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Mythe du « Diam Sambé » : L’histoire d’un tam-tam qui se battait tout seul

Ndiapaly Coura Ngom serait le premier à s’installer définitivement, car Mbabo, père de Thiolté Mbamane, qui était éleveur, avait un gros cheptel. Il ne s’était pas fixé. Quelques années plus tard, on ne l’a plus revu. « Ndiapaly s’est marié à Thiolté Mbamane qui a donné naissance à deux enfants, un garçon qui s’appelle Sengado Ndiapaly, et une fille nommée Diamané Ngom. D’ailleurs, il y a un bois sacré qui porte son nom. C’était son refuge. Elle était possédée par les djinns et quand elle avait des problèmes, elle entrait dans le buisson qui est devenu bois sacré ». Thiolté Mbamane va divorcer d’avec Ndiapaly Coura Ngom et contracter un second mariage. De cette union va naître un garçon qui s’appelle Diéno Ndiass Kab. C’est ce dernier qui va ramasser le fameux tam-tam. Diéno Ndiass Kab était parti à la chasse et avait aperçu un phacochère. Il avait visé et l’avait atteint, mais ne l’avait pas tué. Touché, l’animal a retourné au buisson. En suivant ses traces, le chasseur découvre, dans le buisson, que d’autres phacochères étaient en train de soigner les phacochères blessés. Ils dansaient autour de lui et il y avait le résonnement d’un tam-tam tapé par un phacochère ». Le chasseur, ayant compris que ce tam-tam avait des pouvoirs, avait tiré en l’air. Après la fuite des phacochères, il a ramassé le tam-tam. Conçu à partir d’un tronc d’arbre et avec une peau de phacochère, le « Diam Sambé » n’était pas esthétiquement beau. Son résonnement était particulier. Les notes qu’il diffusait étaient très étranges. On disait que celui qui devait, au besoin, refaire la peau n’avait pas le droit de regarder à l’intérieur du tam-tam. S’il le faisait, il risquait de perdre la vue. De même, si l’on plantait un couteau dans le tam-tam, le sang giclait ». Quand le chasseur Diéno Ndiass Kab a ramassé le tam-tam, un griot l’a vu avec l’instrument. Il lui a alors raconté l’histoire. « C’est un tam-tam qui a certes des pouvoirs, mais un noble ne garde pas de tam-tam, laisse-nous le garder », avait dit le griot au chasseur. Depuis, la tenue du mystérieux tam-tam est confiée à des familles de griots.  Il était conçu dans une chambre noire, avec une peau de vache qui n’a jamais procréé . On lui versait souvent du lait de vache pour invoquer les esprits et faire des offrandes telles que le recommande la tradition chez le Sérère . Le tam-tam de Sambé a disparu de la circulation, il y a plus d’une décennie. Cette disparition n’en finit pas de susciter mystères et interrogations, ne laissant derrière aucune trace.
Source: Professeur Assane Ngom




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