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Cheikh Abdou Khadre, un monument de la prière.

Un monument non de pierre, de la prière cependant, c’était l’homme en chair répondant au nom de Serigne Abdou Khadre Mbacké. L’homme qui personnifie la pierre angulaire de l’islam, la prière. N’est-ce pas c’est au cours de cette dernière qu’il rejoindra son seigneur, passa son dernier souffle ?

Oui, effectivement parce qu’il la symbolisait d’une sincérité sans reste. « L’homme ne meurt que de ce qu’il a vécu». Martelait le Noble Élu. Cheikh Abdou Khadre donc a mené une vie de prière. Il était l’imam de la grande mosquée, le plus longtemps de sa vie.

Les anciens témoignèrent de lui que même étant au cours de ses humanités à Guédé, il ne ratait aucune prière dans l’assemblée de la mosquée. Il siégeait toujours au premier rang de devant dit-on. Dès qu’il remarqua une personne très assidue à la mosquée, celle-ci deviendra sans doute son ami qu’il n’acceptera plus encore de voir, d’entendre ou de connaître aucun défaut de celui-ci.

Cheikh Abdou ne pouvait considérer rien soit-il une contrainte naturelle comme froid, chaleur ou précipitations pour manquer l’heure de la prière dans la mosquée. Où il pouvait séjourner, ne lui reste que d’entendre la voix du muezzin pour qu’il cesse toute activité et d’aller répondre subitement à l’appel du Seigneur.

Il ne négligeait aucune sorte de prière obligatoire ou surérogatoire, il s’en acquittait avec une assiduité rare. Il cohabite éternellement avec la mosquée.

Toutes ses demeures étaient dotées d’un lieu de prière dont il était l’imam. Ainsi il était, un symbole vivant et vivifiant de la première institution de l’islam, ce rendez-vous spirituel et quotidien avec le tout-puissant. Il se ressuscitera au rendez-vous ultime pour conclure sa prière de l’aube qu’il n’aura jamais parfait dans ce monde puisque disait le prophète : « L’homme se ressuscitera sur ce dont il a fini sa vie».
Quelle belle fin !

Cheikh Ahmadou Sour.

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