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Koumpentoum : En route vers les 72 heures des Terres Neuves prévue du 14 au 16 juin 2019

Le projet des  « terres neuves », est l’un des plus grands projets du President leopold Sedar Senghor et l’un des plus grands jamais réalisé dans ce pays. Les Terres Neuves (250 km²) sont situées à l’ouest de la région de Tambacounda (Sénégal oriental). Cette zone est comprise entre entre la Commune de Koumpentoum au nord, l’arrondissement de Makacolibantang au sud-est, la Gambie au sud et la région de Kaffrine à l’ouest. Elles occupent, aujourd’hui, un espace constitué de plusieurs villages abritant une population hétérogène.

Dans les années 1970, avec les cycles de sécheresses qui ont secoué le monde rural soudano-sahélien africain et sénégalais en particulier, le gouvernement avait pris la décision de réorienter la politique agricole du pays, principalement dans la culture arachidière, qui était à l’époque la principale culture de rente, et les cultures céréalières, pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Après des études effectuées dans le bassin arachidier (régions de Fatick, de Kaolack, Diourbel et de Kaffrine), il s’est avéré que les sols, appauvris par des décennies de monoculture arachidière imposée par la colonisation française, ne donnaient que de faibles rendements même avec une pluviométrie abondante. Ainsi, la croissance incessante de la population et l’insuffisance des terres dans certains terroirs ont été à plusieurs reprises à l’origine de nombreux conflits, parfois sanglants, pour accéder aux ressources naturelles.

C’est dans ce cadre que Léopold Sédar Senghor, premier Président du Sénégal indépendant, et son gouvernement ont décidé de déplacer les personnes des zones à revenu agricole faible vers celles fertiles et peu peuplées du Sénégal oriental, principalement dans la zone sud de Koumpentoum et le nord de l’arrondissement de Makacolibantang appelées plus tard les « Terres Neuves ». Cette politique de redéploiement vers ces nouvelles terres visait d’une part à décongestionner le bassin arachidier où la concentration de la population conjuguée à la dégradation des sols et à une pluviométrie aléatoire avait rendu les conditions agricoles difficiles, et d’autre part à limiter l’exode rural, notamment l’émigration vers Dakar.

Près de cinquante ans après la mise en place de ce front pionnier, les fils et petits-fils de ces « colons » ont, aujourd’hui, besoin de : Comprendre l’histoire des leurs « Terres Neuves » ; Exprimer pleinement leur identité culturelle tout en restant ouvert aux autres cultures ; Travailler pour maintenir, très haut, le flambeau des valeurs cardinales qui ont présidé à la conception du projet des « Terres Neuves ».

Ainsi, dans un contexte de brassage des cultures, ils ont décidé de faire vivre à ces jeunes filles et garçons et durant soixante-douze heures, du 14 au 16 juin 2019, des moments d’échanges, de communion, de partage et de solidarité agissante à travers des manifestations telles que : Un colloque sur l’histoire des « Terres Neuves » : présentation historique et témoignages des « colons » ; Des prestations artistiques (mariage et initiation traditionnelles) des différentes ethnies : Sereer (Sine, Ndut, Noon, Saafi), wolof, Peul, etc.  et des manifestations culturelles avec des artistes de renommée.




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