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LOCALES A BARGNY: S’unir, un impératif pour l’opposition

L’opposition à Bargny se cherche toujours. Après une période de concertation entre les partis, mouvements et forces vives de l’opposition, elle ne parvient toujours pas à se retrouver autour de l’essentiel. Une dynamique unitaire plombée par les manœuvres politiques sur fond de querelles de positionnement et des subterfuges « inutiles ». A quatre mois des élections prévues le 23 janvier 2022, le temps, facteur déterminant, ne plaide pas en leur faveur. Après une période de révision des listes électorales qui fait état de 1203 primo votants, 206 changement d’adresse et 02 changements de statuts pour un total de 1411 nouvelles inscriptions, les différentes coalitions doivent à ce jour s’atteler à la constitution du ou des comités électoraux. Des comités qui devraient être déjà à pied d’œuvre pour la confection et le dépôt des listes. Ces scrutins majoritaires sont tous particuliers et appellent à une certaine analyse politique. Aujourd’hui, la nécessité d’être inventif et flexible s’impose à la classe politique locale. Faire preuve d’ingéniosité pour trouver la formule gagnante. C’est sur ce terrain qu’on attend l’opposition locale pour venir à bout du choc des ambitions.

Choc des égo dans l’opposition

Mamadou Thiombane du Pastef, Ibrahima Seck du Pur, Souleymane Astou Diagne et Ndeye Seck de Takhawou Sénégal et Djibril Faye du Pds et président du mouvement Fal Sunu Njiit doivent avoir un éclair de génie politique pour comprendre ce que bon nombre de bargnois ont compris. Nouer des alliances stratégiques. Il y a un besoin de s’unir. S’unir ou périr ensemble. Tous ces leaders précités doivent trouver les moyens de contextualiser cette approche autour d’un idéal. Celui de proposer une alternative crédible aux électeurs. Le cas contraire produirait le résultat opposé. Il est grand temps pour eux de mettre en avant les intérêts de Bargny. C’est ce qu’on appelle faire preuve de réalisme politique. Il est temps de mettre de côté les égos surdimensionnés.

Il est clair que l’unité de l’opposition permettra à cette cohorte de jeunes responsables politiques d’asseoir une légitimité politique et d’offrir une offre programmatique crédible. L’opposition peut trouver un candidat consensuel qui puisse fédérer l’ensemble des offres programmatiques et répondre aux aspirations des bargnois qui aspirent au changement. Une tergiversation qui a une incidence sur le choix des électeurs. A défaut de s’unir, il faut trouver un cadre de concertation pour peaufiner une stratégie commune pour éviter de marcher sur les platebandes de son égo. Parce que pour ces scrutins majoritaires, la moindre parcelle de terrain sera rudement disputée. Les errements politiques se payent cash.

Faisons parler les chiffres

A la présidentielle de 2019, le Pur qui a l’électorat des plus homogène a obtenu quelques 2300 voix. Tandis que le Pastef a récolté de son côté pas moins de 2700 voix. Takhawou Sénégal s’était rangé derrière le candidat Idrissa Seck (Idy 2019) arrivé deuxième derrière le candidat Macky Sall a engrangé 2400 voix. (Donc son score reste à être déterminé tout comme d’ailleurs le Pastef porté par l’aura de Sonko). Le Pds, grande force de l’opposition au niveau national était aux abonnés absents. Mais au dernières locales, la coalition Boolo Takhawou Askanwi qui regroupait Djibril Faye Djibril Faye et le Dr Souleymane Astou Diagne ont obtenu 3400 voix. Un cumul du score de l’opposition qui prenant en compte les résultats des locales de 2014 donne un chiffre brut de 10.400 voix. Les égos surdimensionnés sont passés par là mais force est de reconnaître que les chiffres sont EXPLICITES.

Or, du côté de la mouvance présidentielle, la grande coalition composée du maire Abou Seck, du ministre Alioune Badara Diop, de Mouhamadou Taha Sam, de Assane Mansour Mbengue, Ousmane Seck, de Pape Diamé Ndione, du Ps avec Moustapha Diouf et Mar Diouf ….bref tous ses responsables politiques doivent se partager les 11.000 voix soit 58%.

Abou Seck Vs Alioune Badara Diop : La guerre des étendards

Qui va contrôler la bannière de la coalition Bby. C’est la question que les bargnois se posent actuellement. Le maire sortant Gaye Abou Ahmed Seck et le ministre d’Etat Alioune Badara Diop vont vers des primaires. Une élection avant l’heure qui va influer sur le choix des bargnois. Dans la mouvance présidentielle, le maire Abou Seck qui bénéficie de la prime du sortant tient sur l’influence de son parrain Omar Gueye pour contrôler la bannière de la coalition Bby. Une victoire d’étape qui lui permettra d’avoir une mainmise sur l’électorat favorable à la mouvance présidentielle à Bargny. La prime du sortant aidant, le maire candidat à sa propre succession va jouer crânement ses chances pour conserver le fauteuil municipal. Pour y arriver Abou Seck semble faire avec le capital sympathie engrangé avec les appuis destinés aux corps de métiers durant la Covid, du marché de Guinaw le projet de doter le stade municipal Mar Diouf d’une aire de jeu gazonnée. Comme pour emballer les plus sceptiques. Entourés des jeunes de ADA, d’enseignants et de sportifs, il compte également sur la vieille garde symbolisée par la présence encore à ses côtés du socialiste Moustapha Diouf.

De son côté, le ministre d’Etat Alioune Badara Diop président du mouvement « Bargny Ca Kanam », présente de solides arguments. Un administratif qui ira à ces élections territoriales pour une première après avoir pesé de tout son poids sur la balance pour réélire Macky Sall au premier tour. L’ancien préfet de Dakar s’est fixé comme principal objectif de mettre sur orbite Bargny en réconciliant la commune à l’Etat. L’administrateur civil est entouré de beaucoup de cadres. D’éminentes personnalités comme le Pr Ahmed Ndiaye qui ont décidé à l’image de Becci de mettre à contribution leur expertise au service du principal challenger de Abou dans la mouvance présidentielle. Certains observateurs de la scène politique soutiennent même que sa candidature est parrainée par l’ancien député maire Mar Diouf. Présent à Bargny Guedj qui constitue la plus grande réserve électorale, Alioune Badara Diop peut faire mouche si sa candidature est maintenue.

Arfang saloum SANE

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