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« Pétrole et gaz : conjurer les germes de la division » (Par Mamadou Ndione)

 
Pour comprendre les supputations ambiantes  de certains, l’opinion publique doit savoir par exemple que le périmètre de recherche de Saint Louis offshore (un des deux blocs objet de tout le tissu de désinformation), est au moins deux fois plus grand que la région de Dakar et se trouve en mer à environ 125 km des côtes de Saint Louis dans des profondeurs pouvant aller (à certains endroits) à 5 900 m soit un peu moins de 6km sous la surface marine. C’est là où il faut aller chercher le gaz  dont on nous parle et pour lequel le début d’exploitation est prévu en 2022 !
Nous ne sommes pas encore en exploitation et il s’agit encore de prévisions si toutes les conditions techniques sont réunies incha Allah. Que Dieu fasse que tout se passe bien. En attendant le risque d’investissement n’incombe pas à notre pays dans ces deux blocs.
Nous devons savoir que le premier semestre de l’année 2019 a déjà vu l’Assemblée Nationale du Sénégal adopter le  24 Janvier 2019  la loi sur le contenu local pour maximiser la part du secteur privé national dans les services et l’exploitation des ressources pétrolières et gazières du pays.
À la même date, il y a eu l’adoption par la même Assemblée nationale du nouveau Code pétrolier qui, entre autres, renforce les parts de l’Etat dans l’exploitation des ressources.
Le Chef de l’État a jugé important au vu des importantes découvertes survenues depuis 2015 de dépasser le code incitatif de 1998 pour aller dans le sens d’une plus grande prise en charge des intérêts nationaux.
Après ces deux événements parlementaires de portée historique, le 24 février 2019, le Président Macky Sall était réélu avec plus de 58 % des suffrages du peuple souverain.
Le Président Macky Sall réélu a toujours compris l’importance du tournant décisif du présent quinquennat qui va sonner l’entrée du Sénégal dans le Monde des pays pétroliers et gaziers.
C’est pourquoi, afin de consolider davantage les atouts de notre pays notamment dans l’exploitation de ses ressources, le Président Macky Sall s’est voulu inclusif avec le lancement le 28 Avril 2019 du  dialogue national devant sceller un pacte républicain autour des questions délicates dont le pétrole et le gaz. Dans sa démarche d’inclusion, le Chef de l’État est allé jusqu’à proposer d’ouvrir le COS PETROGAZ à l’opposition Sénégalaise ainsi qu’à la société civile. Il n’y rien de plus volontariste dans la quête de transparence.
Entre le 28 mai et le 3 juin 2019, il y a eu cinq jours. Cinq jours pour voir bizarrement apparaître après le lancement du dialogue national un documentaire à charge dont le mobile coule de source c’est à dire pousser à des formes non démocratiques de sabordage du dialogue inclusif devant sceller un cadre consensuel pour mieux bâtir notre pays dans la paix.
Les mesures prises par le Président Macky Sall pour une gestion inclusive du pétrole et du gaz dérangeaient-elles des officines extérieures et leurs relais locaux au point de vouloir tenter vainement de faire vaciller le Sénégal ?
En vérité, nous avons la chance d’avoir un pays avec une conscience citoyenne assez robuste pour faire face sereinement aux formes insidieuses de cabales cousues de fil blanc.
Pour se rendre compte de la grande supercherie, le documentaire de BBC et ses interviewés choisis ne nous disent pas que tous les contrats pétroliers ainsi que les revenus issus des ressources pétrolières, gazières et minières sont publiés en ligne dans le site itie.snqui est accessible aux sept milliards d’habitants de la planète Terre.
Ils savent nihilistes que les contrats de recherche et de partage de production ou CRPP signifient qu’une entreprise prend l’engagement d’investir avec exonération d’impôt avant exploitation pour la recherche et partage avec notre pays en cas de découverte. S’il  n’y a pas de découverte, l’entreprise perd.
Ces insinuateurs naïfs savent que dans le Monde, en 2014, le taux de 87% des explorations pétrolières et gazières étaient sanctionnés par un échec et que seul 13 %  était couronné de succès.
Ils savent qu’au Sénégal, il y a de l’exploration avant les Indépendances (depuis 1952) et qu’il n’y avait pas de grandes découvertes sauf vers 2015 sous le magistère du Président Macky Sall.
Ceux qui s’attaquent aujourd’hui aux deux contrats de PETRO-TIM ne le font pas pour  les nombreux autres contrats alors qu’ils savent que tous les CRPP se ressemblent quasiment.
