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DE LA NECESSITE D’UN REEQUILIBRAGE DE NOS PROGRAMMES ET CONTENUS FACE A L’EPREUVE DE LA PANDEMIE.

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Le système éducatif sénégalais est depuis peu, dans une quête de stabilité
et de réorientation. En fait, comme une avalanche de défis, des problèmes multiples jalonnent de plus en plus son existence au point de compromettre son fonctionnement normal. La conséquence est qu’un large mouvement d’opinions s’est subitement emparé de la conscience collective, en posant, comme une ritournelle, la nécessité de réinventer cette institution dans son substratum physique et dans le principe même de sa fonctionnalité.
L’ampleur des défis et leur virulence et / ou violence renseigne à
suffisance sur la nécessité d’une conjonction d’expertises pour venir à
bout de ces difficultés. En termes plus clairs, la solution des problèmes qui assaillent notre école, commande aujourd’hui plus que jamais, une approche pluridisciplinaire.
Et le contexte de Covid 19 est là pour naturellement corroborer cet état de
fait. En fait, l’avènement de la pandémie a été un prétexte utile pour nous
renseigner sur les défaillances qui ont jusque-là gangrené la marche de
notre école vers des lendemains meilleurs. Tout cela commande, dans une optique de correction, d’analyser dans le mode de fonctionnement de cette institution et de son environnement.

Aujourd’hui, il va de soi que, pour mettre cette institution sur orbite, il
convient de réfléchir sur les intrants :

  • Infrastructures mieux adaptées pour un système à l’abri des aléas du
    moment. Il s’agira de travailler à mieux sauvegarder les éléments en rapport avec la distanciation physique et les autres commodités de tous genres.
    Au niveau des programmes, une intense réflexion doit être engagée dans
    la perspective de les alléger. A titre d’illustration par exemple : à la première étape de l’élémentaire, un
    large focus doit être fait en faveur des disciplines instrumentales telles que la lecture et la communication pour assurer l’installation de connaissances et de compétences transversales.
    La même analyse peut être appliquée au niveau du moyen secondaire où
    dans certaines activités comme HG, pour les classes de troisième, il urge
    de délester les contenus pour libérer beaucoup plus d’espace et de temps.
    Il en va de même pour la même discipline, pour les classes de terminale
    qui continuent de subir du fait des contenus surdimensionnés en terme de volume.
    Permettez-moi de soulever un problème de taille : L’intégration de
    l’informatique comme activité disciplinaire dans nos programmes
    élémentaires est devenue de nos jours une priorité.
    A cet effet, cette problématique se heurte, hélas, à l’absence, dans certains coins du Sénégal, d’un problème d’alimentation à une source d’énergie pour le fonctionnement correct des P.C.
    Cependant, il existe le solaire et nos politiques, à travers les programmes
    de constructions scolaires, doivent intégrer cette dimension : la dotation
    de panneaux solaires au niveau de nos établissements éloignés du réseau
    de la SENELEC. L’avantage est qu’à terme, toutes nos écoles rurales ne
    souffriront plus de cette tare. Il ressort de ce bref examen quelques axes programmatiques, à travers la nécessité d’une réadaptation de notre école, exposée aux assauts multiples et répétés des aléas auxquels, il n’est pas toujours facile d’avoir une maîtrise parfaite.
    Il nous faut, dès lors, revoir notre posture en intégrant les changements les plus souhaités.
    L’enseignant, en tant qu’élément pivot dans le dispositif de formation, doit également faire face, sans complaisance aucune, aux changements
    attendus. Il faut noter que la réflexion peut aller au-delà des aspects soulevés ; et que le souci qui m’habite, au moment d’aborder cet article, aura été de poser simplement les germes d’un débat fécond autour duquel toute la communauté éducative est conviée. En abordant un tel sujet, nous avons claire conscience du risque encouru, eu égard, à la valeur polémique du sujet.
    En fait, parler de la problématique de la nécessaire adaptation de nos
    contenus et programmes relève, à priori, d’un exercice périlleux voire
    risqué parce que l’environnement dans lequel nous nous situons, est très
    dynamique, très changeant. Toute chose qui, par ailleurs, laisse parfois très peu de place à une réflexion pour une réadaptation des mutations profondes qui caractérisent le système.

Serigne Falilou Seck

Chargé de la communication du CRFPE de Louga




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