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Saraya-Kharakhena: Impact du covid-19 sur les femmes en milieu d’orpaillage traditionnel.

Assise sous le hangar de sa demeure, habillée en complet dominé par le vert, Diabouding DIALLO«DIOURATIGUI» ou propriétaire de Dioura ( site traditionnel d’orpaillage), nous a reçus dans la terranga sénégalaise à Kharakhena.
Avec elle, nous avons évalué les impacts économiques et sociaux chez les femmes.
«Avant la propagation de la pandémie de la maladie A coronavirus, tout le monde se débrouiller et chacun gagnait son pain. Les femmes s’occupent de l’habillement, l’éducation de leurs enfants et les ménages se nourrissent bien. D’ailleurs, selon Diabounding, un seul Damban ou trou d’extraction de l’or, en plus de nourrir une quarantaine de personnes, peut construire une maison pour le/la propriétaire». Hélas avec l’apparition du premier cas de covid-19 dans notre pays le 2 mars 2020, les choses ont complètement changé pour ces braves dames. En effet, un décret ministériel fermait les sites d’orpaillage jusqu’à nos jours. Face à cette situation, les femmes balaient chaque jour les maisons ,des ruelles et le sable ramassé est traité, l’argent gagné permet de manger. Explique t-elle. Sur l’aide alimentaire, Diabouding, nous dit qu’effectivement, elles ont reçu des vivres mais la demande est supérieure à l’offre. Néanmoins, elle dit remercier les autorités étatiques.
Dans les explications, de Méta CISSOKHO et Aissata SIGNATE présentes chez la Diouratigui, les femmes associent agriculture et orpaillage. En fait, elles cultivent pendant les trois mois de l’hivernage et le reste du temps elles vont au Dioura(site d’orpaillage). À en croire, ces dames, l’économie est à terre à Kharakhena et la faim gagne du terrain.
Les perspectives et stratégies dégagées par ces femmes sont:
– réouvrir leur site en respectant les mesures d’hygiène édictées par les autorités sanitaires,
– octroyer un périmètre maraîcher aux femmes pour prévenir une telle calamité car ce jardin pourrait soulager la faim dans le village.
– offrir des moulins à mil, arachides aux femmes qui permettront d’atténuer leurs souffrances.
En attendant de trouver des solutions à ces stratégies développées, les femmes de Kharakhena dans le département de Saraya selon leurs propres mots vivent des moments très difficiles sans précédent, mais elles s’accrochent.

Mahamady Danfakha/sunugox

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