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2e édition de l’UPEC: Temps forts d’une 1ere journée riche en échanges

La deuxième édition de l’Université populaire de l’engagement citoyen (UPEC) s’est ouverte ce lundi 14 décembre 2020 au Musée des civilisations noires à Dakar.

Lancée sur les notes de la chorale Daniel Brottier de Dakar, la présente édition se déroule évidemment dans un contexte particulier lié à la Covid 19. Dans le respect strict des mesures barrières préconisées par les autorités sanitaires, les activistes venus des quatre coins de l’Afrique et de sa diaspora, se retrouvent de nouveau à Dakar après l’édition réussie de 2018.

Du 14 au 16 décembre 2020, ils vont ensemble plancher sur le thème général : « Poussée autocratique : l’action citoyenne en question ». Réunis autour de la plateforme Afrikki, les mouvements citoyens ont beaucoup tenu à l’organisation de cette UPEC 2020.

Rappelant le forcing pour un troisième mandat et les violences post-électorales ici et là, Aliou Sané le coordonnateur de « Y en a Marre », estime que les mouvements citoyens ne pouvaient pas se taire durant cette période. « Il y a eu le forcing en Guinée, la forfaiture en Côte d’ivoire, les violentes répressions en Angola et la violence policière au Nigéria entre autres. On ne peut pas se taire. Il était important qu’on puisse tenir cette édition malgré le contexte de la Covid 19 », indique Aliou Sané.

Avec comme fil conducteur, « La poussée autocratique », les débats vont tourner autour de trois sous-thèmes notamment : « La Restriction de l’espace civique en Afrique et ailleurs », « L’action citoyenne en question » et « Afrikki, global mapping ».

Portant sur la « Restriction de l’espace civique en Afrique et ailleurs », les sessions de la première journée ont été articulées autour de trois panels.

Modéré par Inam Kula du mouvement « Fees must Fall » de l’Afrique du sud, le premier panel a porté sur les « Répressions policières en Afrique et au-delà de BlackLives Matter ». Un débat qui a permis de partager les expériences sur la brutalité et les bavures policières de part à d’autre, de voir s’il y a des similitudes voire un lien avec le mouvement « Black Lives Matter » aux États-Unis et enfin d’explorer les nouveaux outils pour sensibiliser les citoyens et les aider à mieux connaître leurs droits.

La deuxième discussion « L’action citoyenne en question » a été modérée par l’écrivain Felwine Sarr. De la Côte d’ivoire aux Comores en passant par la Guinée et le Ghana, les différents intervenants sont revenus sur les multiples obstacles auxquels font face les activistes dans leurs pays respectifs avant de rappeler les processus -souvent très longs- de la contestation et de la lutte pour l’approfondissement de la démocratie.

Eu égard à la difficulté de se déplacer pour certains activistes, la troisième et dernière intervention de la journée, s’est déroulée via les plateformes internet, permettant à tous de prendre part à la réflexion.

La deuxième édition de l’Upec est marquée par la participation de l’Unesco à travers son bureau régional de Dakar. La cérémonie d’ouverture a également vu la présence de personnalités, venues soutenir de jeunes africains engagés pour le devenir du continent. Alioune Tine fondateur d’Afrikajom center, Moundiaye Cissé de l’Ong 3D, Mme Marèma Thiam, épouse du défunt Pr Iba Der Thiam et l’écrivain Felwine Sarr entre autres hôtes de marque, ont honoré de leur présence, le lancement de cette deuxième édition.

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