À titre d’exemple, les nihilistes éternels ne critiquent jamais le contrat de Sangomar Offshore qui a actuellement pour principal opérateur Cairn et Woodside. Et pourtant, ces deux entités n’étaient pas signataires du contrat initial dans ce bloc.
En effet en 2004, le Sénégal avait signé un contrat de recherche et de partage de production avec un groupe Américain du nom de Hunt Oil pour le bloc Sangomar Offshore. Ci-dessous le lien du contrat qui, au même titre que tous les autres CRPP, est en ligne dans le site de l’Itie Sénégal. 
Chaque citoyen peut se connecter et vérifier que le signataire était Hunt Oil.
Aujourd’hui que les découvertes de pétrole sont impressionnantes dans le dit bloc, l’opinion publique doit savoir que dans l’actionnariat actuel de Sangomar Offshore, il n y a plus Hunt Oil signataire du contrat avec le Sénégal en 2004.
Avant même l’alternance survenue en 2012, Hunt Oil a vendu ses parts à d’autres groupes qui, à leur tour ont procédé à des rachats et des ventes de parts; et aujourd’hui les différentes cessions et rachats donnent un tour de table ou actionnariat du bloc Sangomar Offshore comme suit :
– Le groupe écossais Cairn Energy détient les 40% – Le groupe australien Woodside Petroleum a racheté les 35 % de l’américain ConocoPhillips- Le groupe australien FAR Ltd qui détient 15 %-  Petrosen avec 10 %
Où est Hunt Oil signataire de départ de Sangomar Offshore ?
Il n’est plus dans le bloc et c’est légal.
Sauf autres cessions à ne pas exclure, au moment de la phase de production, le Sénégal partagera le pétrole brut de Sangomar Offshore avec ces quatre entités dont Petrosen avec la plus grande pour notre pays.
En clair, comme dans les blocs Cayar Offshore et Saint Louis Offshore avec un Frank Timis qui avait cédé ses parts à Kosmos et BP, le signataire Hunt Oil du contrat de Sangomar Offshore n’est plus présent dans les blocs parce qu’ayant cédé ses parts.
Cette pratique est courante partout au Monde. Et d’ailleurs Kosmos à même cédé ses parts.
Pourquoi les nihilistes extrémistes ne parlent  jamais de Sangomar Offshore alors qu’il y a eu les mêmes types de cessions de parts (compris ici comme des transferts de droits et d’obligations de travaux) conformément aux dispositions de l’article 56 du code pétrolier de 1998 ?
Les extrémistes n’en parlent jamais parce qu’ils sont dans l’amalgame, la désinformation et la vaine tentative de déstabilisation revancharde. Ils veulent sans doute rester en campagne électorale permanente.
L’opinion publique nationale doit refuser d’être manipulée par ces formes d’opposition  crypto personnelle  et leurs officines occultes dont la mission est simplement d’essayer de déstabiliser le Sénégal avant l’exploitation des premiers barils de pétrole et de gaz et ainsi saborder les mesures phares du Chef de l’État qui, en expert averti à déjà pris en amont toutes les dispositions dans l’intérêt des générations actuelles et futures en répondant à deux questions citoyennes essentielles.
1- Que va gagner le Sénégal dans le pétrole et le gaz ? Voilà la première question citoyenne essentielle.Le Sénégal pourra avoir  à terme 80% des revenus de son pétrole et son gaz après recouvrement des investissements. Cela si on se base sur : 
– les 10 à 20% de Petrosen, – les parts du Sénégal comprises entre 35 et 58% dans une fourchette comprise entre zéro à 120 000 baril/jour conformément aux contrats signés- les 25% d’impôts sur les sociétés quand l’exploitation va commencer- les impôts sur les salaires et autres,- Cela sans compter les dizaines (voire les centaines) de milliers d’emplois à créer.
2- Qu’est ce qui a été prévu pour l’utilisation de nos revenus pétroliers et gaziers ? C’est la deuxième question citoyenne essentielle.Nous avons la chance d’avoir à la tête de l’État un des meilleurs spécialistes des questions pétrolières et gazières du pays. Le Président Macky Sall a pris quatre décisions importantes.
D’abord il y a l’adhésion depuis 2013 au processus Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives ITIE avec obligations de publications croisées des revenus tirés de ces ressources. D’ailleurs la gouvernance pétrolière et gazière du Sénégal lui a valu récemment en mai 2018  le satisfecit du Conseil d’administration international de l’ITIE qui a fait de notre pays  le premier d’Afrique, et le quatrième au monde, à obtenir des progrès satisfaisants sur l’ensemble des exigences de  transparence dans les industries extractives.
Ensuite, il y a la mise en place du Comité d’orientation Stratégique sur le Pétrole et le Gaz COS Petrogaz. Lequel Comité sera élargi à la société civile et à l’opposition politique.
