays ne s’est développé sans, au préalable, avoir réglé, après la sécurité, les problèmes relatifs à l’alimentation de la population. Nous ne manquons pas de terres arables. Au contraire, des pays qui n’en sont pas pourvus viennent nous déposséder de nos champs ou nous transformer en ouvriers agricoles au profit de leurs populations. Nous devons rompre avec ces pratiques agricoles plus proches de la pêche et de la cueillette que d’entreprises agricoles en formant nos agriculteurs. Il nous faut des agronomes, des ingénieurs, des techniciens agricoles aptes à intégrer l’agriculture et l’élevage, maîtrisant les problématiques foncières et conscients des enjeux d’une agriculture moderne. Des Universités, écoles, facultés ou Unités de Formation et de Recherche d’Agronomie, d’Elevage, d’Aquaculture et de Technologies alimentaires constituent pour la décennies à venir un inépuisable gisement d’emplois.
Ce qui est valable pour l’agriculture, l’est pour le pétrole, le gaz, les mines, les industries minières, les carrières et, de façon générale, pour les industries extractives. On peut faire la même affirmation à propos du numérique dont le développement est vital pour nos pays à l’instar des pays développés.
En réalité, l’adéquation entre l’offre et la formation pose un problème d’option de politique éducative. Je ne pense même pas qu’il s’agisse pour nous d’une option. C’est inévitable. Vital je voulais dire.
En même temps que cette question est réglée, il faut poser la question de la qualité de la formation. Des instances existent pour apprécier la qualité. Nous sommes à présent obligés d’en tenir compte.
Nous sommes obligés de produire de façon massive des ingénieurs et des techniciens pour nos entreprises. Je ne pense pas que nous soyons en mesure, dès maintenant, d’entrer en compétition avec les grands laboratoires en matière de brevets d’invention. Il nous faut être imaginatifs en nous portant acquéreurs de brevets en fin de droits, exploitables à partir d’une technologie éprouvée et permettant à nos techniciens de se faire la main en attendant l’expertise et les moyens pour innover. Tous les pays émergents se sont développés à partir de ce modèle de transfert de technologie et de savoir-faire.

EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE,
Honorables invités,
Chères étudiantes, chers étudiants
J’ai l’intime conviction que nous valons mieux que l’image à laquelle nous renvoyons. Et aussi devons-nous continuer à renforcer la culture de la paix et de la sécurité, dans le pays, entre les différentes catégories sociales, dans les foyers et surtout dans les campus et écoles.
Chaque heure de cours perdu l’est au préjudice de la société et des familles qui financent vos études. Chaque dégradation effectuée sur les biens met à la charge de la collectivité une charge inutile. Chaque heure passée en négociations pour trouver une solution à une crise constitue un temps perdu pour la recherche et la formation.
La stabilité est un combat. La sécurité aussi. Elles n’ont pas de prix. Mais une valeur inestimable. Elles sont le préalable à toute chose.

Chers récipiendaires,
Je vous félicite pour vos performances. Ces distinctions constituent le résultat et l’aboutissement de votre engagement et de votre détermination à réussir vos études et consacrent, j’en suis sûr, des journées et des nuits de dur labeur. Ainsi, durant toute votre scolarité, vous avez acquis ce qu’on peut considérer comme étant le socle de votre future vie professionnelle, c’est-à-dire les cours théoriques et pratiques fondamentaux que comporte tout cursus académique de qualité. Faites en bon usage !
A ces félicitations, j’associe vos parents et vos familles qui vous soutiennent et vous encouragent et qui sont aujourd’hui certainement très fiers de vous voir célébrés. Je voudrais dire à vos parents, à vos professeurs, ici présents, combien leur fierté et leur admiration pour vous sont légitimes.
Le monde professionnel dans lequel vous serez appelés à évoluer demain est un monde complexe, exigeant et très compétitif. Cet environnement exigera de vous une incarnation, en permanence et en tout lieu, des valeurs d’éthique et de déontologie. Ce n’est qu’en faisant preuve partout et à tout moment d’un sens élevé de la responsabilité, du dévouement et de la créativité, que vous aurez la reconnaissance de vos pairs et que vous pourrez être fiers d’avoir rendu service à la société.
Vous n’êtes qu’au début de votre long voyage. Continuez à travailler, redoublez d’efforts, car comme le dit un célèbre proverbe, « la chance aide parfois, le travail toujours !».
Puissent tous les jeunes de notre pays s’inspirer de votre exemple pour un Sénégal meilleur !

EXCELLENCE, MONSEIGNEUR ANDRÉ GUEYE,
Honorables invités,
Chères étudiantes, chers étudiants
Je vous confie en guise de viatique cette partie du discours que le Président John Fitzgerald Kennedy prononça à l’Université Rice, après le succès du satellite Spoutnik et du lancement de Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace, par les soviétiques. Il y dit ces mots qui sont restés célèbres : « nous choisissons d’aller sur la Lune. Nous choisissons d’aller sur la Lune dans cette décennie et faire d’autres choses encore, non parce que c’est facile, mais bien parce que c’est difficile, parce que ce but servira à organiser et mesurer le meilleur de nos énergies et de nos savoir-faire, parce que c’est un défi que nous sommes prêts à relever, que nous ne voulons pas remettre à plus tard, et que nous avons l’intention de gagner, et les autres aussi». Le Président Kennedy fit cette déclation le 12 septembre 1962 et le 21 juillet 1969, Neil Alden Amstrong fut le premier homme à marcher sur la lune. Et ce fut « un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’Humanité ».

Je vous remercie de votre aimable attention.




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