Plage, piscine… et COVID-19 ! (par Dr. Boubacar SIGNATE)

Aucune donnée de survie et de maintien du caractère infectieux du virus dans les eaux du milieu naturel n’existe actuellement. Mais le risque majeur pour ces sites de baignade est lié à la promiscuité, dans le cas des baignades et de leur environnement.
1- Plages : Le risque majeur est lié à la promiscuité. 
 Le problème n’est donc pas tant l’eau que le nombre de personnes que l’on retrouve dedans, dans les zones de baignade mais aussi tous les lieux autour, notamment, les parkings, les espaces d’accès, les berges et les équipements, etc.
 Néanmoins, sous l’hypothèse qui reste à démontrer, de la présence du virus dans les eaux du milieu naturel, une analyse du risque d’infection transmise pourrait éventuellement se justifier pour les eaux à forte pollution fécale. Nos plages sont réputées pour être sales, en drainant toute sorte d’immondices vers la mer.
2- Piscines : Le chlore, un allié ?
Même chose concernant les piscines intérieures ou extérieures : c’est la distanciation physique et les mesures barrières qui vont limiter les risques de transmission. 
 Le chlore jouerait un rôle dans l’élimination du virus. Même si aucune donnée de résistance à la désinfection, spécifique à SARS-CoV-2, n’est disponible pour le moment, les études menées sur le SARS-CoV, un virus voisin, responsable d’une épidémie en 2002-2003, indiquent que la désinfection par le chlore est efficace. 
 D’ailleurs c’est une solution chlorée qui est utilisée par les hygiénistes pour décontaminer les endroits exposés au virus, dans les ambulances, les équipements médicaux, les habitations, les lieux publiques, ainsi que dans les CTE COVID-19 au Sénégal.

Dr. Boubacar SIGNATE

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