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REPENSER LA RÉGION ET LES TERRITOIRES (Ndukur Kacc Essiluwa Ndao)

Lorsqu’on parcourt Kédougou de Dakateli à Medina Baffe, de Sabodola à Kharekhana ou Kevoye, on se dit qu’il existe un gros problème de rééquilibrage territorial. Dakar est une sangsue consommatrice de ressources alors que les territoires nourricières sont abandonnés. Il est vrai que la capitale accueille 25% de la population du pays. Et qu’une évaluation sérieuse doit tenir compte de cette donnée dans les investissements nationaux. Mais ceci n’explique pas les incohérences qui ont induit des déséquilibres régionaux structurels majeurs. Le sentiment qui se dégage est que les nouvelles autorités politiques actuelles pensent que le Sénégal de demain, c’est Diamniadio. 
Il y a peut être quelque chose à proposer en termes d’aménagement du territoire.  Peut etre par une approche économique. En définissant des clusters. Un cluster maritime qui irait de Saint Louis à Cap skiring pour prendre en charge l’aménagement de la zone marine et côtière  (pêche et tourisme balnéaire). Un cluster minier (et ecotouristique) pour le sud-est. Un cluster sylvo-pastoral, etc. Avec des infrastructures structurantes et un plan intégré de développement. De sorte que celui  qui est né a Kédougou ne soit pas obligé de « remonter  » à Dakar pour aucun service. 
C’est une réflexion à faire et des actions à prendre. Pour desconstruire à  la fois les logiques  jacobines, mais aussi tous les tripatouillages électoraux  qui ont morcelé les territoires. Mais aussi tué bien des coins. Entre les zones écogeographiques, les entités historiques et culturelles, les découpages administratifs, Il faut repenser la région. Cela mérite de figurer dans un programme politique alternatif. Il  y avait des esquisses de pôles alternatifs de développement avec les assises nationales. Sans fétichisme, je crois quelles sont une base de travail. 
La logique de « command and control » des politiciens a destructuré les territoires. On a cassé des territoires pour faire prévaloir des logiques électoralistes. Les choix d’investissement sont arrimés à cela. La preuve il faut faire la liste exhaustive des promesses nées des conseils ministériels « décentralisés » versus par exemple les PLD (plans locaux de développement) qui sont rarement mis en oeuvre.
Or, c’est une des bases du développement futur. L’action se passe dans les territoires. Malheureusement,  on reste figé dans les paradigmes électoraux. Et presque personne ne veut secouer le cocotier. Avons nous réalisé une revue systématique des réformes territoriales depuis Diouf pour en évaluer les cohérences, les contre performances et leur efficacité dans le développement national ? On ne peut continuer ce saucissonage territorial avec le même paradigme macrocéphalique et espérer avoir un développement harmonieux et une redistribution équitable de nos richesses.
NKEN




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