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FACE A LA COVID 19, IL FALLAIT BIEN UN PLAN DE GUERRE (par CHEIKHNA CH. S. KEITA)

Pendant longtemps encore, on continuera de parler de la façon dont l’Etat sénégalais a procédé face à la pandémie de la COVID 19, sa réplique ayant été d’une efficacité telle qu’elle a permis au Sénégal de se retrouver aux tous premiers rangs du classement par pays des réponses qui lui ont été opposées. Ce qui, incontestablement est une victoire dont le mérite revient au Président de la République qui, en bon chef de guerre, n’a pas attendu l’apparition du phénomène à l’intérieur de nos terres, pour réagir en élaborant un plan d’action adéquat parce que fondé sur une analyse rigoureuse et complète de la situation vers laquelle son pays s’acheminait. En effet, c’est bien de cette façon qu’il a réagi avant d’ordonner l’élaboration de l’ensemble des mesures qui constituent le dispositif de riposte contre cette dangereuse menace. Voilà pourquoi il est heureux de pouvoir affirmer sans risquer d’être démenti que le Sénégal n’a pas eu à tâtonner dans cette affaire, pour avoir résolument anticipé sur toutes les questions importantes qui lui sont liées, en se dotant d’un programme gouvernemental de résilience économique et sociale dont l’objectif était de parvenir à vaincre héroïquement le fléau. Et ce programme est encore aujourd’hui, ce qui permet à l’Etat de poursuivre la lutte contre cette pandémie et contre toutes ses conséquences, sans se laisser perturber par toutes les critiques qu’il a eu à essuyer et qui n’ont le plus souvent d’ailleurs, porté que sur des détails de la périphérie de son action.

Même si malgré tout, il y a lieu de remarquer ici  combien il a été déplorable de voir quelques gens très respectables soutenir que le Sénégal ne faisait que copier sur les mesures qui étaient appliquées dans certains pays, quand il a été question de fermeture de frontières aériennes et terrestres, de confinement et de mesures de distanciation sociale, de limitation des déplacements, de restrictions dans les transports de passagers et dans les conditions de  regroupements de personnes, de couvre-feu et de port obligatoire du masque. Mais aussi, d’entendre toutes les critiques violentes et plus que simplistes qui ont fusé de partout quand, en annonçant l’allégement des mesures de restriction qui étaient en vigueur, le Président de la République a déclaré qu’il nous fallait apprendre à vivre avec le virus. D’entendre toutes ces allusions au tâtonnement et à l’imitation, alors qu’en vérité, dans cette lutte contre la pandémie de la COVID 19 que l’Etat sénégalais poursuit d’animer, il n’y a jamais eu de place pour le tâtonnement ou pour de n’importe quelles autres formes de légèreté. Parce que justement ce programme qui était déjà là avant le début des hostilités, n’a jamais laissé de place à un quelconque comportement de ce genre. 

Voilà pourquoi, à présent que tout cela est loin derrière nous, parce qu’à mi-chemin il a été mondialement reconnu que le Sénégal est parvenu à mieux faire que presque tous les autres pays de la planète, dans cette lutte, il nous faudra absolument apprendre de cette expérience à mieux apprécier ce qui s’entreprend tous les jours dans notre pays, pour répondre aux attentes des populations et pour construire l’avenir. Mais aussi, à juger de toutes les choses qui le concernent, sans aucune complaisance, afin que la critique serve à rectifier des tirs, plutôt qu’à démoraliser le peuple très souvent, pour des raisons purement politiciennes.

Ainsi donc, étant incontestablement la clé de ce succès qui nous vaut l’attention du monde entier, ce programme de résilience économique et sociale mérite bien d’être mieux considéré. Surtout quand en plus, il est révélateur de bien d’autres raisons qui doivent nous amener à ressentir cette estime de nous autres et de notre pays qui valorise. C’est pourquoi il est juste et nécessaire d’insister à le faire connaitre en revenant sur les quatre points qu’il comporte et qui sont  les suivants:

  • Soutenir le secteur de la santé.

La nature  de cette insécurité dictant naturellement de commencer  par-là, il fallait donner au secteur de la santé les moyens de supporter toutes les charges auxquelles la riposte contre la pandémie allait lui imposer de faire face. Tout en adaptant son organisation et le fonctionnement de ses structures à la situation de crise pour en même temps, poursuivre de répondre aux attentes des populations sur d’autres plans.  C’est pourquoi, rien que pour lui permettre de réagir efficacement face au COVID 19, ce secteur a été doté d’un fond de soixante-quatre milliards de francs environ.

  • Renforcer la résilience sociale des populations.

