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Affaire Adji Sarr/Sonko : ce terrorisme intellectuel est aussi un viol de la démocratie (Par Landing DIEDHIOU)

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Depuis l’éclatement de cette affaire Ousmane Sonko/ Adji Sarr, je me suis abstenu de tout commentaire, parce que fondamentalement convaincu qu’il s’agit d’une affaire privée. Oui, il s’agit d’une affaire de mœurs qui oppose deux citoyens sénégalais. Mais la politisation de ce fait divers et la prise de position extrémiste aux allures terroristes des souteneurs de Sonko m’interdisent à garder le silence.
Que ceux qui prédisent l’apocalypse ou le chaos dans le pays en cas d’arrestation du présumé violeur Ousmane Sonko se détrompent. Si chaos il ya, n’existe que dans leur conscience imaginaire. Le Sénégal est un havre de paix et il le sera ainsi pour toujours.
Si les membres de Pastef et ses sympathisants pensent qu’ils peuvent, avec ces nombreuses manipulations, leur marque de fabrique empêcher la justice de faire son travail, c’est qu’ils se trompent de pays ou d’époque.
La manipulation a pris beaucoup plus d’ampleurs dans cette affaire au motif prétendu par Sonko lui-même qu’il s’agirait d’un complot politique. Quel complot ?
C’est Ousmane Sonko, personne d’autre que lui qui est allé solliciter discrètement les services d’Adji Sarr dans le Salon de massage Sweet Beauty. Et cela depuis 2019, comme il nous l’a révélé à la surprise générale. Donc ce qui s’est passé à la cabine du fameux Salon, il n’y a que Sonko et Adji Sarr qui peuvent nous en dire plus. Tout autre racontar n’est que simple affabulation.
Malheureusement dans ce pays, on est spécialiste en tout. Ceux qui savent ne parlent pas ou parlent moins, et ceux qui ne savent pas parlent beaucoup et font parfois le tour des plateaux de télévision par ce que ça fait vendre et c’est dans l’ère du temps.
Ces 5 millions d’internautes qui vous suivent et qui vous font impressionner sont insignifiant par rapport aux 16 millions de sénégalais que nous sommes.
Ces affabulateurs dont le discours est dénudé de tout fondement, dès le début de cette affaire, sont allés jusqu’à annoncer la présence de la présumée victime Adji Sarr en terre européenne puis en Gambie. Que nenni ! Ils ne peuvent nullement entrainer le peuple dans leur entreprise de subversion.
Oui vous avez le droit de défendre Ousmane Sonko, mais dans le respect des lois et règlement, mais surtout dans la vérité.

Quand j’entends une certaine société civile ou certains pseudo-analystes encagoulés prétendre, sans aucune légitimé, prétendre parler au nom du peuple, ça me révolte. Comprenons-nous bien. Tout citoyen a le droit de donner son opinion sur un sujet quelconque. Mais delà, faire des extrapolations sans base scientifique, c’est inadmissible.
Ce sont ces mêmes élucubrateurs en mission d’intérêt partisan passent leur temps à insulter et parfois même menacer de mort toute opinion critique vis-à-vis de Sonko. Ce sont ceux-là même qui veulent nous faire croire que sommes dans une dictature. Il faut donc que les pouvoirs publics sévissent, sans faiblesse aucune, pour mettre de l’ordre dans le débat public.
Que Ousmane Sonko se le tient pour dit : de gré ou de force, il déférera à la convocation de la Justice. La thèse du complot qu’il ne cesse de convoquer pour se défendre n’est pas l’argument qui le sortira de cette affaire. La question ici c’est : est-ce que oui ou non Ousmane Sonko a entretenu des relations sexuelles non consenties avec la plaignante Adji Sarr ? Il va donc falloir pour cela qu’il démontre son inculpabilité devant le juge. Aucun citoyen ne peut refuser de déférer à la convocation de la justice. Ce n’est pas lui qui fera l’exception.
Je suis aussi sidéré d’entendre certains interpeller le président de la République pour lui demander d’arrêter les poursuites et pour libérer des détenus. Et ce sont les mêmes qui s’offusquent quand le président dit mettre le coud sur certains dossiers. Quel paradoxe.

Landing DIEDHIOU, Journaliste




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