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Le Sénégal à l’épreuve du Covid -19.

S’il y’a un secteur où la crise actuelle mérite qu’on agisse vite, pour le présent et l’avenir, c’est celui de l’hygiène : Il ne faut pas en effet oublier que la crise actuelle a commencé par un problème d’hygiène dans un marché de nourriture en gros, à wuhan

C’est donc l’occasion de se souvenir que l’hygiène est un enjeu économique, social, culturel et politique majeur. Et qu’il serait urgent de le traiter comme tel. Et d’agir tout de suite!

Plus de 70% de la population sénégalaise n’a pas accès à des services d’hygiène efficaces ; bon nombre de nos concitoyens n’ont pas de moyens de se laver les mains à domicile. Plus de 37% des personnes n’ont pas accès à des toilettes. La nourriture de plus de la moitié de la population de Dakar se vend dans la rue (à l’hygiène douteuse). Le comble se voit dans nos écoles. Et pas besoin d’aller très loin pour voir le peu de cas fait, partout, de l’hygiène urbaine, de l’hygiène personnelle, de l’hygiène au travail.

Le manque d’hygiène atteint son paroxysme au Sénégal lors des grands événements populaires. Promiscuité totale. Durant ces rassemblements, le lavage des mains devient un souci mineur. Ni avant, ni après les repas. Et avec le covid-19 il ya vraiment de quoi avoir peur lorsque même ce sont les pays les plus développés qui paniquent et peinent à freiner la propagation de ce virus.

Et pourtant, l’impact de l’hygiène sur la santé est établi : ne pas se laver les mains est la cause de plus de 40% des taux de diarrhées et de 23% des infections respiratoires. Les pays sans hygiène ont le plus haut taux de mortalité d’enfants de moins de 5 ans, le plus haut niveau de malnutrition et de pauvreté. L’absence d’hygiène dans les bureaux et les usines réduit aussi la productivité et donc la croissance économique. 

Macky Sall doit montrer, surtout en ces temps qui courent, qu’il incarne la République et qu’il en est le vrai chef. Savoir prendre la bonne décision. Sans fléchir. Et vite! En de pareilles circonstances, le chef de l’état ne devrait en aucun cas gérer les états d’âme. Si on peut fermer la Kaaba, suspendre le pèlerinage et les prières de vendredi, fermer l’accès à Fès, je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir de problèmes à annuler les rassemblements religieux jusqu’à nouvel ordre. 

Cette épidémie passera, après avoir laissé des traces encore incertaines ; dans un scenario du pire, elle tuera encore beaucoup de monde, et elle conduira à une crise économique pire que toutes celles déjà connues depuis 1945. A moins que cette crise nous conduise enfin à devenir adulte, c’est-à-dire si prévoyant, et en repensant notre modèle de développement ; en devenant frugaux, sereins, lucides, et bienveillants.

Elimane Abdoul Fall 




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