Une crise de la dimension de cette pandémie est forcément une cause de dérèglement de l’économie du pays qu’elle frappe et conséquemment, celle de désordre social. C’est pourquoi il fallait absolument, pour en atténuer les effets, renforcer la capacité des populations à satisfaire leurs besoins les plus immédiats en les accompagnant avec des distributions de denrées de première nécessité et d’argent liquide, partout il apparaissait justifié de le faire. Il fallait aussi les alléger du poids des factures courantes d’eau et d’électricité. Et ce programme a permis de faire tout cela.

  • Sauvegarder la stabilité macroéconomique et financière  du Sénégal. 

L’économie du pays ne pouvant pas manquer d’être frappée dans son fonctionnement et dans son développement par les différentes autres effets des mesures visant à contrecarrer l’expansion de la pandémie, il était nécessaire de la soutenir pour lui éviter de s’effondrer et pour prévenir des fermetures d’entreprises et des pertes d’emplois, en injectant des liquidités dans ses secteurs les plus vulnérables en particulier et en lui accordant des allégements de charges fiscales et de taxes douanières.

  • Assurer l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, en produits médicaux et pharmaceutiques et en denrées de première nécessité.

La vulnérabilité d’un pays se mesurant aussi et incontestablement à chacun de ces endroits,  les noter a été une façon d’en tirer tous les enseignements utiles avant d’évaluer les possibilités réelles et actuelles sur lesquelles il fallait s’appuyer pour apporter des réponses sûrs à chacune de ces questions. Et heureusement que ces possibilités qui dépendent du crédit et de la crédibilité du Sénégal sur le plan diplomatique, mais aussi de la qualité de ses réseaux de partenariat et commerciaux, étaient là et qu’ils allaient résister à l’épreuve de la pandémie du COVID 19.

Dès lors, avec une telle promptitude de réaction et une aussi belle barrière de défense, il n’est pas étonnant de voir la pandémie amorcer un recul constant depuis plusieurs semaines déjà, sur l’ensemble du territoire de notre pays. Mais il reste évident que la maladie est toujours là et qu’il faudra  absolument continuer à la combattre sans jamais baisser la garde. Jusqu’à ce qu’elle soit déclarée définitivement vaincue.  

Tout cela pour dire que face au COVID 19 il fallait bien un plan de guerre, parce que cette pandémie est un événement sanitaire exceptionnel et grave auquel le monde entier se devait de promptement faire face pour éviter de s’empêtrer dans les bourbiers qui l’accompagnent. Ce qu’heureusement d’ailleurs, le Sénégal a compris très tôt. Et c’est pourquoi il a pu prévoir dès après les premières alertes, de renforcer les capacités de résilience sociale de ses populations, de sauvegarder sa stabilité macroéconomique et financière  et de protéger dans les domaines les plus sensibles de sa vie, les moyens d’un approvisionnement sûr en produits et denrées stratégiques. Sans un seul instant oublier qu’il ne devait absolument pas manquer de pouvoir très tôt amorcer la relance de son économie au moyen d’actes forts comme ce changement de direction que son Président de la République lui a fait effectuer en disant à ses compatriotes qu’il allait leur falloir apprendre à vivre avec le virus du COVID 19. Un tel acte ne pouvant en aucun cas, être un aveu d’impuissance ou la preuve de ce tâtonnement que de nombreux commentateurs ont eu à agiter. Puisqu’il annonçait plutôt une certaine volonté d’anticiper sur tout ce qui devait permettre de relancer l’économie nationale le plus vite possible. Et c’est ainsi qu’en murissant, cette idée a donné naissance au plan de relance de l’économie nationale qui vient d’être rendu public et qui s’articule autour de ces deux axes que sont le soutien à l’investissement et le soutien à la consommation.

Mais alors, bien que notre pays ait eu l’avantage de disposer de ce programme qui lui a permis d’organiser sa défense contre la pandémie du COVID 19 et même d’un plan de relance de son économie, disons une fois de plus qu’il ne saurait être question de se relâcher parce que le mal est toujours là. Poursuivons donc de le combattre et de prier pour qu’il disparaisse vite de partout dans le monde. Aussi, augurons que le Sénégal saura tirer des épreuves qu’il lui impose tous les enseignements qui lui permettront de mieux se protéger sur le plan sanitaire et sur le plan économique surtout. Et enfin, appelons chacun de ses citoyens à prendre conscience de la dimension de ses responsabilités mais aussi, du devoir qu’il a de savoir comment son pays est dirigé afin de pouvoir se faire librement une opinion sur tout ce qui s’y passe. Car en vérité, le Sénégal n’est pas allé à la dérive quand la pandémie s’y est invitée, parce que tout simplement, il est bien gouverné. Et il continuera d’avancer tant qu’il en sera ainsi.

CHEIKHNA CHEIKH SAADBOU KEITA                                                  

COMMISSAIRE DE POLICE DIVISIONNAIRE A LA RETRAITE




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