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Accès à l’éducation de qualité : Les chiffres inquiétants de la privatisation de l’enseignement au Sénégal.

À l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’enseignant célébrée ce 05 Octobre, la Coalition des organisations en Synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a animé un atelier de haut niveau pour partager les résultats de l’étude réalisée sur la privatisation du système éducatif sénégalais. Des résultats qui montrent en grande majorité une propension galopante de la privatisation de l’école Sénégalaise.

Des chiffres inquiétants… 

Les résultats de cette étude montrent une propension fulgurante de la privatisation de l’éducation au Sénégal. Ce qui s’expliquerait en quelque sorte par une absence de réglementation par rapport à l’établissement des écoles privées au Sénégal, mais aussi  la facilitation de l’autorisation pour permettre aux privés d’ouvrir ces établissements. « En termes de chiffres, la situation montre que nous avons une propension rapide des établissements privés. Aujourd’hui, selon le rapport  2019, au niveau des effectifs de l’école primaire, c’est 26,8%; au niveau du moyen secondaire, c’est 18,8%. Au niveau des établissements scolaires en terme d’établissements bâtis, on note aussi une forte propension du privé. Les chiffres sont autour de 15% au niveau du primaire, 42% au préscolaire et 15% pour le moyen. Ce qui montre qu’à travers les établissements et les effectifs, il y a une propension galopante de la privatisation de l’éducation au Sénégal », a renseigné Aliou Loum, le chargé du suivi et évaluation de la Cosydep.

La qualité de l’enseignement pas forcément garantie

Si certains parents d’élèves préfèrent amener leurs enfants dans les établissements privés pourvu que la qualité est plus garantie, l’enquête sur la privatisation de l’éducation au Sénégal révèle le contraire. Les résultats publiés montrent que la qualité de l’enseignement dans les établissements privés n’est pas forcément garantie. Car parfois les conditions de travail ou le niveau d’études de certains enseignants est jugé très bas pour pouvoir dispenser un enseignement de qualité. « Nous nous sommes également intéressés à la qualité de l’enseignement dispensé dans ces établissements scolaires. L’étude montre que la qualité peut être garantie comme elle peut ne pas l’être dans certaines conditions. Déjà l’enquête a révélé que la plupart des enseignants au niveau du privé ont des contrats à durée déterminée. Ce qui peut avoir un frein par rapport à la qualité. En plus de cela aussi, les diplômes dont disposent certains de ces enseignants là, ce sont des diplômes moyens. Et dernièrement les résultats scolaires ont montré que les résultats les plus élevés sont enregistrés dans le public. L’année dernière par exemple, Matam qui était la meilleure région au baccalauréat n’avait aucune école privée », a laissé entendre Alioune Loum.    

Une réglementation de rigueur s’impose

Pour arriver à mettre un terme à cette propension de la privatisation du système éducatif sénégalais, il faudrait que la réglementation soit appliquée en toute rigueur. C’est du moins ce que propose l’étude réalisée sur la privatisation de l’éducation au Sénégal. « Pour que la réglementation soit de mise, il faudrait que les dispositifs de régulation soient de rigueur. Il ne faudrait justement pas laisser n’importe qui ouvrir un établissement privé. Il  faudrait qu’on essaie de voir les normes qui devraient permettre d’avoir un cadre accueillant pour pouvoir ouvrir une école privée. Par rapport aux normes, il faudrait que la régulation et la facilitation qu’ont souvent les acteurs pour ouvrir une école soient davantage renforcées », conclut le chargé de suivi et évaluation de la Cosydep, par ailleurs membre du comité qui a réalisé l’enquête…

Dakaractu

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