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LE PHENOMENE DE LA VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE : CAUSES ET SOLUTIONS POSSIBLES

Depuis quelques temps, la recrudescence de la violence dans l’espace scolaire préoccupe tous les esprits. En effet, à l’école, on assiste à des actes contre-nature dans la mesure où le tréfonds culturel auquel nous nous sommes toujours abreuvés tranche nettement avec de tels faits. Il est à noter, de plus en plus, des agressions d’enseignants par des élèves censés pourtant être sous le contrôle de l’autorité de ces mêmes éducateurs. De tels événements fâcheux du reste, posent en filigrane un véritable problème de société.

Les valeurs référentielles qui, jusque-là tenaient lieu de rempart sont entrain, hélas, de s’effondrer à la faveur d’un nouvel ordre culturel inspiré d’une civilisation planétaire qui aspire, de plus en plus, à faire fi de certaines valeurs et spécificités de notre société. Il urge dès lors, de mener un intense effort de réflexion dans le but de mieux cerner les tenants et aboutissants de cette situation chaotique à tous égards. Cet élan vers la compréhension et l’élucidation de ce dysfonctionnement appelle indubitablement aussi un ensemble de paramètres explicatifs car le phénomène est en passe de prendre dans le milieu scolaire des proportions alarmantes. Aujourd’hui, il nous a été donné de constater avec regret, des actes de violences perpétrés sur des enseignantes et des enseignants aux lycées de Kébémer, Thiaroye, ainsi qu’aux collèges de Kaffrine, Hann et j’en passe. Tout cela recommande naturellement la nécessité de faire un travail consistant à déceler les causes de tels actes. De nos jours, la société de l’information charrie, à travers les médias qui lui servent de support (internet, extra net…) des valeurs qui ont fini par créer une instabilité certaine au niveau de cette couche vulnérable. Ajouté au manque de perspectives et d’espérances, cela conduit à un terreau fertile à l’implosion sociale et aux révoltes de tous ordres.Une telle situation a, naturellement, des conséquences négatives sur notre système éducatif : l’enfant demeure réfractaire à l’autorité.

Par conséquent, le phénomène des agressions ne cesse de prendre de l’ampleur. Quant aux pouvoirs publics, la nécessité de repenser l’Education civique pour mieux vivre ensemble devient, dès lors, une préoccupation urgente ; histoire de servir à cette jeunesse les amarres susceptibles de les retenir face à ce cataclysme des temps nouveaux. Les parents, dans ce débat sont interpelés : la nécessité de prendre en compte la préoccupation des enfants reste et demeure un droit si nous voulons restaurer à terme les bons comportements aujourd’hui perdus. Quant à l’éducation, nous sommes tous conscients des exigences de notre métier ; notre ambition est de former des citoyens de demain aptes à participer à la vie socio-économique du pays. Les jeunes, devenant de plus en plus éveillés et exigeants, rendent plus complexe et plus difficile le traitement de ces problèmes soulevés. La violence en milieu scolaire demeure donc une préoccupation sociétale majeure pour notre Nation. Toute chose qui commande une plus grande diligence dans la solution avec des réponses pouvant servir d’antidote aux apprenants.

Pour réussir ce pari hardi, nous devons engager des réflexions profondes, à travers la mise à contribution d’expertises variées, dans l’optique de cerner le mal dans cette entreprise gigantesque. Ce projet semble être assujetti au respect scrupuleux de cette exigence fondamentale.

Serigne Falilou Seck

Chargé de Com du CRFPE de Louga

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