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Nous allons plus parler d’habitat social

 » Nous allons plus parler d’habitat social que d’habitat planifié  » Mamadou KASSE (Dg Sh Hlm)

Invité à faire part du bilan d’étape de la Sn Hlm, Mamdou Kassé se voudra clair. « Sur certains aspects, dira-t-il, le bilan est élogieux. La vocation première de la SN HLM était de toucher toutes les populations Sénégalaises. Les grands magnats de la promotion immobilière publique ont pu permettre à la classe moyenne d’avoir un toit à des conditions acceptables ».

Toutefois, explique le directeur, « il y a tout un pan de la population qui a été omis, jadis. C’est ceux qui ont des revenus faibles, ceux qui ont des revenus irréguliers et ceux qui n’ont pas de revenus du tout. »

Un rectificatif était d’emblée nécessaire. « L’ambition du Président c’est de corriger ce déséquilibre. Le seul véhicule de la SN HLM ne suffit pas. Il faut d’autres véhicules de portage financier pour pouvoir toucher les personnes du secteur informel… ».

En guise de rappel, Mamadou Kassé signale que « depuis 1959, c’est 50 mille unités d’habitation réparties entre les logements et les parcelles versées dans le marché immobilier. La SN HLM a été, selon lui, un développeur de territoire. Elle est identifiée à des quartiers ». Il donnera les exemples de Fass et de Gibraltar. « Dans chaque capitale régionale, il y’a soit un quartier des Hlm ou un espace destiné à loger des Sénégalais »

Sur la question de la cherté de l’habitat au Sénégal, Mamadou Kassé fera un distinguo. ’’ Le logement social est un logement accompagné et subventionné. L’éligibilité à un logement Hlm est assortie, en France, à l’octroi d’une allocution-logement. Ceci n’est pas le cas chez nous. Ici, d’abord nous étions sur des loyers bas ou la location simple. C’était le premier schéma et il marchait très bien.

Seulement il y’a eu un revirement. Peut-être, par rapport à la bonne marche de notre société et aux options stratégiques de l’État de se débarrasser un peu de ce parc locatif pour s’inscrire davantage sur la location-vente qui existait déjà mais pas dans les mêmes proportions. Aujourd’hui, nous sommes au regret de constater que cela n’a pas été un choix judicieux. Ce qui fait que dans la perspective de reconstitution du stock locatif parce que tout le monde ne peut pas acheter un logement. Tout le monde n’est pas aspirant à la propriété. Forcément, le financement constitue un des pans importants à l’habitat.

Pour le logement social, très souvent, c’est les 3F et les 3T. C’est un financement existant, adapté, une fiscalité adaptée et un foncier disponible et assaini. Ce qui correspond à la disponibilité de la terre, du trésor et à l’application de toutes les taxes y afférentes. Est-ce que nous sommes dans ces conditions là ?. Je pense qu’avec le Président Macky Sall, nous allons plus parler d’habitat social que d’habitat planifié

Loin de verser dans des affirmations gratuites, Mamadou Kassé dira « qu’effectivement », il y’a des véhicules qui peuvent accompagner le processus. « Je pense que pour la première fois, avec les 2000 logements de Tawfekh Yaakar, il y a eu quelque chose qui ressemblait à de l’habitat réellement social. Maintenant , pour l’accession à la propriété, le crédit acquéreur doit être adossé à un crédit promoteur mais aussi à des taux modifiés ou une garantie. Nous changeons, aujourd’hui, de méthodes.

Au lieu d’aller directement s’endetter au niveau de la banque classique qui est la Bhs et qui est le partenaire traditionnel des promoteurs immobiliers publics , il s’agit d’introduire une troisième composante qui pourrait être un véhicule. Et pour cela nous sommes en train de discuter avec le fonds de garantie des investissements prioritaires ».

Il s’agira, selon lui, de permettre aux Sénégalais d’accéder à des habitats à des coûts  défiant toute concurrence.

source Dakaractu

 

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