Histoire: de « chegem e chorei » à ZIGUINCHOR

La ville a été fondée à côté des villages Baïnouks et Diolas environnants en 1645 par les Portugais avant d’être cédée le 22 avril 1886 à la France qui en fit un important comptoir commercial[3]. Elle devint prospère entre autres grâce au commerce de l’arachide.

Le nom de la ville vient du portugais « chegem e chorei », ce qui signifie « je suis venu et ils ont pleuré », allusion aux habitants de la ville qui commencèrent à pleurer en voyant les Portugais arriver, pensant qu’ils allaient devenir des esclaves.

Dès lors la région fut petit à petit convertie au christianisme. Après la Seconde Guerre mondiale, Ziguinchor a vu son essor ralenti, entre autres à cause des troubles frontaliers avec la Guinée-Bissau alors dictature alliée de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).

Dans les années 1960, il n’était pas rare d’entendre depuis Ziguinchor des coups de canons provenant des affrontements entre les forces coloniales portugaises et les combattants du PAIGC (parti africain pour l’indépendance de la Guinée Bissau).

À ce moment-là, Ziguinchor exportait vers Dakar et l’Europe des arachides et des crevettes.

Chef-lieu d’une région à forte présence chrétienne dans un pays majoritairement musulman, de plus séparée du nord du Sénégal par l’enclave de la Gambie, Ziguinchor fut un peu délaissée et connut des troubles politiques sérieux dans les années 1980.

Dans les années 1960 les Français résidant a Ziguinchor appréciaient particulièrement la plage du cap Skirring pour aller y passer les week-ends en passant par la piste obligée et poussiéreuse (2 h de route) ainsi que par les bacs (aléatoires) d’Essoukoudiak et de Niambalang. Ils y avaient construit au bord de l’eau de modestes bungalows et même des tentes pour y habiter quelques jours (confort spartiate) appréciant cette plage pour ses baignades en famille et sa pêche. Pour rejoindre plus rapidement le cap Skirring, une piste d’atterrissage a alors été construite par les membres de l’aéroclub de Casamance (basé à Ziguinchor) avec l’aide de l’armée française (amirauté à Dakar) qui prêta gracieusement un bateau à fond plat (LTC) permettant d’acheminer sur la plage les bulldozers depuis Z’Chor (c’est ainsi qu’on écrivait alors Ziguinchor). Cette piste d’atterrissage, d’abord en terre battue, a été par la suite rallongée puis bétonnée afin d’y recevoir les jets. Depuis, le cap Skirring est connu et nombreux sont les touristes qui y viennent depuis l’Europe, dont ceux du Club Méditerranée.

Source :https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ziguinchor

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