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Tension  sociale, retard de paiement des bourses, … : Notre économie se porte t’elle aussi bien ?

Tension  sociale, retard de paiement des bourses, non-paiement des indemnités, non-versement des fonds de dotation… : Notre économie se porte t’elle aussi bien ?

Mardi 15 Mai 2018, les étudiants de l’université Gaston Berger de St-louis, ont laissé éclater leur colère. Eux qui ne réclamaient ni plus ni moins que le paiement de leur bourse. Encore et toujours, est-on tenté de dire, les mêmes problèmes depuis l’on ne sait même plus quand.  Mais au-delà de la colère des étudiants, un regard dans le rétroviseur s’impose. La récente crise qu’a traversée le système éducatif est encore fraiche dans les mémoires. Et l’on se rappelle que les syndicats d’enseignants ne réclamaient ni plus ni moins que le respect d’accords signés qui portaient entre autres sur le paiement d’indemnités, de rappel…La dette s’élevait, selon les syndicats, à plus de 80 milliards. Peu de temps avant eux se sont les travailleurs de la santé qui ruaient dans les brancards. Eux courent derrière des retards de salaires de plus de 04 mois.  Pendant ce temps, ce sont les universités du privé qui réclament à l’Etat le paiement de leur dette qui se chiffrent à plus de 10 milliards. A l’ISRA les retards de paiement sont monnaie courante, les salaires tardent depuis Octobre 2017. En Janvier 2018 le SAES déserte les amphithéâtres pour une dette qui s’élevait autour de  2,3 milliards voire 2,4 , cette  grève couvrait toutes les universités.  Les médecins en spécialisation réclament 14 mois d’arriérés de paiement de leurs bourses aux ministères de la Santé et de l’Action sociale et celui de la Formation professionnelle, qui se « renvoient la balle dans l’exécution de la décision du chef de l’Etat »D’autres secteurs vivent  les mêmes problèmes, les ASP, dans le secteur du nettoiement… Jusqu’au mois de Mai 2018, aucune collectivité territoriale du Sénégal n’a encore reçu ses fonds de dotations, nécessaires à leur fonctionnement. Aucune structure déconcentrée, n’a encore reçu un quelconque centime pour son fonctionnement.   Et pourtant, dit-on , notre taux de croissance est plus de 7%., notre économie se porterait bien. Alors pourquoi le travailleurs Sénégalais et les étudiants Sénégalais ont du mal à recevoir leurs salaires et leurs bourses ? Ne donne-t-on pas raison  à ceux qui disent que notre croissance ne nous profite pas ? Ou alors, la bonne santé de notre économie, ne sert-elle qu’à payer nos dettes, que certains jugent, à tort ou à raison, trop élevée ? Ou alors ne se pose-t-elle pas la question de la gestion de nos ressources ? Parce que des ressources il en existe. En effet, selon l’ANSD, au mois de Février 2018, au titre des impôts directs, les ressources collectées se chiffrent à 85,2 milliards de FCFA Au titre des impôts indirects (hors FSIPP), les ressources collectées au mois de février 2018 sont de 91,7 milliards de FCFA.  Au total, les recettes fiscales se chiffrent à 185,9 milliards de FCFA en Février  contre 107, 1 milliards en janvier 2018. Quant aux recettes non fiscales, elles sont estimées à 1,5 milliards de FCFA en février 2018. Pour dire qu’au titre de Janvier et Février 2018, l’Etat du Sénégal a encaissé plus de 300 milliards d’impôts.  Il se pose alors la question de la gestion de ces ressources. Sont-elles utilisées pour satisfaire une clientèle politique ? Ou encore, sont-elles utilisées pour les programmes politiques prioritaires du Président, à savoir les bourses de sécurité familiale,  le TER, le DER… ?Ou alors ne nous sert-elle qu’à payer des dettes ?

YAFATA




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