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Année scolaire 2019/2020: Les 4 recommandations de la COSYDEP.

Après les examens scolaires, le gouvernement et les acteurs de l’école devront se soumettre à une session de rattrapage en ce qui concerne les classes intermédiaires,à évaluer la portée et le taux de couverture des multiples offres d’accompagnement, anticiper sur des difficultés qui pourraient impacter la prochaine année scolaire, à s’accorder sur les nouveaux protocoles pédagogique et sanitaire pour la reprise massive et enfin de tirer les leçons ‘’évidentes’’ apprises de la Covid sur le réseau scolaire. C’est que pense le Directeur exécutif de la Cosydep, Cheikh Mbow qui livre ici en 4 points les recomùandations de la COSYDEP

Le taux de réussite record de 48,22% au baccalauréat ne devrait pas occulter le déficit à combler pour l’année scolaire 2019-2020. Il faut donc vite oublier cet éclairci et se pencher sur la grisaille que constitue la majorité des élèves restés hors des classes depuis le mois de mars.

Pour y arriver, Cheikh Mbow le directeur exécutif de la Cosydep propose 4 points à prendre en charge et fondés, selon lui, sur l’établissement d’un bilan ‘’exhaustif, objectif et inclusif’’. « C’est une situation inédite. Nous avons apporté des réponses qui ont permis à 551 000 candidats de retourner dans les classes. Mais il n’y a pas eu de réponse concrète pour les 3 000 000 d’élèves qui sont dans les classes intermédiaires », souligne-t-il.

Le premier point, d’après Mbow, consiste à évaluer la portée et le taux de couverture des multiples offres d’accompagnement. Que ce soient les initiatives à travers les télévisions, les groupes Whats’app ou bien les ressources numériques du ministère de l’Education, sans oublier les cours imprimés sur papiers.

« Il faut qu’on puisse évaluer cela pour adresser la problématique de l’équité. Nous pensons que toute offre doit être accessible à tous », plaide-t-il.

Le deuxième point, selon Cheikh Mbow, réside dans l’anticipation des difficultés qui pourraient impacter la prochaine année scolaire. En fait, l’année à venir sera particulièrement importante, pense-t-il, en ce sens qu’elle devra compléter le gap pédagogique constaté actuellement. « Nous pensons qu’il faut un dispositif d’anticipation, de par la reprise du monitoring des accords avec les organisations d’enseignants pour avoir une année pacifiée, mais surtout par la révision du calendrier des fêtes pour optimiser le temps d’apprentissage réel», préconise-t-il.

Améliorer l’environnement scolaire et décentraliser

En troisième lieu, il y a la nécessité de s’accorder sur les nouveaux protocoles pédagogique et sanitaire pour la reprise massive des 4 millions d’apprenants prévue en novembre. « S’il doit y avoir une reprise pour tous, il est essentiel que dès à présent, qu’on puisse adresser cela et ne pas être dans la quotidienneté sénégalaise. Car si on ne le règle pas maintenant, on pourrait avoir des difficultés demain », prévient le patron de la Cosydep.

Quant au quatrième point, il renvoie à l’importance  de tirer les leçons ‘’évidentes’’ apprises de la Covid sur le réseau scolaire. Cheikh Mbow invite le ministère de l’Education nationale à se pencher, par des actions urgentes, à l’amélioration de l’environnement des apprentissages en termes de blocs sanitaires, de fourniture en eau, de sécurité des établissements…

« Il nous faut tout de suite commencer à engager des actions concrètes pour nous permettre d’avoir des écoles suffisamment prêtes et résilientes».

Dans ce même ordre d’idées, tirant les leçons de la reprise en mai 2020, Mbow préconise un système éducatif suffisamment décentralisé pour mieux répondre à certains besoins spécifiques en fonction des zones. ‘’C’est pourquoi nous parlons régulièrement d’académisation pour que des réponses à des questions pareilles puissent être des réponses locales ».

En définitive, ce militant de l’école pense que le Sénégal doit aller vers un système éducatif « moderne dans ses possibilités d’apprentissage, solide dans ses infrastructures, souple dans son déploiement et résilient dans ses réponses face aux évènements imprévus ». 




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