PUBLICITE

DU NOUVEAU

De qualité pour tous

Pour une éducation

Une coalition

RENEGOCIATION DU CONTRAT AVEC EIFFAGE – Les non-dits (Thierno DIOP)

Partager

Sacré Mansour Faye ! Pour expliquer la part belle faite à Eiffage, au sujet de l’Autoroute à péage, le ministre, sur le plateau de Walf Tv, hier, explique que l’Etat du Sénégal, qui avait renoncé à des sommes consistantes en termes de redevances foncières, voulait éviter de charger le promoteur, qui, selon ses dires, a pris des « risques ». Rappelons que pour le premier tronçon l’Etat du Sénégal et ses partenaires ont supporté 319 milliards F CFa sur les 380 milliards ; tandis que pour le second Eiffage, qui a hérité du beurre, de l’argent du beurre et de la femme du fermier, n’a déboursé que 32 milliards. Malgré tout, Mansour Faye affirme que le trafic a dépassé les prévisions de 35 %. Combien Eiffage a-t-il alors empoché au moment d’obliger les usagers Sénégalais à payer lourdement ? En mai 2018, dans une interview accordée à Pape Alé Niang et diffusée sur le site Dakarmatin, Bara Tall est longuement revenu sur l’historique de l’autoroute à péage, avec à la clef, des révélations qui pointent un montage financier qui nous aura presque délesté des joyaux de la Couronne au bénéfice de Gérard Sénac.« Je peux réaliser l’autoroute à péage Dakar-Thiès à 120 milliards de F Cfa. La preuve, vous avez entendu récemment le directeur des Routes et le directeur de l’Investissement dire qu’ils vont lancer l’autoroute côtière Dakar-St-Louis à 240 milliards de F Cfa pour 195 km. C’est cela le coût réel. Pour toutes les autoroutes construites au Maroc, le km est à 2,3 milliards de F Cfa, malgré le relief fait de montagnes qui induit un coût beaucoup plus cher…. Pour la Tunisie, le coût au km tourne autour d’1,1 milliard. Pour Abidjan-Yamoussoukro c’est 1,2 milliard », compare le PDG de Jean Lefèbvre. M. Tall n’y va pas du dos de la cuillère pour affirmer que lors du montage financier initial de l’autoroute à Péage (Pikine-Diamniadio, 20 km rien que pour faire les routes), il avait été retenu que l’Etat du Sénégal ne déboursât aucun rond. Toutes les charges incombaient à Eiffage, qui devait « concevoir, financer, construire et exploiter ». Malheureusement, Gerald Sénac, qui n’a dépensé que 61 milliards de F Cfa, a obligé le gouvernement sénégalais à emprunter 50 milliards auprès de l’Afd et de la BAD et à libérer des caisses du Trésor public 37 milliards de F Cfa. Le tout revient à près de 148 milliards de F Cfa alors qu’il suffisait de moins de 50 milliards de F Cfa. En plus de cela, le gargantua Français profite, à titre exclusif, des retombées de l’exploitation, comme d’une avance sur paradis.« Selon le montage financier de l’autoroute Dakar-St-Louis, les 87 milliards dépensés par l’Etat du Sénégal peuvent permettre la réalisation de Dakar-Aibd », mentionne Bara Tall, qui répondait à l’ambassadeur de France.Au rayon de l’aéroport de Diass, les Turcs ont hérité de bénéfices pharaoniques, alors qu’à leur arrivée, les travaux étaient exécutés à plus de 85%. Le centre de conférences Abdou Diouf et le stade de Diamniadio, n’en parlons pas ! Pourtant, l’an passé, les banques étrangères, notamment marocaines, qui représentent 70% du secteur, n’ont pas supporté les entreprises sénégalaises soucieuses d’endiguer les contrecoups néfastes des restrictions imposées par le Coronavirus. Seuls la Banque Agricole (devenu Banque Verte) et la BNDE avaient réellement soutenu le privé national. Ainsi, sous Macky Sall, les entreprises étrangères ne risquent rien et prennent tout

Thierno DIOP !




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *