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Quand le populisme nous rend aveugle au point qu’on s’arroge le mérite du succès des élèves aux examens, on échappe pas à l’effet boomerang.

Il ne faut pas occulter le fait que les élèves ont plusieurs disciplines et chaque professeur apporte sa contribution à l’objectif commun : la réussite des élèves.

A force de côtoyer les poli-ti-chiens, les sophistes, on devient comme eux. On cesse de parler si parler veut dire «dire quelque chose qui a un sens» et on aboie. Convaincre, ce n’est pas avoir raison.

C’est en passant du temps avec le feu que l’eau est devenue chaude et peut brûler.
«Il faut rendre à César ce qui appartient à César» avons l’habitude d’entendre.

Je ne pense pas que nos apprenants aillent dans les synthèses philosophiques (véritable show-business) avec la tête vide.

Derechef, je pense tout de même que ce qu’on a fait et pas compris avec son professeur pendant huit (8) mois qu’on ait le génie de le faire et de le comprendre avec une tierce personne en quatre (4) heures.

Un peu de reconnaissance au travail de longue haleine dont les enseignants craie à la main ont fait avec beaucoup de professionnalisme, de dévouement et de courage ne serait pas trop même si la liberté de penser et d’expression nous donnent le droit de na pas approuver le travail qu’ils abattent jusqu’à en être abattus durant plusieurs semaines de marathon.

Je m’incline à la mémoire du collègue Idrissa DIATTA, décédé suite à un malaise pendant la révision avec ses élèves. « Xandoor sou dammê ci waar djaanam wathina ».

En effet, l’enseignant de façon générale prend bien sa dose d’ingratitude : quand les résultats ne sont pas fameux c’est, la baisse de niveau c’est lui, les perturbations c’est lui. On jette des boulets rouges sur ce qu’il fait avec beaucoup de générosité. Il est le dindon de farce de tout le monde, un guignol, le bouc émissaire.
Cette dose d’ingratitude qui nous provient souvent de l’Etat, de l’administration, des parents d’élèves, des élèves ne nous fait pas trop mal.

Je précise bien ma pensée et pèse bien mes mots avant qu’ils n’engendre des maux : ce n’est pas toutes les administrations, tous les parents ou tous les élèves qui sont ingrats.

Ce que je dénonce et qui m’indigne, c’est quand un ou des collègues produits des média ou victime de populisme jettent l’anathème ou le discrédit sur le travail bien fait des collègues ou même les abrogent je ne sais pas sur la base de quoi.

Je leur accorde le droit d’aînesse mais malheureusement il n’y pas que des benjamins dans notre discipline ; il y’en a des professeurs qui sont rompus à la tâche, chevronnés et qui ont formé plusieurs générations dont leurs disciples sont devenus leurs collègue.

Donc respect et reconnaissance en vers ces MESSIEURS qui n’ont plus rien à prouver.

Je témoigne ma haute reconnaissance à Monsieur Diop qui fut mon professeur de philosophie en 2004 au Lycée Taïba/ICS de Mboro qui officie au Lycée de Pikine comme professeur de philo aux dernières nouvelles.

Du fait que le professeur Songué Diouf fait partie de la constellation, je n’ose pas dire avec tout le respect que je lui dois qu’il est un tonneau vide mais il y’a trop de bruits autour de lui.

Je n’irai pas aussi jusqu’à le taxer de sophiste mais les tonnerres d’applaudissements qui accompagnent ces discours peuvent éveiller des soupçons. Je ne suis pas convaincu que ceux qui l’applaudissent ont saisi et compris son discours.

La remarque personnelle que j’ai faite sur les discours publics de façon générale c’est qu’on applaudit pas parce c’est pertinent et qu’on a bien compris mais on applaudit parce que c’est bien dit et beau à entendre.

Quand on applaudit, on cesse d’être concentré et on n’est plus intéressé par le sens du discours, la réflexion qu’il doit engendrer ; on est plutôt intéressé que par la beauté du discours et sa quintessence nous échappera parce que l’esprit est poreux et l’étant, il ne retient rien.

Dans le bruit il n’est pas facile d’apprendre et de retenir. Malheureusement c’est ça le décor des synthèses.

En plus, le discours est plus destiné aux collègues qu’aux élèves. La preuve c’est qu’ils prennent rarement la parole et c’est le facteur temps qu’on prend comme bouc émissaire.
Or si les synthèses sont vraiment faites pour les élèves, c’est eux qui doivent plus prendre la parole et non leurs professeurs : ce qui est fait pour moi sans moi est contre moi !

Les élèves ne souffrent pas de la même maladie donc les synthèses ne peuvent pas être des sédatifs, une panacée qu’on leur appliquent tous.

Attention au brouhaha intellectuel !

Dès fois, les synthèses, au lieu d’apaiser l’inquiétude des apprenant, elles installent l’inquiétude, l’incertitude.

Je m’abstiens de parler du côté mercantile car durant l’Antiquité grecque, on a déjà appris que les sophistes monnayaient leur savoir que Platon considérait comme de l’illusion.

L’organisation des synthèses est devenue un phénomène de mode, de la monnaie courante et le philosophe a toujours montré son indignation à la propagation d’un tel phénomène.

Ne soyons pas victime du populisme, ne poussons pas les élèves à épouser des choses qui sont à l’encontre de ce qu’on leur enseigne.
Ne les poussons pas à la paresse intellectuelle à penser que les synthèses sont obligatoires, mais obligeons les à travailler, à avoir la confiance en soi pour se valoriser.

Poussons les à avoir le courage de se servir de leur entendement.
Poussons les au parricide nietzschéen, poussons les à nous rejeter et à se chercher eux-mêmes pour se retrouver.

Poussons les à devenir de par eux-mêmes des Songué Diouf, des maîtres de leurs pensées et pas des maîtres de la parole pour pouvoir devenir ensuite des Souleymane Bachir Diagne, Sémou Pathé Gueye, Mamoussé Diagne, Ramatoulaye Diagne, Djibril Samb, Marcien Towa, Hountondji, Mouhamadé Savadogo, Bado Ndoye, Mory Thiam, Ousmane Sarr, etc. La liste serait tellement longue, et je ne l’épuiserai jamais.

Mais ils ne deviendront pas comme ces illustres hommes si nous faisons d’eux de simples réceptacles et des caisses de résonnance.

Naturellement mon analyse est très personnelle voire trop subjective et considérez la comme une opinion.

A la mémoire de tous les professeurs qui ont perdu leur vie et aux professeurs qui nous ont transmis leur savoir ; toutes disciplines confondues.

J’assume la responsabilité de rendre publique cette opinion et j’endosse tout ce qu’elle peut engendrer comme conséquences.

Serigne Mbaye alias Beug@Fallou,
professeur de philosophie au
Lycée Ababacar Sy de Tivaouane.




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