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L’ECOLE SENEGALAISE ENCORE A L’EPREUVE DE LA DURE REALITE DE LA COVID. (Serigne F. Seck)

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Notre école, à peine sortie des affres de la première vague de la Covid, fait de nouveau face à cette pandémie, avec une virulence qui dépasse en proportion, celle qu’on a connue jusque-là. Les statistiques enregistrées (taux de mortalité, de morbidité…) renseignent à suffisance sur cet état de fait. L’école sénégalaise, en tant que produit de la société, avec sa population qui gravite autour d’un peu plus de quatre millions, ne peut ne pas constituer un objet de préoccupation majeure. Il faut dire en réalité que cette seconde vague, avec son lot de morts qui ne cesse de croître, préoccupe au plus haut point, les décideurs en charge de la conduite des politiques publiques. L’irruption du virus, au niveau des universités et de certains établissements scolaires, justifie, à n’en point douter, cette hantise obsessionnelle de nos autorités.

L’option de vivre avec la Covid étant irrévocable parce qu’économiquement plus soutenable, constitue un problème supplémentaire à gérer dorénavant. Toute chose qui doit nous pousser à être plus réflexifs et plus inventifs sur les choix stratégiques à opérer. En effet, ce changement de paradigme, induira indubitablement un surcroît d’efforts, de vigilance, d’alerte, mais aussi et surtout de veille de notre espace relationnel.

Il nous faut concevoir le projet éducatif aujourd’hui dans le sens d’intégrer ces nouvelles variances de l’évolution de la maladie. A ce sujet, il est heureux de noter la disposition opportune, manifestée par l’autorité, à travers la circulaire portant réajustement des programmes.

Cette mesure salutaire est à apprécier à sa juste valeur si l’on tient compte de l’effritement constant du quantum horaire du fait d’un accommodement mal contenu et souvent difficilement réalisable. Mais, il faut naturellement aller au-delà de cette simple révision des programmes pour embrasser la question sous d’autres angles dont l’importance se passe aussi de justification.

Dans cette rubrique, on peut envisager le modèle comportemental vers lequel nous devons tendre pour arriver à endiguer plus efficacement cette pandémie. Sous ce rapport, un débriefing permanent s’avère nécessaire, à l’entame de chaque journée d’apprentissage sous forme de leçon de vie, sur les réflexes à cultiver, la conduite à tenir pour préserver l’essentiel.

Pour la gestion des gestes barrières, il importe de saluer le geste hautement significatif et appréciable des autorités en direction des établissements scolaires en leur octroyant une aide assez substantielle pour régler la question du protocole sanitaire ; ceci ne dédouane en rien la contribution des collectivités décentralisées aux côtés de l’Etat, qui demeure le levier sur lequel l’école doit compter pour assurer sa dotation permanente en masques et autres produits (gels, savons, lavoirs …).

Cette conjugaison d’efforts entre pouvoirs publics et collectivités ne doit souffrir, sous aucun prétexte, de manquement, si l’on considère que l’éducation est une compétence transférée. Au niveau du casting des apprentissages, il me plaît de revenir sur une proposition faite précédemment et qui concerne l’option de fonctionner en cohortes pour les classes à effectifs pléthoriques.

Cette réflexion recoupe naturellement avec la circulaire prise dans le sens du réajustement de nos programmes. Avec cette deuxième vague, le temple du savoir s’engage dans une aventure qui comporte beaucoup plus d’écueils, eu égard, à la virulence qui caractérise la maladie à l’heure actuelle.

Cette situation doit nous renforcer sur notre ardeur et notre volonté, afin de pouvoir réussir à contenir cette maladie qui avance à grands pas et dont les effets néfastes ne cessent de s’amplifier. Les enseignants sénégalais, pour s’être bien illustrés lors de la première vague, à la satisfaction de toute la communauté nationale, sauront, à coup sûr, trouver les meilleurs palliatifs susceptibles d’assurer la pérennisation de nos acquis scolaires.

Enfin, les sénégalais de tout bord, fondent un immense espoir dans l’action salvatrice de ces acteurs-là.

Serigne Falilou Seck                             

Chargé de la communication du CRFPE de Louga




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