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DIS-MOI QUELS MINISTRES TU AS, JE TE DIRAI QUELLE AMBITION TU AS.(Thierno DIOP)

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Macky Sall accélère la cadence pour supposément résoudre la lancinante question de l’emploi des jeunes. Mais peut-il réellement faire en moins de 3 ans, ce qu’il n’a pu faire en 9 ans ? C’est facile de proclamer que l’on a créé plus de 500 mille emplois le temps d’un septennat, mais entre la fiction et la réalité, il y a un gap que la magie du verbe ne peut pas combler.
En tout cas votre serviteur peine à croire que Macky Sall attache du prix à cette question, si l’on en juge par le profil douteux de la plupart des ministres chargés de donner corps à sa ambition pour la jeunesse de ce pays. De Benoit Samb, à Néné Fatoumata Tall, en passant par Abdoulaye Diop, on ne leur connait pas de références avant leur arrivée aux commandes. On ne va pas personnaliser le débat. La bienséance à l’africaine m’interdit de disserter sur les compétences de mon « domou ndèye » l’ex-ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong, qui, à mon endroit, a servi d’élogieux services à l’amitié. Bref, ils ont été davantage des ministres pour l’emploi des jeunes de l’Apr que des ministres de la Jeunesse ou de l’Emploi tout court.
Point n’est besoin d’être expert pour savoir que seul un secteur industriel fort peut aider à créer le maximum d’emplois. Mais, quelle ambition nourrit-on pour le sort de l’industrie sénégalaise quand on confie ce département hautement stratégique à un Mouspha Diop, qui n’est fort que dans le rôle du distributeur automatique d’argent ? Quelque part il y a injustice ! M’enfin ! N’est-ce pas ce même Moustapha Diop, qu’une certaine presse a surnommé « Khalé Khaliss », qui a éconduit des magistrats de la Cour des comptes venus enquêter sur la gestion du Fonds de promotion de l’entrepreneuriat féminin ?
Toutes les politiques doivent se combiner dans une même perspective pour redorer le blason de notre industrie ! A la fin des années 60, quand il a voulu réellement sauver cette industrie qui fut des meilleures dans l’ex-UEMOA, Senghor fusionna le Plan et l’Industrie et le département fut confié au jeune Abdou Diouf. Les crises des années 70 viendront gripper la machine, en plus d’autres facteurs, qui brusqueront la mise en place du compte K2 pour promouvoir une classe d’entrepreneurs locaux. De plus, on reproduit les mêmes erreurs. « Opération maitrisards », DIRE, Asc-emploi, FNPJ, ANEJ, AJEB, « ANPEJ »…On gère des urgences, au lieu de réfléchir sur des solutions durables.
Qui trompe-t-on ? J’espère que l’on va en reparler après le ramadan !




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