Aussi, il y a le lancement de  l’Institut National du Pétrole et du Gaz. 
Enfin, il y a en cours la loi d’orientation avec une large concertation de tous les acteurs publics, privés, politiques et de la société civile pour s’accorder sur une clef de répartition entre les budgets d’investissement et de fonctionnement et la part réservée aux générations futures à travers un  loger Fonds souverain d’investissements stratégiques.
Ces quatre décisions s’inscrivent dans une volonté d’exploitation rationnelle de ces revenus additionnels importants qui ne doivent pas faire baisser les bras dans les autres secteurs de la vie économique.
En définitive, sur le pétrole et le gaz, nous devons rester dans la vérité et éviter ce débat fait d’insinuations entretenues par un documentaire de BBC aux relents condescendants et qui reste muet sur les quatre questions suivantes :
1- En quoi le rachat des actions de Timis par BP a-t-il pu faire perdre de l’argent au Sénégal quand on sait que la part de notre pays prévu dans le contrat n’est nullement affectée. Le réponse officielle claire de BP montre la légèreté des insinuations de BBC.
2- En quoi de supposées redevances lors de la cession de parts entre l’acheteur BP et le cédant Timis auraient-elles fait perdre de l’argent au Sénégal. D’ailleurs le Groupe BP a répondu clairement à cette question. Comme si le ridicule ne tue pas, un des opposants aigris fait un calcul laborieux s’appuyant sur 1% de la part de BP durant 40 ans d’exploitation pour aboutir au chiffre astronomique avancé. Il dit bien part de BP, mais il parle de perte pour le Sénégal. Cherchez l’erreur !
3- En quoi le Salaire d’un compatriote quand il travaillait pour Timis aurait-il fait perdre de l’argent au Sénégal alors que depuis 2013, celui-ci prétend avoir donné copie de son contrat de travail à l’OFNAC ? Pas besoin de sortir de Harvard pour répondre à cette question. 
4- Comment un privé peut-il encaissé des taxes attendues par un État ? BBC nous apprend qu’environ 150 millions de FCFA de taxes auraient été versés à une structure privée  au Sénégal. 
En définitive, rien qu’à poser ces quatre questions, on comprend le but subversif visé par des forces occultes qui ont oublié que le Sénégal est un État souverain et que BP première entreprise britannique tous secteurs confondus ne verse certainement pas dans des légèretés d’un autre âge.
Les insinuateurs naïfs parlent de perte comme si le gaz était en exploitation ou comme si notre pays avait perdu sa part comme stipulée au contrat.
En essayant de semer le doute et en persistant dans l’erreur c’est  à se demander si le Sénégal pays de dialogue et de concorde mérite cette forme  d’opposition aussi nihiliste et revancharde et même dérisoire.
Ceux qui (dans le pouvoir, dans l’opposition et au niveau de tous les segments sociaux et économiques) ont pris le chemin du dialogue comprennent l’enjeu d’une utilisation bénéfique de cette manne. Les autres qui ont opté pour l’école buissonnière sont comme dans le déni de réalité et n’ont pas encore compris que l’envers du dialogue est moins reluisant.
Au-delà des joutes politiques, nous devons ensemble verrouiller tous les axes de pénétration des germes de division sur une question aussi délicate que le pétrole et le gaz. D’autres leviers de division notamment confessionnels, régionalistes ou ethniques pourraient être actionnés demain par des forces obscures pour essayer de transformer cette bénédiction en Malédiction. Notre pays a des ressorts assez costauds pour conjurer les démons de la division. Le faire ensemble sera moins coûteux en terme de temps : voilà le sens du dialogue autour du détenteur de la légitimité démocratique.
D’autres défis plus importants que les  questions de casting des élites politiques nous attendent sur le chemin du Sénégal pétrolier et ces défis tournent tous autour de la paix, la sécurité et l’union sacrée pour assurer et assumer le développement de notre pays.Refuser de répondre à l’appel du dialogue pour la paix et la concorde autour des questions vitales du pays est simplement inexplicable et inexcusable pour un acteur politique qui met la patrie au dessus de son égo.
Le Sénégal du pétrole et du gaz sera béni parce que ce pays est simplement béni. 
Notre pays a assez de ressorts pour conjurer les germes de la division.
Que Dieu nous donne l’intelligence de voir l’enjeu et de dépasser ce jeu dangereux de la désinformation destructrice.
Pour voir tous les contrats, chaque citoyen peut se connecter librement dans le site de itie Sénégal pour ne pas se laisser mener en bateau.


MAMADOU NDIONE

DG DU COSEC 




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